Eglise Catholique du Var - diocese-frejus-toulon.com

"Que Dieu lui-même achève en vous
ce qu’il a commencé"

(Rituel de l’ordination)

FR | EN | PT |
Newsletter de l'église du var



Cathédrale Saint-Léonce à Fréjus

  Publié le jeudi 12 mars 2009 , par Françoise Girard

La cathédrale de Fréjus, dédiée à Notre-Dame de l’Assomption a été consacrée à une date inconnue, dont on n’a conservé que le jour, le 22 septembre. Cet édifice aux pierres de différentes couleurs, borde un côté de la place principale de la cité. Il se compose de deux nefs, d’un baptistère et d’un cloître.


Infos pratiques

- curé de la paroisse : Père José Andrade
- vicaire : Père Benoit-Philippe Peckle


_

Retrouvez tous les événements sur egliseinfo.catholique.fr




Un peu d’histoire

Origine de la construction

La date de la construction de ce bâtiment est imprécise. Les documents sont muets et seules les pierres pourraient répondre avec plus ou moins de certitude à ceux qui les interrogent.

Après l’expulsion des Sarrasins vers l’an 975 l’évêque Riculphe, qui pendant l’occupation de son diocèse résidait au monastère de Montmajour où était venue l’atteindre sa nomination au siège de Fréjus, quitta son abbaye pour venir dans le diocèse libéré, mais où les ruines s’étaient accumulées. Il commença par réédifier la cathédrale détruite, se servant de ce qui était encore debout et s’efforçant de conserver au nouvel édifice les dispositions de l’ancien. Une charte du Comte Guillaume de 990 permettrait de penser qu’à cette date l’église était rebâtie. Il ne s’agirait alors que de la nef de saint Etienne, qui devait suffire à contenir le petit nombre d’habitants de la ville. Quant à la grande nef, les opinions diffèrent. Certains pensent que Riculphe en aurait fait élever les murs, qu’il aurait simplement fait recouvrir d’une charpente de bois , remplacée au XIIème ou XIIIème siècle par une ossature de pierres reposant sur les piliers massifs dressés contre les murs. D’autres pensent que Riculphe est l’auteur de l’abside, d’autres encore émettent l’avis que cette partie de l’église ne fut relevée que bien après l’évêque Riculphe et qu’il faudrait placer vers la fin du XIIème siècle la construction de l’édifice tel que nous le connaissons. D’autres comme Aubenas estime que la grande nef a été édifiée en premier lieu et que son bas côté n’aurait été ajouté que plus tard. C’est ce qu’écrit Mr Jules Formigé le restaurateur de la cathédrale, de son baptistère et de son cloître : "le bas- côté nord, voûté en berceau avec doubleaux, semble un peu plus récent que la nef". Ces différences d’opinion font bien ressortir la difficulté d’assigner une date à ce monument.

Architecture

La grande nef porte une voûte à croisée d’ogives dont les nervures carrées tombent sur des piliers massifs. Au fond s’enfonce une vaste abside en cul-de-four précédée d’un arc triomphal.

La nef est longée par un collatéral, dit nef de saint Etienne qui servait jadis aux offices paroissiaux, alors que l’autre était destinée aux offices pontificaux ou capitulaires.

Entre la nef principale et la galerie extérieure qui sert de porche, on traverse un haut vestibule couvert d’une voûte soutenue par quatre énormes piliers, qui servent aussi de base à la tour du clocher. Cette partie de l’édifice constituerait le narthex.

Sur les piliers du vestibule s’élève le clocher qui fait face à la tour crénelée qui couvre l’abside.

Jadis la face Sud portait un cadran solaire avec une devise, disparu lors de la restauration des années 1926-1930.

Depuis sa reconstruction au début du premier millénaire, la cathédrale a fait l’objet de nombreuses restaurations. Dans le premier quart du XVIème siècle, le sol des deux nefs fut relevé, à cause de l’humidité. Le clocher fut rehaussé par une tour octogonale et surmonté d’une flèche aux carreaux vernissés, enfin le portail reçut une décoration au gothique flamboyant. Le clocher comporte quatre alvéoles qui abritent chacune une cloche : une fut donnée par Jean XXII en 1303 et baptisée Saint-Léonce. Elle est la plus volumineuse et après une refonte en 1770 elle a pu parvenir jusqu’à nous.

Au XVIIème siècle deux tribunes furent édifiées de chaque coté du sanctuaire : une pour y placer l’orgue, l’autre pour la maison épiscopale. Elles ont disparu au cours de la restauration de 1965. L’orgue actuel se trouve coté Sud de la cathédrale.

Les dépendances du bâtiment

La cathédrale comportait des dépendances, le baptistère, le cloître et le palais épiscopal.

Le baptistère est en dehors de l’église ; on y accède par une porte, au portail en fer forgé, don du cardinal de Fleury. Selon l’architecte Formigé qui en a assuré la restauration, ce monument remonterait à la fin du VIème siècle ou au commencement du Vème. C’est une sorte de rotonde de 8 mètres de diamètre couverte d’une coupole que soutiennent huit colonnes surmontées de chapiteaux corinthiens. Au centre se trouve la piscine baptismale qu’entourent quelques fûts de colonnes du ciborium qui le recouvrait. Cet édifice a été restauré en 1930.

Le cloître qu’on fait remonter au XIIIème siècle se compose de quatre galeries s’ouvrant sur une cour intérieure ; sur son pourtour se dresse une suite d’arcades gothiques aux fines colonnettes de marbre. Au-dessus de la partie centrale s’étend une nouvelle galerie, aux arcades romanes : c’est sans doute tout ce qui reste de l’ancien étage et du cloître supérieur.

Au XXème siècle, les Beaux-Arts remettent en son état primitif le baptistère, débarrassent le cloître et mettent à jour de merveilleuses colonnettes.

De 1960 à 1965 cette administration porte ses efforts sur la cathédrale elle-même en décapant les pierres et en faisant disparaître tout ce que les siècles avaient apporté de surcharges. A l’intérieur nous trouvons une rangée de stalles à la décoration sobre qui longe le pourtour de l’abside où elles furent placées en 1441 et restaurées en 1964.

Aux murs des toiles centenaires : le triptyque de sainte Marguerite, peinture sur bois de Jacques Duranti peintre Niçois (1450), le tableau de l’Assomption, un autre représentant la Sainte Famille (1561) de Saturnus Romanus. Depuis 1958, date du transfert du siège épiscopal à Toulon, l’église de Fréjus a reçu le titre de co-cathédrale.


Tout savoir sur le grand orgue de Fréjus


Consécration de l’autel de la cathédrale de Fréjus










 

Conception et développement : bonnenouvelle.fr