"Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire".
Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens
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Publié le mardi 16 septembre 2008 , par

Comment définir la bénédiction ? Comment nous est-elle communiquée et révélée ? Comment se présente-t-elle ?
La bénédiction, c’est la lecture du « miracle » (de l’extraordinaire) dans les choses ordinaires, considérant par là que tout nous vient de Dieu, par Lui, grâce à Lui, et que son seul désir est notre bonheur. Dieu est la source de tout don, de toute vie, de toute création. C’est en cela que Dieu nous bénit. Bénir = Dire du bien (bene-dicere) Quand Dieu bénit, c’est qu’il dit du « bien ». Et Dieu ne peut dire que du bien car il n’est que bénédiction. Réalisons cela car c’est essentiel pour nous tous : Dieu ne dira jamais de mal sur nous, mais toujours du bien car il a une vision très particulière de chacun de nous. En effet, Dieu ne nous voit que comme des hommes déjà sauvés en son Fils ressuscité. Quand je me décourage de moi-même, quand j’en viens à me mépriser, je dois me souvenir que Dieu me « bénit », il me veut toujours du bien, il dit toujours du bien de moi… Dans la Bible, la 1ère bénédiction de Dieu est dite sur l’homme et la femme, sur le couple (Génèse 1, 28) Tout le récit de la Création est « bénédiction » : « Dieu vit que cela était bon »
N’hésitez pas à relire Ephésiens 1, 3-14, l’hymne de Paul aux 7 bénédictions…
En hébreu, le mot « bénédiction » a pour racine ces trois simples lettres : brk, Le substantif Beraka (Berakoth, au pluriel) ; le verbe Barék ; l’adjectif barûk = bénédiction
Dans le judaïsme, la Beraka, est très fréquente dans la vie quotidienne et liturgique et il y a 3 occasions pour bénir Dieu :
La berakah place l’homme dans un triple rapport : à Dieu, au monde, aux hommes. Par la bénédiction, le juif reconnaît :
Dieu comme origine de toutes choses
Le monde comme un don à accueillir et à humaniser
Les hommes comme des frères avec qui on ne peut que partager le don de la terre.
Allez relire le Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 1077-1083, qui définit les 2 mouvements de la Bénédiction : Bénir est une action divine qui donne la vie et dont le Père est la source. Sa bénédiction est à la fois parole et don (bene-dictio, eu-logia). Appliqué à l’homme, ce terme signifie l’adoration et la remise à son Créateur dans l’action de grâce (n° 1078).
La bénédiction qui nous vient de Dieu, et plus exactement de Dieu-Père, est à la fois
parole et don, don inclus dans une parole (Parole et don = Esprit)
On comprend que le Livre des Bénédictions déconseille vivement de « bénir des objets ou des lieux par un simple signe de croix sans l’accompagnement d’aucune Parole de Dieu ou de quelque prière » (Préliminaires, n° 27).
Quant à la bénédiction qui monte de l’homme vers Dieu, elle est adoration [ad - orare = prier vers, en direction de, à] et eucharistie (eu - charis = bonne grâce, rendre grâce).
Le Catéchisme va plus loin, en expliquant comment « fonctionne » la bénédiction divine dans la liturgie chrétienne et dans l’économie sacramentelle : "Dans la liturgie de l’Eglise, la bénédiction divine est pleinement révélée et communiquée : le Père est reconnu et adoré comme la Source et la Fin de toutes les bénédictions de la création et du salut ; dans son Verbe incarné, mort et ressuscité pour nous, Il nous comble de ses bénédictions, et par Lui, Il répand en nos cœurs le don qui contient tous les dons l’Esprit-Saint (n° 1082).
Il y a là un double enseignement :