"Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire".
Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens
Publié le vendredi 1er octobre 2010 , par

Bruno Prangé, Directeur diocésain de l’Enseignement Catholique, a rédigé dans la circulaire "Vendredi" le texte suivant qui mérite d’être largement diffusé.
En prenant connaissance du calendrier d’année, vous aurez peut-être été intrigués par la « Mission 2011 » de mars prochain à Toulon. Nous avons sans doute déjà été interrogatifs devant ces croix ou ces statues de la Vierge Marie que nous rencontrons dans des villages et villes de France, qui portent la mention « Mission – telle année ».
Monseigneur Rey, qui était présent lors de la réunion de rentrée des Chefs d’établissement, le 26 août dernier à l’Institution Saint-Joseph La Navarre, a pu expliquer ses objectifs et ses attentes en faisant une telle proposition. Il a d’abord rappelé que la mission est inhérente à la nature de l’Église. L’Église reçoit du Christ lui-même cette mission de porter l’Évangile aux nations. Or, Monseigneur Rey faisait remarquer qu’il n’y a pas d’évangélisation durable et profonde tant que la mission ne rejoint pas la tâche éducative. Ainsi, les établissements catholiques d’enseignement sont concernés par cette mission d’une double façon, tout d’abord parce qu’ils tirent leur raison d’être de la mission même de l’Église et d’autre part parce qu’ils sont des lieux d’éducation.
Cette « Mission 2011 », qui durera une semaine, a donc pour but de sensibiliser les chrétiens à leur responsabilité, de les aider à conscientiser l’importance et l’urgence de la mission, à percevoir que le chrétien ne peut pas ne pas être missionnaire. Les paroisses, les communautés, les établissements catholiques sont donc invités à s’associer à cette « semaine missionnaire intensive ». Certes, la volonté de notre Évêque n’est pas de réaliser un événement qui serait comme un « coup d’épée dans l’eau ». Il s’agit d’aider chaque chrétien et chaque communauté à mieux réaliser « la nécessité d’un engagement plus clair, plus radical dans l’annonce de la foi ».
Monseigneur Rey nous invite donc à nous demander « comment mieux honorer notre identité catholique, sans complexe et sans fanfaronner ».
Concrètement, cette semaine missionnaire concernera les doyennés de Toulon (je reviendrai dans un prochain éditorial sur les aspects plus pratiques) et donc les établissements catholiques de ces secteurs.
Mais cela n’empêche pas les autres établissements de s’associer à cette démarche.
La première lecture, que nous entendrons à la messe de rentrée ce soir est comme un écho à la proposition de notre Évêque. Entendons sans habitude ces paroles "Frères, si j’annonce l’Évangile, je n’ai pas à en tirer orgueil, c’est une nécessité qui s’impose à moi ; malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! Certes, si je le faisais de moi-même, je recevrais une récompense du Seigneur. Mais je ne le fais pas de moi-même, je m’acquitte de la charge que Dieu m’a confiée. (…) Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns" (Première lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens 9, 16-22).
Et c’est parce que je n’annonce pas l’Évangile de moi-même, que j’ai à me convertir petit à petit au Christ, dans toutes les dimensions de ma vie. Saint-Paul, dans la suite du texte, nous rappelle que les athlètes s’imposent « une discipline sévère » pour une couronne de lauriers qui va se faner. Nous pouvons donc réaliser, par comparaison, les efforts que nous avons à faire pour lutter contre nous-même et contre tout ce qui nous éloigne de Dieu et de nos afin que notre annonce de l’Évangile ne soit pas un contre témoignage.
Heureusement, nous comptons sur la miséricorde de Dieu et non sur nous-même pour nous réformer !
Bonne année missionnaire à chacun de nous ! Bruno PRANGÉ