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"Que Dieu lui-même achève en vous
ce qu’il a commencé"

(Rituel de l’ordination)

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Auteur d’une Liturgie des Enfants


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Cinquième dimanche de Carême, année A

  Publié le dimanche 6 avril 2014 , par Chantal de la Motte

Fiche de liturgie pour le dimanche 6 avril 2014








Accueil
Chaque enfant peut dire son prénom, pour se présenter et se mettre en présence de Dieu. Jésus est là avec les enfants, comme avec leurs parents qui sont dans l’église. Nous écoutons la même Parole de Dieu que les parents et que tous les hommes du monde entier aujourd’hui. Il est conseillé de lire l’Evangile dans un missel ou un lectionnaire plutôt que sur une feuille volante. On peut demander aux enfants de venir en procession après la proclamation de l’Evangile pour embrasser la Parole (le livre ouvert), en chantant (par exemple « Que vive mon âme à te louer ! ».)

Rappel du temps liturgique
Nous sommes le 5° dimanche de carême. Dimanche prochain, c’est la fête des rameaux et dimanche d’après, Pâques. Nous avons suivi Jésus sur notre chemin vers Pâques, de dimanche en dimanche, en écoutant sa parole qui nous apprend à :
- Lutter contre le tentateur en nous appuyant sur la Parole comme Jésus l’a fait au désert.
- Gravir la montagne à la suite de Jésus : cela demande des efforts, mais en haut, Jésus est transfiguré !
- Boire avec Jésus à la source de l’amour de Dieu, comme la Samaritaine.
- Voir la lumière de Dieu en l’autre et en moi-même, se laisser guérir par Jésus comme l’aveugle.
Pendant le Carême, nous ne chantons pas d’Alléluia pour acclamer l’évangile.

Acclamation de l’évangile
"Que soit béni le nom de Dieu, de siècles en siècles, qu’il soit béni ! (bis)"
ou bien :
"O Seigneur à Toi la gloire, la louange pour les siècles !
O Seigneur à Toi la gloire, éternel est ton amour !"

Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (11, 1-45)
Un homme était tombé malade. C’était Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe. Marie est celle qui versa du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. Lazare, le malade, était son frère. Donc les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle, le Fils soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura pourtant deux jours à l’endroit où il se trouvait. Alors seulement, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples répondirent : « Rabbi, tout récemment les juifs cherchaient à te lapider et tu retournes là-bas ? » Jésus répondit …/… : « Lazare, notre ami, s’est endormi, mais je m’en vais le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il est endormi, il sera sauvé. » Car ils pensaient que Jésus voulait parler du sommeil, tandis qu’il parlait de la mort. Alors il leur dit clairement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » …/…
Quand Jésus arriva, il trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà…/…Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t’accordera tout ce que tu lui demanderas. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour à la résurrection. » Jésus lui dit : « Moi je suis la Résurrection et la Vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle s’en alla appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva aussitôt et partit rejoindre Jésus. …/…Elle arriva à l’endroit où se trouvait Jésus ; dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus fut bouleversé d’une émotion profonde. Il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Viens voir Seigneur. » Alors Jésus pleura. Les juifs se dirent : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux disaient : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du mort, lui dit : « Mais Seigneur, il sent déjà ; voilà quatre jours qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je savais bien, moi, que tu m’exauces toujours, mais si j’ai parlé, c’est pour que cette foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Les nombreux juifs, qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que Jésus faisaient, crurent en lui.

Pistes de réflexion
Cet évangile est long, donc c’est important de l’introduire en présentant les personnages principaux : Marthe, Marie, Lazare, tous trois frères et sœurs et amis de Jésus. Il faut peut-être revenir sur le récit par des questions-réponses avec les enfants.
Ce passage de l’évangile est appelé la "résurrection de Lazare", mais attention, ce n’est pas la résurrection pour la vie éternelle, avec un corps nouveau, c’est une remise en vie pour Lazare. Celui-ci devra mourir à nouveau pour ressusciter à la vie éternelle, c’est pourquoi il est plus correct de parler de la "réanimation de Lazare".
« Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour à la résurrection. » En effet beaucoup de juifs dont les pharisiens croyaient en la résurrection générale des morts. Les saducéens eux n’y croyaient pas.
« Moi je suis la Résurrection et la Vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Jésus fait ici le plus grand des miracles, car il ne vainc pas une maladie mais la mort. Jésus est donc plus fort que la mort, et par ce miracle nous invite à croire qu’il est la résurrection. Beaucoup de gens se sont mis à croire en lui après ce miracle.
« Alors Jésus pleura » Devant son ami mort, Jésus a de la peine comme nous quand nous perdons un être cher. Souvent nous sommes tentés de nous révolter contre Dieu comme s’il était responsable de la mort, mais Jésus partage notre souffrance et vient pleurer avec nous.
Au début du récit, puis juste avant la réanimation de Lazare, Jésus parle de la gloire de Dieu :
« Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
« Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
Ce miracle annonce la résurrection de Jésus qui manifestera la gloire de Dieu et qui nous ouvrira la voie de la résurrection. Cependant Jésus ne veut pas dire que la vision de la gloire de Dieu est une récompense pour le bon croyant, mais plutôt que la foi illumine notre vision du monde. Elle nous permet de voir l’œuvre de Dieu dans notre vie. Au fond, la foi est une paire de lunettes qui nous permet de voir les choses autrement. Nous croyons que Dieu n’est qu’amour et qu’il nous a sauvés de la mort. Puisque notre corps n’est pas fait pour durer, Dieu nous offrira un corps glorieux qui ne sera jamais malade. Puisque le temps sur terre est limité, Dieu nous donnera de vivre éternellement.
N’oublions jamais nos lunettes de la foi pour lire la parole de Dieu. Si nous soupçonnons Dieu d’être un dieu vengeur, qui nous punit de nos fautes et qui comptabilise nos mérites, nous risquons de passer à côté de la bonne nouvelle de l’évangile.

Source : « L’intelligence des Ecritures », MN Thabut, ed. Soceval

Activité
Coloriage du dessin.

« Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » Jean 11, 40











 
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