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"Que Dieu lui-même achève en vous
ce qu’il a commencé"

(Rituel de l’ordination)

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André Gillet : une vie donnée

  Publié le mardi 25 mars 2014 , par Françoise Girard

"Quand tu seras à la retraite, pense à moi" : depuis il est au service de la Diaconie du Var


- Cher André, voici bien des années et des mois que tu travailles d’arrache-pied pour certains projets de l’UDV, mais beaucoup voudrait mieux te connaître, quel a été ton parcours ?

- Je suis Toulonnais d’origine, j’ai donc grandi à Toulon et fait mes études au lycée Rouvière. Après mes classes préparatoires aux grandes écoles, je suis parti faire l’école des TPE puis des des Ponts et Chaussées. J’ai occupé plusieurs postes au Ministère de l’Equipement et travaillé à des projets divers de routes, de bâtiments publics et d’urbanisme. J’ai ensuite bifurqué vers les collectivités locales et exercé la fonction de Directeur général des services techniques de la ville de Toulon pendant 18 ans, avant de participer à la mise en place de T.P.M. Je suis catholique pratiquant et j’ai fait mienne cette devise du philosophe Epictète : « Que Dieu me donne la sérénité d’accepter ce que je ne peux changer, le courage de changer ce qui peut l’être et la sagesse de savoir faire la différence ». Je suis par ailleurs marié avec Danielle, nous avons deux enfants et deux petits-enfants. Il se trouve que j’ai rencontré Gilles Rebèche sur la paroisse du Sacré-Cœur, du temps du père Marcel Rouvier, il était un séminariste barbu engagé à ATD Quart Monde. Plus tard, alors que j’étais en poste à Nice, j’ai participé, à la demande du père Rouvier, à la conception technique du premier local des Amis de Jéricho.

- Depuis tu t’es beaucoup plus engagé à l’UDV…
- Gilles m’avait dit : quand tu seras à la retraite, pense à moi. Nous nous sommes recontactés en 2006 pour la réalisation du projet Providence. Cela a été un travail de longue haleine : il a fallu persuader les partenaires et mener avec eux toutes sortes de négociations, mettre en œuvre et suivre toute la réalisation de cette opération. Elle a permis de rénover l’accueil de jour de Jéricho, de transférer le Centre Départemental de l’UDV et de créer un oratoire, ainsi que cinquante-neuf logements sociaux dont certains réservés pour le Diocèse permettant ainsi à la Fraternité Saint Laurent et aux Sœurs du Bon Pasteur, de mettre en oeuvre une animation spirituelle des lieux. Cela a représenté beaucoup d’énergie sur cinq ans, mais grande à été notre récompense de voir le sourire revenir sur la figure des personnes accueillies et le respect des lieux par celles-ci. Par la suite, il y a eu le projet d’Eco-hameau solidaire Saint François sur Erymanthe à Draguignan et celui de la résidence sociale des Favières qui vient de rentrer en service. Ce dernier projet a été une course contre la montre et une course de haies ! Nous avons eu l’appel à projet le 11 juillet 2013 et une réponse à donner avant le 10 octobre 2013. Une réponse acceptée fin octobre- début novembre pour un démarrage début janvier 2014 ! Le retard de deux mois au plus est déjà un exploit grâce à tous ceux qui se sont mobilisés. Là encore les témoignages positifs de quelques accueillis sont notre plus grande satisfaction, mais il faut continuer notre effort car il reste encore bien des choses à améliorer.

- Qu’est-ce qui t’a motivé dans cet effort ?

- Au cours de ces années, j’ai essayé d’apporter ma pierre à l’édifice que construit patiemment la diaconie depuis plus de 30 ans sous la houlette bienveillante de Gilles ; ce faisant j’ai beaucoup reçu spirituellement. Mon engagement m’a permis de réaliser en profondeur deux choses : tout d’abord, on n’est pas riche de ce que l’on possède, on ne l’est que de ce qu’on donne, en écho avec la parole de l’évangile : « faites-vous un trésor dans les cieux ». La deuxième chose est dans le contact avec les plus démunis. J’ai compris que si on veut permettre de rendre la parole aux hommes et aux femmes les plus défavorisés, il faut passer du prendre de comprendre au naître de connaître. En effet, tu peux essayer de comprendre ce dont ils ont besoin, mais il est plus important de renaître avec eux, de vivre avec eux une expérience de fraternité qui grandit tout le monde.

Merci André, on compte encore sur toi !

Propos recueillis par le père Michel Denis











 
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