Eglise Catholique du Var - diocese-frejus-toulon.com

"Je désire que le premier dimanche après Pâques soit le dimanche de la miséricorde"

(Petit Journal de sainte Faustine, n° 299)

FR | EN | PT |
Newsletter de l'église du var



ASCENSION

"Pourquoi regardez-vous vers le Ciel.."

  Publié le jeudi 14 mai 2015 , par Père Thierry Galant


Nous sommes donc revenus d’un pèlerinage qui m’a semblé merveilleux sur les pas de Jésus.

Il serait plus juste de dire que nous sommes allés sur les pas des apôtres.

Nous ressemblions à ces apôtres et ces femmes pendant le temps d’après Pâques où Jésus était présent par intermittence dans les lieux qu’il avait fréquentés.

Dans les évangiles Jésus apparaît 10 fois.

Cinq fois le premier jour, et cinq autres fois plus tard, à Thomas, sur la plage du lac de Tibériade, en Galilée, à table et enfin le jour de l’Ascension.

Il y a eu d’autres apparitions que Saint Paul mentionne dans l’épître aux Corinthiens. Jésus qui apparaît à plus de 500 frères à la fois et à Jacques.

C’est ce temps de recherche de signes tangibles que nous avons expérimenté pendant 10 jours pour goûter à la promesse de Jésus : « je vous reverrai et votre cœur se réjouira et votre joie nul ne pourra vous la ravir »

Approcher le plus possible des traces de celui qu’on aime, c’est un mouvement naturel. On a besoin de voir, de toucher, de respirer le même air.

On ne peut plus saisir les pieds de Jésus ressuscité au petit matin dans le jardin des oliviers. Mais on peut goûter l’eau de la fontaine à laquelle Jésus lui-même a bu, comme à Jéricho par exemple.

Et il vient une émotion à la fois de présence et une émotion d’absence.

.

La même qu’ont vécue les disciples, hommes et femmes, pendant 40 jours après Pâques.

Attente, maladroite peut-être, que ce qui nous manque, que Celui qui nous manque n’est pas très loin.

A chaque détour du chemin, les apôtres espéraient le voir.

D’une certaine façon, nous aussi.

.

Qu’est-ce que l’Ascension ?

On peut dire que c’est le départ de Jésus vers un lieu qui convient à sa gloire.

Jésus est venu soulever la poussière des chemins d’Israël et il l’a fait.

Nous aussi.

Mais Jésus appartenait essentiellement à la gloire du Ciel.

Et ça c’est notre désir, d’entrer dans ces délices de la présence divine, qui titillent le fond de notre âme.

.

Mais oui, c’est gênant ce jeu de présence et d’absence calculées par Jésus.

On aimerait tant trouver un état stable pour notre cœur.

Etre en prière et garder le contact

Etre en chemin et garder le chemin.

Etre en communion comme nous l’avons été pendant cette semaine entre nous et avec ceux qu’on aime, avec la paroisse aussi.

Et rester en communion.

.

Rester en émotion, rester en liberté, rester avec Jésus.

Rester... rester...

Ne pas lâcher l’expérience du frémissement du cœur.

Et Jésus, sévère pour notre délicatesse sensible nous dit :

« Il vaut mieux que je parte. Vous ne me verrez plus, je serai vers mon Père, et ce sera mieux pour vous, parce que cela va vous permettre d’approfondir votre amour et je vous prépare une place meilleure, près de moi.

Votre joie sera complète.

Vous approcherez une réalité plus réelle, davantage ancrée dans l’Esprit saint, plus directe et intense.

Là où est ton trésor, là est ton cœur. Et ce trésor il est dans le ciel de ton cœur, perle invisible à tous.

Quand on dit que Jésus est descendu du Ciel, ce n’est pas par une échelle ou en parachute, mais c’est parce que qu’il s’est fait petit avec les petits hommes que nous sommes.

Il s’est fait terrestre sans perdre sa divinité, bien sûr.

Et quand il rejoint le Ciel, à l’Ascension, c’est pour reprendre tout son état de gloire divine qu’il est venu semer au fond de notre cœur. Et pèlerinage ou pas pèlerinage (mais un pèlerinage ça aide tellement) ce qui importe c’est de saisir cette graine glorieuse au fond de nous. .

D’une certaine façon, heureusement qu’il y a eu l’Ascension, sinon la terre entière se retrouverait actuellement en Israël pour voir le

Sauveur ressuscité, lui parler, se faire guérir.

Ça créerait encore des problèmes politiques...

Le monde entier convergeant vers cette terre bénie par Dieu pour profiter de ses miracles.... Mais cessons de rêver...

Dieu nous est tout proche et nous appelle au meilleur de nous- mêmes,

si nous prenons les moyens habituels que L’Église nous offre

pour faire grandir, par notre amour, la présence de Jésus

et pour apaiser, par notre foi, son absence.










 

Conception et développement : bonnenouvelle.fr