Eglise Catholique du Var - diocese-frejus-toulon.com

"Que Dieu lui-même achève en vous
ce qu’il a commencé"

(Rituel de l’ordination)

FR | EN | PT |
Newsletter de l'église du var




Brice Huré

  Publié le jeudi 23 octobre 2014 , par Françoise Girard

Une vie professionnelle entièrement dédiée au sans domicile fixe, c’est peu courant.
C’est ce que vit Brice Huré : aujourd’hui la résidence des Favières est son cadre de vie.


- Cher Brice, tu es chef de service aux Favières depuis son ouverture, pourrais-tu te présenter ?
- Je suis né à Toulon. J’ai passé un diplôme d’Assistant Social en 1994 à Nice, et depuis cette date, j’ai toujours travaillé avec le public des sans domiciles. J’ai commencé au SIAO-115 (service Intégré de l’Accueil et de l’Orientation). J’ai ensuite travaillé dans l’association Archaos pendant 1 an, puis au centre d’hébergement l’Etape durant 12 ans. J’ai passé ensuite le diplôme de chef de service éducatif. Je travaille pour l’UDV depuis février 2014.


- Parle-nous du projet des Favières et de son fonctionnement.
- Ce projet s’est mis en place suite au constat que les conditions sur les accueils d’urgence n’étaient plus conformes aux normes ni à l’actualité du travail social avec ce public. Il y avait une ghettoïsation de la pauvreté qui ne respectait pas la dignité humaine malgré toute la bonne volonté des salariés et des bénévoles. Cela pouvait être contre productif en terme d’action sociale. Le fondement des Favières a été de proposer des conditions d’accueil dignes, 24h/24 avec trois repas par jour, le respect de l’intimité et de l’hygiène, la sécurité morale. Il fallait assurer ces besoins élémentaires de l’être humain. Notre premier objectif a été de créer ces conditions. La deuxième phase est de travailler à des projets de vies individuels.


- Nous avons un public très hétérogène, il peut y avoir un grand précaire, un étranger en attente de papier, un jeune en rupture familiale, un sortant de prison, une personne en souffrance psychique… Un projet de vie part de la demande de l’accueilli et il s’adapte à la réalité de la situation. La mise en place de ces projets est assumée par l’équipe formée d’animateurs et d’une éducatrice, en lien avec les collègues de notre réseau UDV (Promo-soins, Logivar, les Amis de Jéricho), l’ANPAA (Association nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie), les centres d’hébergements, l’hôpital ou les administrations de droits commun. Nous sommes encore rattachés administrativement au centre Départemental de l’UDV, et au 1er janvier 2015, nous rejoindront SAT, le pôle territorial UDV de l’aire toulonnaise. Le 1er novembre doit démarrer la Maraude et le relais Sainte Musse.


- Notre objectif est de créer un climat de bienveillance des uns vis-à-vis des autres entre salariés, accueillis et bénévoles. On ne peut rien imposer, mais on travaille à un climat de solidarité. On vise aussi à l’autonomie des personnes qu’on encourage dès qu’une occasion se présente. Le fonctionnement de la maison est systématiquement discuté avec les bénévoles et les accueillis.


- Quelle est justement la place des bénévoles ?
- Ils apportent quelque chose dans la relation qui est différent et complémentaire de ce que les professionnels peuvent apporter. Au-delà des compétences, il y a une ouverture sur l’extérieur, une spontanéité dans la relation, une notion de gratuité. On essaye de travailler ensemble avec des échanges, la charte de l’UDV servant de référence à nos valeurs communes. Il faut fixer des règles claires pour comprendre où commence et où s’arrête le travail de chacun. L’ouverture des Favières n’aurait pu se faire sans certains bénévoles extrêmement dévoués.


- Que penses-tu de ton expérience ici ?
- Je suis content d’être là et d’avoir cette responsabilité. C’est une première expérience d’encadrement qui est formatrice. Le fait de travailler sur l’ouverture d’une structure, d’imaginer et de créer, est passionnant. Bien sûr, nous ne partons pas de rien, on prend la suite des hébergements d’urgence en bénéficiant de leur expérience, de leur savoir faire, grâce à une partie des bénévoles et des salariés qui ont suivis.

Nous avons d’ailleurs encore besoin de bénévoles, Il est bien pour cela de s’adresser à Marie Monoyeur, responsable du bénévolat à l’UDV.

Merci de ton témoignage, et j’espère que cet appel sera entendu !











 
Contacts | Mentions légales | Plan du site | Contributeurs | Espace privé | RSS | cef.fr | messesinfo.cef.fr | rcf.fr | webTvCn.eu | domaine-castille.fr | bonnenouvelle.fr

Conception et développement : bonnenouvelle.fr

http://www.diocese-frejus-toulon.com/Brice-Hure.html