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"Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement
des paroles qui lui furent dites
de la part du Seigneur"

Saint Luc (chapitre 1, verset 45)

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27° DIMANCHE ORDINAIRE

"... Que le Dieu de la paix soit avec vous..."

  Publié le dimanche 5 octobre 2014 , par Père Thierry Galant


Saint Paul semble quand même expéditif dans les solutions qu’il propose aux problèmes.

Jésus nous demande de travailler à sa vigne. Et quasi pour rien, pour tout rendre à la fin.

Et Saint Paul nous dit : « ne vous inquiétez de rien »

On pourrait se dire : ’il faut savoir... !’

Alors, on se demande ce que signifie cette vigne et ce que signifie ce travail de la vigne ?

Car enfin, on se doute que Jésus n’est pas un recruteur de Pôle- emploi, et que cela doit aller beaucoup plus loin que de se mettre au service d’une mission humanitaire ou même d’apostolat.

Le travail, le travail.... ne serait-il pas essentiellement un retournement de cœur, un chemin de conversion, pour lequel Dieu nous fournit tous les moyens de faire du bon travail.

.

« Heureux les pauvres », nous dit Jésus, ça veut dire que le travail, il est là.

Et que Dieu nous donne les moyens d’être pauvre. Ce n’est pas au- dessus de nos forces d’être pauvre, le cœur avide d’être aimé mais heureux.

Dieu peut nous permettre de vivre cela : dépouillé mais comblé.

« Heureux les artisans de paix ». Ça veut dire que Dieu peut nous donner les moyens d’apaiser notre cœur.

« demeurez en moi » dit Jésus, voilà un travail qui peut passer par des conversions éprouvantes, mais Dieu nous le permettra si nous lui en prions.

« que ma joie soit en vous et qu’elle soit parfaite »

Comment vient-elle cette liberté ?

On ne sait pas, mais Dieu nous en donne les moyens.

C’est là que saint Paul nous dit : ’ne vous inquiétez de rien’

« Que le Dieu de la paix soit avec vous »

La vigne, ne serait-elle pas le chemin vers la simplicité du cœur dont parle saint Paul ?

Le véritable travail auquel Jésus nous appelle : celui de notre paix intérieure.

De cette simplification de nous-mêmes.

Comme le disait saint Vincent de Paul : « si on ne travaille pas à notre vie intérieure, on manque à tout ».

Jésus est plus catégorique encore :

Si on se désintéresse de cette paix que Lui, donne, elle sera donnée à d’autres.

Par contre, si on se tourne vers ce projet de toute une vie, on découvre que le travail de la vigne de Jésus, c’est le plus ardu.

Celui de laisser tomber notre stress, les problèmes qui envahissent notre horizon de vie lourds de matière, notre santé, nos difficultés de famille, nos tensions affectives.

Nous voulons si difficilement travailler à la simplification de notre vie....

. « ne vous inquiétez de rien », alors que l’esprit du monde nous souffle insidieusement : ’complique les choses »

« les choses sont compliquées, complique les encore plus. Tu existeras ! »

Combien de pauvres gens sont programmés ainsi par leur éducation :

’tu seras vainqueur si tu gruges les autres et si tu joues la dissimulation. Certains se sentent vivre quand les problèmes s’accumulent.

Que de politesses ou de paroles qui ne sont que fausse-monnaie. Qui ne trompent personne, en plus !

Que de problème nous nous fabriquons ou que nous recherchons... jusqu’au moment où ils nous dépassent . Il ne reste plus qu’à nous présenter en victime.

Notre pauvre âme... elle ne s’en sortira pas !

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Tout l’Évangile, toute la Bible, saint Paul, saint Jean appellent une simplification.

On aime jouer à l’arroseur arrosé.

Il suffirait de n’être arrosé que par la grâce divine. Mais c’est trop simple !

Oui, c’est simple mais il est plus facile d’être candidat au burn-out.

Car ce qui commence par un jeu de tromperie des autres finit,de soi, par l’épuisement.

Alors que ce qui vise la paix du cœur à travers notre fragilité, finit dans la force de l’esprit.

Évidement, le travail de la vigne, c’est l’acceptation de notre vulnérabilité.

A travers quelques épreuves, bien sûr. La persécution parfois... Au début, on peut avoir mal au dos, mais ce travail de la vigne nous permet de poser la pierre angulaire : La paix qu’on ne trouvera jamais hors de nous, si on ne la travaille pas en nous.

Si notre vie reste compliquée, ou si elle se complique encore plus, frères et sœurs, c’est un signe que nous nous écartons du dessein de Dieu sur nous. Rien de bon ne peut en sortir.

C’est vrai, il faut avoir du courage de la joie... Mais la Présence de Jésus nous hisse dans la simplicité, jusqu’à la vérité des êtres, et de nous-mêmes.

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Et c’est cela le chant du Bien-aimé pour sa vigne que le prophète Sophonie reprend avec ses mots :

« Ne crains rien, Sion, Ton Dieu mettra son plaisir et sa joie en toi ;

dans son amour il gardera le silence... »

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Voilà, Seigneur, ce que nous t’offrons volontiers comme produit de ta vigne. C’est si simple : la paix et le silence de notre cœur, avec Toi.










 

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