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"Que Dieu lui-même achève en vous
ce qu’il a commencé"

(Rituel de l’ordination)

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Août 2013 - Prière, Foi, Espérance

  Publié le lundi 5 août 2013 , par Henri Gouraud

A la gare samedi 21 juillet 2013, la messe du centenaire, a réuni 260 personnes, devant monsieur le Maire, le président du CIL, les associations provençales l’Arbanenco, les Isclo d’Or, les frère et prêtres de la paroisse et de l’Oratoire, les paroissiens, les habitants du quartier et de tout Hyères.


Bienvenue à tous les vacanciers qui nous rejoignent ce mois-ci !

Merci à tous ceux qui ont participé à ces festivités du centenaire, les gens de la paroisse et du quartier, les services de la Mairie, le CIL de la Gare, le Groupe d’Animation de la Gare, Marlena Weindel qui a repeint la statue, l’équipe de préparation du centenaire (Hélène Pissy, Nicole Bellon, Philippe Charonnet, Louis Cachon, Monique Assante, le père Carlos Santamaria), les historiens MM. Pflegger et Thollon, les motards et les voitures anciennes qui ont accompagné les reliques, les dominicains de la Ste-Baume...

Tous ceux qui ont participé aux différentes animations et célébrations, tous ceux qui ont donné à la souscription et différentes collectes. Merci, Merci, Merci.

Restons mobilisés pour trouver des financements pour la rénovation de l’église car les travaux dureront sûrement encore au moins un an.

Restons mobilisés pour la venue de notre évêque, Mgr Dominique Rey le samedi 28 septembre 2013 à 18h30 à l’église Ste-Madeleine pour honorer de sa présence et de sa prière ce centenaire de l’église du quartier.

Cette église est le fruit du désir des maraîchers de ce quartier.
Etant éloignés du centre-ville, ils voulaient recréer près de chez eux les éléments essentiels à la vie de village : une église, une école, un marché.


- En 1913 ils eurent l’église,
- en 1927 le marché,
- en 1930 l’école.

Cela a fédéré des forces pour construire toute une vie et un dynamisme autour de la Gare.
La société aujourd’hui a besoin de retrouver ces forces et cet enthousiasme pour s’attaquer aux chantiers qui nous attendent.
Mais ce n’est pas forcément facile.
Il y a des poisons, des démons qui rôdent autour de nos sociétés, de nos familles et de nos quartiers : le matérialisme, le relativisme, la résignation.

On peut combattre le premier par la prière, le second par la foi, le troisième par l’espérance.

Le matérialisme :

"Tout se consomme et tout se jette".

Le bien-être matériel est nécessaire, mais sa recherche est devenue une fin en soi, quitte à en oublier le bon-sens, la justice et le partage, qu’on soit en temps de crise ou pas.
Les soucis d’argent, de travail, de rentabilité, d’héritage, de propriété, de voisinage, envahissent et pourrissent bien des situations.
On voit le monde comme s’il était plat, en deux dimensions, horizontal, et l’on oublie qu’il y a une dimension verticale, la vie de l’Esprit, la vie divine.

Au cinéma pour passer de la 2D à la 3D il faut changer de lunettes : c’est peut-être ce qu’il nous manque aujourd’hui, changer de regard sur la réalité.
Tout ne se réduit pas au matériel : il faut remettre de l’Esprit dans tout cela.

Je suis révulsé par la loi qui vient de se voter en catimini, de nuit, sur l’expérimentation sur les embryons humains : les embryons deviennent des rats de laboratoire.

On est tombé sur la tête : on est devenu "fada", ensorcelés, envoûtés.
C’est une vision matérialiste et utilitariste du monde. Tout cela au nom du progrès et de la science : alors que la science a déjà trouvé des moyens plus performants et plus respectueux de faire de la recherche.

On a mis le spirituel et Dieu à la porte du monde et l’on se retrouve ainsi à exploiter les hommes et les petits d’hommes.

La prière, et la prière quotidienne, nous ramène à la 3ème dimension de notre monde : la verticalité de l’existence, la présence de Dieu.

Le relativisme est le deuxième poison

"Tout se vaut"... et donc rien ne vaut. On relativise les valeurs, la distinction homme-femme, le bien et le mal... et on court à l’effondrement de notre civilisation. C’est à se demander si on ne le cherche pas. Si devant un rond-point je peux indifféremment passer à droite ou à gauche, combien d’accidents ne va-t-il pas se produire ! Au nom de la "tolérance" on refuse d’affirmer quoi que ce soit : c’est tout le contraire ! Etre sûr de sa foi et la proclamer, ce n’est pas un manque de respect pour les autres, cela n’empêche pas l’écoute et le dialogue ! Je suis sûr de ma foi et capable de parler et d’écouter ceux qui sont différents de moi. Je suis sûr que le Christ est le Sauveur de tous les hommes et qu’il veut rencontrer tout homme, mais je sais respecter le chemin de chacun, et je sais que le Christ a son heure pour se révéler à chacun. Mgr Rey dans un message récent écrit : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres, qui font de l’amer le doux et du doux l’amer ». (Isaïe 5, 20). La démocratie qui fait alliance avec le relativisme éthique risque de consacrer le règne de l’arbitraire et de se transformer en un totalitarisme sournois ou déclaré... Lorsque la Loi devient inique, il faut des Jean-Baptiste capables de la dénoncer comme telle. Face à Hérode, il n’a pas craint pas de rappeler l’indissolubilité du mariage : « Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère » (Marc 6, 18). Il faut aussi des Thomas More qui, par leur attitude, n’approuvent ni ne justifient en aucune manière un acte mauvais. Soulignons la cohérence eucharistique à laquelle tous les fidèles sont appelés. Il est impossible de réduire la foi chrétienne à certaines convictions d’ordre privé. « Les hommes politiques et les législateurs catholiques, conscients de leur grave responsabilité sociale, doivent se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par les valeurs fondées sur la nature humaine. Cela a, entre autres, un lien objectif avec l’Eucharistie. » (Benoît XVI)

Troisième poison : la résignation, le découragement.

"Il n’y a plus rien à faire, tout fiche le camp... c’est le sens de l’histoire". Imaginez que Jean-Paul II ait dit cela, où en seraient les pays de l’est ? Si Mandela avait pensé cela, où en serait l’Afrique du Sud ? Quelques semaines après le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale, Pie XII écrivit une encyclique dénonçant si clairement le racisme, la guerre et le totalitarisme qu’elle fut interdite en Allemagne et que les Alliés en larguèrent des milliers d’exemplaires en allemand par avion au-dessus des villes de ce pays (alors qu’on ne dise pas cette contre-vérité que Pie XII ne fit rien contre le nazisme). Pie XII écrivait donc : "Dieu peut tout : il tient en ses mains non seulement la félicité et le sort des peuples, mais aussi les conseils humains ; et du côté qu’il veut, doucement il les incline : les obstacles même sont pour sa toute-puissance des moyens dont il se sert pour modeler les choses et les événements, tourner les esprits et les volontés libres à ses fins très hautes." (Summi Pontificatus, 20 octobre 1939). Nous croyons en un Christ vainqueur du péché et de la mort. Nous croyons qu’aucun homme n’est perdu ; tout homme, toute situation, toute société peut changer et vivre. Ne baissons pas les bras devant le délitement familial, la perte de la foi, la croissance de l’Islamisme, l’accroissement de la pauvreté. On parlait il y a trois ans de détruire l’église Ste-Madeleine et aujourd’hui on la rénove ! Contre le découragement il y a l’espérance chrétienne et l’évangélisation. Relevons la tête, retroussons les manches, prions, croyons et espérons.










 

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