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Faites-moi rire !

  Publié le mardi 12 mars 2013 , par Falk Van Gaver

Par la Mouche du Coche

« Les gens prennent toujours un air sérieux quand ils disent des mensonges. Le sérieux de nos dirigeants, ces derniers temps ! »

Osamu Dazai dans Soleil Couchant, 1947


C’était en 1947 mais nos dirigeants apparaissent toujours aussi sérieux… Le mensonge est partout : de la crise financière contre laquelle tous les gouvernements assurent lutter sans jamais toucher aux règles de la finance internationale, du mariage homosexuel qui se répand et pour lequel on nous certifie, comme pour le PACS, que ça n’ira pas plus loin, jusqu’à la pétition au CESE jugée irrecevable (surtout par Matignon).

Après tout cela, et j’en passe, pas de quoi jouer les surpris en trouvant du cheval dans des lasagnes au bœuf.

Il faut dire qu’on en a laissé passer des mensonges sans rien dire, tous ces petits riens insidieux qui nous préparaient au règne de la théorie du Genre. Je pense par exemple à cette idée que nous avons tous une part féminine et une part masculine en nous. Comme si un homme ne pouvait pas avoir une sensibilité virile. Ou une femme une force toute féminine pourtant. L’infernal, car mensonger, mélange des genres a commencé avec des arguments de ce type.

Dans le même style, on nous accuse, nous, cathos ou tout le moins attachés au principe de la vie, d’avoir créé de toutes pièces le traumatisme de l’avortement. Eh bien moi j’accuse tous les lobbys pro PMA/GPA/clonage etc… d’avoir créé de toute pièce le traumatisme de l’enfant non-désiré pour mieux mettre en place leurs délires désincarnés ; Ils ont accusé les siècles où acte d’amour et procréation étaient totalement liés, je les accuse de les avoir totalement dissociés. Mille lois contraires votées à l’unanimité n’y suffiraient pas : de l’amour jaillit la vie. Libre à eux de s’exténuer à faire en sorte que non. De toute façon, tôt ou tard la vie reprend ses droits. Je leur laisse sans regret leur vaine lutte puérile à refuser de prendre la vie comme elle vient, tel un enfant qui sans cesse reconstruit son château de sable, naïvement enfermé dans sa certitude de vaincre la marée.

Nos dirigeants sont trop sérieux. Et nous, nous sommes déphasés, abrutis de divertissements télévisés et de loisirs, incapables de nous trouver un vrai chef. Quelle ironie, après Coluche candidat en 87, après le clown élu maire de Reykjavik en 2010, voilà l’amuseur Beppe Grillo qui bouscule l’élection législative italienne… On est devenus un peu neuneus en fait. Dans le classement (douteux) des personnalités préférées des Français, 19 sont issues du showbiz. Ils nous font rire ou chanter, on les kiffe, les voilà nos nouveaux maîtres à penser, nos modèles, que l’on porte stupidement au pouvoir. C’est un peu la faute aux hommes politiques en place me direz-vous à juste titre. Mais il est quand même étonnant qu’une société soit aussi peu capable de faire émerger de véritables chefs animés du sens du bien commun, au point qu’on élise des clowns. Et il me semble que nous sommes nombreux à nous interroger sur notre prochain vote. Jouerons-nous l’ironie comique ou l’entêtement à croire que ceux qui sont déjà là depuis toujours auront changé ? Entre la peste et le choléra, il doit y avoir une troisième voie…

On lit ici et là que c’est quand même formidable ce qui se passe en France, qu’il y a un réveil catho, qu’enfin la voix de l’Eglise se fait entendre et qu’enfin elle se défend. Certes. Cela dit l’Eglise n’est pas là pour se défendre mais pour se répandre. Elle n’est pas là pour être une nouvelle force d’opposition toute politique, mais pour être une force de proposition toute spirituelle. Sans aucun doute, si nous mettions autant d’entrain à signer des pétitions qu’à simplement dire qu’on est catho au boulot par exemple, nous n’aurions pas besoin du CESE pour avancer et nous participerions mystérieusement au terreau social dans lequel poussent les vrais chefs.

A l’heure où l’Eglise n’en a plus et dans l’attente joyeuse et confiante d’un nouveau, la mission simple et quotidienne couplée à la prière sont sans doute les meilleurs paravents contre le souffle de l’esprit du monde que nous pouvons offrir au Conclave.

La Mouche du Coche, mdr











 
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