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Cathédrale Sainte-Marie à Toulon

  Publié le vendredi 3 août 2007 , par Père Alexis Wiehe

L’église cathédrale de Toulon est dédiée à l’Assomption de la Sainte Vierge. Elle est aussi connue sous les titres de Sainte-Marie et de Notre-Dame de la Seds. Avant la Révolution elle était la seule paroisse de la ville.


Infos pratiques

- curé de la paroisse : Père Alexis Wiehe

- Lien vers le blog de la cathédrale

Retrouvez tous les horaires des célébrations sur egliseinfo.catholique.fr

Un peu d’histoire

L’édifice que nous connaissons remonte au milieu du XVII° siècle ; il a été précédé sur le même emplacement, mais dans une orientation différente, par un autre, difficile à dater. Cependant Toulon, qui au V° siècle, était le siège d’un évêché avait certainement une cathédrale. Une charte dont l’authenticité est contestée, mais qui contient quelques parcelles de vérité, attribue au Comte Gilbert la construction d’une église en 1096. Cette église après des restaurations, serait parvenue jusqu’au XVII° siècle.

C’est en 1654, que commença la construction de la cathédrale actuelle. Au lieu de démolir l’ancien édifice, ses trois nefs servirent pour édifier les trois premières travées de la nouvelle construction. L’église du Moyen-âge était tournée vers l’Est, les deux autres travées vers le Nord. L’église moderne eut un axe tout différent : le porche qui s’ouvrait là où se trouve la chapelle de la Croix, s’ouvrit dès lors vers le Sud.

Les travaux durèrent cinq ans et furent achevés en 1659. Le 27 avril 1661, deuxième dimanche après Pâques, Mgr Pierre de Pingré, évêque de Toulon, consacra la nouvelle cathédrale à laquelle il conserva son ancien titre de Notre-Dame de la Seds ou du Siège. En 1688 Mgr de Chalucet fit prolonger la chapelle de la Vierge qui mettait l’édifice en l’état où nous le voyons actuellement.

Dimensions

Cette église de 50 mètres de long, est constituée par trois nefs d’inégale largeur comprenant cinq travées. Ces nefs portent une voûte à croisée d’ogives. L’ogive a supplanté le plein cintre, qui était le style dominant de l’ancienne église. La particularité de l’édifice actuel c’est la largeur des nefs qui sont différentes. La grande nef se termine par un chevet plat. Le chœur est vaste, de forme rectangulaire. Ses murs ont reçu en 1864 des fresques représentant Moïse et Elie et sur les côtés les douze apôtres. Elles sont l’œuvre de Ludovic Bonifay, peintre seynois.

Sanctuaire

C’est par un large escalier qu’on accède au sanctuaire, au milieu duquel se dresse un autel plat qui a remplacé en 1961 celui de 1864. De l’ancien autel il reste un bas-relief intégré à l’autel actuel. Le chœur est entouré de stalles également exécutées par Sénéquier comme l’abat-voix de la cathèdre. C’est la "cathèdre", siège depuis lequel l’évêque préside les célébrations, qui donne à l’édifice son nom de cathédrale.

La chaire a été réalisée par Sénéquier en 1829. Les statuettes et le médaillon représentant saint Augustin sont dus au sculpteur toulonnais Louis Hubac, maître sculpteur de la Marine. Dans cette chaire de grands orateurs sacrés se sont fait entendre : Lacordaire, Félix, Didon, Monsabré, etc.

Orgue

La tribune a reçu un grand orgue, installé en 1851 par la maison Frédéric Junk de Toulouse. Il a été entièrement rénové en 1965.

Chapelles

Les chapelles contiennent beaucoup d’œuvres d’art parmi lesquelles : l’ensemble sculptural en stuc et marbre qui constitue l’autel du Corpus Domini. Cette œuvre est due à Christophe Veyrier, neveu et élève de Pierre Puget, qui remplaça le retable en bois de noyer que le célèbre artiste avait sculpté, et qui fut détruit en 1681 par un incendie. Sur les murs de cette chapelle sont suspendus deux grand tableaux attribué au peintre Van Loo, "Le triomphe de l’Eucharistie" et le "sacrifice de Melchisédech". Au-dessus de ces tableaux a été placée une sculpture en forme de bas-relief, qui fut extraite du maître-autel de 1746 lors de la réalisation de celui de 1863.

La chapelle de la Vierge est ornée d’un beau retable, elle contient aussi quelques toiles de valeur, ‘’L’annonciation’’ de Puget (1650) – ‘’La Vierge au Carmel’’ de Damery-Walter (1664) – ‘’L’adoration du Saint Sacrement’’ de Jacques Voltaire (1745). On peut voir aussi une magnifique statue de la Vierge en bois doré, due au sculpteur Vian de Pignans, qui l’exécuta en 1838.

La chapelle de saint Joseph, qui n’est autre que l’abside de l’ancienne cathédrale, abrite une toile de Pierre Puget représentant "Saint Roch priant pour les pestiférés".

Dans la chapelle du saint Cœur de Marie (ou chapelle sainte Anne), on remarque une autre toile de Puget "La vision de saint Félix de Cantalice", cette œuvre avait été exécutée pour l’église des Capucins, mais après la révolution, elle fut donnée à la cathédrale.

La cathédrale dispose de deux autres chapelles, l’une dite de la tombe des évêques et l’autre dédiée à saint Cyprien. Situées en bas de la nef, elles se font face.

Vitraux

Les anciens vitraux détruits au cours de la guerre 39-45 ont été remplacés par des verrières de facture plus moderne qui laissent davantage passer la lumière. Un des inconvénients de cette église est la pénombre, qui ne peut être dissipée par les petites ouvertures en forme de demi-cercle, surmontant chaque travée à une trop grande hauteur.

Extérieur

Au dehors, la façade de style renaissance fut élevée en 1696, sous l’épiscopat de Mgr de Chalucet. Dégradée au cours de la période révolutionnaire, elle fut restaurée en 1816. A l’extrémité est de cette façade, s’élève à 36 mètres le clocher édifié en 1737. Il abrite quatre cloches et porte à son sommet une cage en fer pour la cloche de l’horloge.

A l’autre extrémité se dressait la fameuse tour de Fos qui porta l’horloge jusqu’en 1822, date à laquelle elle fut abaissée.

Contre le porche, à gauche on peut encore lire une inscription provenant d’un tombeau que dame Sibille fit élever en 1239 à son père Gauffridet Seigneur de Toulon, à sa mère Guillaumette et à son mari, Gilbert des Baux.

Au cours de son existence trois fois centenaire, cette église a été touchée par les coups de la guerre, sans gravité. Pendant le siège de 1707 quelques boulets de canon l’atteignirent ; pendant la révolution, en 1794 les deux statues qui décoraient le fronton de la façade furent abattues ; enfin en 1944, au cours d’un bombardement, une bombe percuta un angle du clocher ne causant que des dégâts minimes.

L’église-cathédrale Sainte-Marie de la Seds qui avait été dépossédée de son titre de cathédrale lors de la Révolution, le recouvra après un siècle et demi, quand en 1958, le siège épiscopal fut transféré de Fréjus à Toulon.


Les photos qui accompagnent cette présentation sont tirées du fascicule de la Cathédrale Notre-Dame, Toulon.









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