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Ascensions lors de l’Ascension

  Publié le samedi 21 juin 2014 , par Emmanuel Gué

Les trois jours du weekend de l’Ascension étaient l’occasion idéale pour nos motards d’aller se dégourdir les roues sur un goudron moins méditerranéen que d’habitude. Préparée de longue date, cette petite randonnée pour 13 personnes montées sur 7 machines a été un moment unanimement apprécié. Un tour du parc des Ecrins dont voici un petit résumé.


Samedi 31 mai. Toulon-Guillestre

Rendez-vous sur le parking de la paroisse à 10h30, pique-nique paré, pour recommander notre route et nos âmes au Seigneur et prendre la route. Direction Quinson par les petites routes. Le temps est beau, la température agréable et la route bien sèche. On se régale dans les virages avant de s’arrêter pour une pause déjeuner sur les rives du lac de Quinson. Pique-nique sur les berges du lac de Quinson

Puis nous reprenons la route pour quitter le Var et aborder le magnifique plateau de Valensole, sur lequel la lavande s’apprête à fleurir. Traversée de Digne, petite routes encore jusqu’au pied du col de Vars. Là, chacun peut monter à son rythme pour atteindre la fraîcheur de l’altitude. Les marmottes nous attendent au sommet pour nous souhaiter la bienvenue dans le Queyras. La descente du col vers Guillestre, notre première étape, est un vrai plaisir. Arrivés à l’hôtel, chacun prend le temps de se détendre : douche, lecture, bavardages, promenade dans la magnifique petite ville. Le temps d’attendre que notre table se libère, nous discutons dans ces ruelles charmantes puis faisons un repas quasi gastronomique. Devant le restaurant, dans les ruelles de Guillestre

Dimanche 1 juin. Fête de l’Ascension

Si certains se sont levés tôt pour faire rugir une nouvelle fois leur moteur dans le col de Vars, la journée en commun débute par la messe paroissiale. C’est une messe de premières communions et de baptême dont nous devons nous échapper juste après la communion pour ne pas prendre trop de retard sur notre planning. Première « difficulté » sur le parcours, le col d’Izoard, grandiose avec le franchissement de la Casse déserte, peu avant le sommet. Petite pause avant d’attaquer la "Casse déserte"

Table d’orientation du col d’Izoard

Le col à peine franchi, il est déjà temps de faire halte pour se restaurer, avant de plonger vers Briançon. Pause pique-nique sur les pentes du col d’Izoard

Puis nouvelle ascension, celle du col du Lautaret cette fois, avec ses larges virages et sa foule, tant sur les routes qu’au sommet. Le groupe au sommet du col du Lautaret

Il reste encore beaucoup de kilomètres à franchir pour atteindre la vallée de Valgaudémar, et nous les faisons sous une chaleur qui devient peu à peu étouffante. Les thermomètres enregistrent jusqu’à 35°, et nous bouillons tous un peu sous nos casques et vestes de motards. Mais pas question d’abandonner ces équipements de protection. Vers 17h00, nous sommes à l’entrée de cette vallée qui plonge ses près de 30km au cœur du parc de Ecrins. La route devient de plus en plus sauvage alors que l’on longe la rivière bien gonflée par la fonte des neiges. Cascades, prairies fleuries, troupeau de moutons et passages ombragés forment le décor dans lequel nous roulons. Les derniers kilomètres sont un vrai régal, avant que n’apparaisse la majestueuse silhouette du refuge au bout de la route, au milieu de ce grand cirque. Le refuge du Gioberney, au fond de la vallée

L’accueil ici est aussi aimable et efficace que lors de l’étape précédente. Et le repas est pantagruélique. Mais difficile de renvoyer des plats à peine entamés tant on sent la gentillesse et la prévenance de ceux qui les ont préparés. Nous en profitons pour leur demander de nous fournir le pique-nique du lendemain. Nous ne roulerons pas à jeun…

Lundi 2 juin. Déjà le retour

Comme aux 24 heures du Mans, les casques sont alignés, prêts au départ. Fin prêts pour la dernière étape

C’est à regrets que nous quittons notre refuge pour faire route vers le sud.

La Séveraisse, au fond de la vallée de Valgaudémar

Passage par Gap, où la chaleur commence à se manifester à nouveau. Nous évitons les grands axes et découvrons la petite route qui traverse le village de Barles puis, après un pique-nique le long de la rivière, la clue de Barles, remarquable passage creusé par le cours d’eau entre deux falaises. Arrivés sur Digne, une erreur de pilotage nous entraîne vers Les Mées et ses pénitents, que pour une fois nous ne voyons pas que depuis l’autoroute. Gréoux les bains et Esparron seront nos dernières localités « étrangères » avant de revenir dans le Var. Une dernière halte d’hydratation bien nécessaire à Barjols nous permet de dire au-revoir à ceux qui rentrent directement chez eux. Le quarteron de résistants termine pour sa part sa course sur le parking de Sainte-Thérèse pour rendre grâce avant de se séparer.

Le trajet suivi par notre expédition

De belles images, des sensations de route exceptionnelles et surtout les liens d’amitiés tissés ou renforcés nous laissent des souvenirs inoubliables et l’envie de recommencer une telle expédition. Mais pas avant l’année prochaine. D’ici-là, un barbecue est prévu pour tous les membres du groupe des motards : partage des moments vécus cette année, bilan et préparation de l’année prochaine seront les thèmes de nos échanges de cette soirée du 8 juillet qui reste encore à écrire.










 

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