"A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis. Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui." Martin Luther King
Selon un sondage Ifop publié le 22 mars dans La Croix, 65% des catholiques pratiquants estiment (...) Lire +
Yann de Rauglaudre

24 octobre 2007
Yann de Rauglaudre
J’aime pas le mois de novembre !
C’est comme ça, depuis que je suis tout petit. Le froid s’installe, les jours diminuent, le repos estival s’efface des mémoires.
J’aime pas les conflits sociaux…
C’est comme ça, depuis que je suis resté bloqué des heures sur un quai de gare. Les revendications, les manifestants, les râleurs de tous poils… m’énervent.
J’aime pas les homélies trop longues… J’aime pas les chants… J’aime pas les gens qui sont là…
Ce "j’aime pas" est un refrain largement partagé qui alimente la morosité si caractéristique dans notre pays mais aussi dans notre Eglise. Et pourtant… si on change de regard avec l’éclairage de l’Evangile, le SDF devient un frère à secourir, l’homme politique un serviteur de la nation, son curé comme celui qui a donné sa vie à l’Eglise, son voisin comme son prochain.
Alors j’aime ! Je bannis de mon vocabulaire, de mes discussions le négatif pour privilégier le positif. C’est certainement un moyen de porter du fruit.
"Voyez comme ils s’aiment !" … ne serait-il pas identique à "Voyez comme ils sèment !" ?
Une chose est sûre, et le dossier du mois du prochain numéro du mensuel Eglise de Fréjus-Toulon (n° 112 - novembre 2007) en sera une belle illustration : la charité en acte porte du fruit en abondance.
"Le mois de novembre commencera par une messe chantée par tous les défunts de la paroisse"
"par" au lieu de "pour" et la phrase prend un tout autre sens !
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