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Diaconia 2013 : la lavande du Var embaume

  Publié le mercredi 15 mai 2013 , par Françoise Girard

Au premier jour du rassemblement Diaconia 2013 : servons la fraternité, la basilique Saint-Pie X a embaumé des effluves du parfum de lavande fabriqué par les Dominicaines de Notre-Dame de Clarté dans le Var.
Explications avec le diacre Gilles Rebêche lui-même qui a expliqué la démarche au 12000 personnes rassemblées dans la basilique souterraine.


Introduction à la messe de l’Ascension

En entrant dans la basilique Saint-Pie X, quelqu’un nous a mis du parfum de lavande sur les mains. Cette senteur de Provence est un cadeau de bienvenue, une marque d’hospitalité joyeuse pour nous inviter à entrer dans le mystère de la Pâque du Christ Jésus que nous allons célébrer au cours de l’eucharistie.

Le parfum de lavande a plusieurs propriétés : il désinfecte les plaies, purifie l’air, détend et relaxe. Nous espérons tous que ces trois jours de Diaconia 2013 auront les mêmes vertus pour notre Eglise et notre société : puisse le service de la fraternité désinfecter les plaies de la violence, de l’exclusion, de la misère et de la discrimination ; puisse-t-il purifier l’air de nos communautés encombrées de peurs, de fatalisme et de découragements, puisse-t-il détendre et relaxer nos relations pour retrouver les mots de la simplicité, de la tendresse et de la confiance comme nous y invite chaque jour notre bon pape François.

La lavande pousse difficilement et elle n’intéresse pas beaucoup les producteurs économiques. Elle nous rappelle que le service de la fraternité pousse lui aussi difficilement mais qu’au bout du compte le parfum qui en est extrait est un des plus vifs et des plus reposants pour l’âme et le corps. Préparons-nous à entrer dans cette belle célébration de l’Ascension, revigorés en cette fin de journée par cette bonne odeur de lavande, en redisant dans notre cœur la prière de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : « Attire-nous Seigneur, nous courons à l’odeur de tes parfums ».

Dans les évangiles, on nous raconte l’histoire d’un parfum répandu sur la tête et les pieds de Jésus par une femme dont on ignore le nom. Ce geste inouï, inattendu, a surpris les témoins de l’évènement et les apôtres eux-mêmes, à tel point que deux évangélistes, Saint Marc et Saint Mathieu, font dire à Jésus : « Partout où sera annoncé l’évangile on fera mémoire de ce qu’a fait cette femme ».

Et bien, si nous aussi, nous avons été surpris en entrant dans cette basilique, d’avoir été accueillis avec un parfum de lavande, nous savons maintenant que nous avons fait mémoire en ce premier jour du rassemblement de Diacona 2013 du geste éloquent de cette femme, car aujourd’hui « La Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres ».

La femme au vase d’albâtre contenant un parfum précieux est l’image de tous ceux et celles dont on se détourne, comme s’ils sentaient mauvais, mais qui possèdent en eux une richesse incroyable d’amour et de dons qui ne sait pas toujours comment s’exprimer. En faisant voler en éclats le vase d’albâtre qu’elle va briser pour répandre le précieux parfum, cette femme fait voler aussi en éclats les préjugés et les jugements qui dans nos communautés et nos groupes empêchent les plus pauvres et les plus fragiles, de nous faire respirer le parfum de l’évangile. Ici à Lourdes, Bernadette Soubirous en est le plus beau témoignage.

Le geste de cette femme est celui d’une vraie charité… une charité qui ne calcule pas… une charité qui ne retient pas, une charité qui préfère l’excès de la relation plutôt qu’une aumône sans relation. « J’aurais beau donner tous mes biens aux pauvres, s’il me manque la charité, je ne fais rien ».

La charité, comme le parfum, crée une ambiance de bien-être et de fête. Elle exhale de la joie et du bonheur. Sans cela, ce n’est pas la charité du Christ, ce n’est que de la condescendance et de la bonne conscience.

Dans les évangiles de Marc et de Mathieu, cette scène, racontée comme un cahier des merveilles, se déroule chez Simon le lépreux ; Jésus y a organisé une table ouverte du partage. Et quand on accueille Jésus chez soi, il ne vient jamais seul. Il est accompagné de tous les blessés de la vie. Grâce au geste de cette femme, Jésus permet à ses disciples de comprendre que le sens des choses ne se comprend pas qu’à leur valeur marchande. Ce qui a le plus de prix c’est d’abord le geste d’amour. Ce qui a de la valeur, c’est de croire fermement que la mort, et toutes les épreuves qui vont avec, n’ont pas le dernier mot.

Jésus admire le geste de cette femme. A quelques heures de sa Pâque, c’est probablement elle qui lui inspire le geste du lavement des pieds, comme geste de service et de respect, pour nous redire comme vivre ensemble dans la fraternité.

Nous voici mis au parfum, frères et sœurs ! Entrons donc dans cette liturgie eucharistique où, en ce soir de l’Ascension, Jésus redit à son Eglise et au monde entier : « Et moi, je suis avec vous, au milieu de vous comme Celui qui sert, jusqu’à la fin du monde ».

Puissions-nous accueillir cette promesse comme un parfum de grand prix qui vient embaumer nos cœurs et toute notre vie !

« Accueille Seigneur, en ce jour Mon désir de te servir Je t’offre ce que je suis Ta Grace me suffit Je ne demande rien d’autre afin de vivre selon ton évangile Uni à toutes celles et ceux qui dans la Diaconie de ton Eglise cherchent à faire ta volonté »

Gilles REBECHE











 

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