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Dans les années 1960-70, la tendance générale en France est de constituer des séminaires interdiocésains. L’idée semble bonne en soi, mais dans la pratique elle se heurte à un problème épineux : celui du gouvernement d’une institution soumise à plusieurs évêques. Celui qui n’est encore que le père Joseph Madec a fait l’expérience de cette difficulté et estime que le bon fonctionnement d’un séminaire exige qu’il dépende d’un seul évêque. Devenu évêque de Fréjus-Toulon, Mgr Joseph Madec, fort de cette conviction, décide la réouverture du séminaire diocésain en faisant confiance à la Providence pour trouver des candidats et un encadrement. Il demande au père François Bouttin de créer, pour débuter, une année de Propédeutique.
Le premier souci, du nouveau supérieur, est de chercher des pères spirituels et d’inviter les séminaristes à bien enraciner leur vocation dans l’oraison. Il doit aussi constituer un corps professoral digne de ce nom. Il estime, à juste titre, qu’un séminaire diocésain doit proposer des cours de qualité : cela impose de faire appel autant que possible à des spécialistes dans chaque discipline. Comme il ne trouve pas facilement ces spécialistes sur place, il n’hésite pas à faire venir des professeurs pour des sessions d’une semaine. Il repère, aussi, des séminaristes capables de devenir professeurs à leur tour et les envoie se former dans différentes universités. Devenu supérieur en 1994, le père Philippe Le Pivain bénéficie de ces efforts et veille au maintien et au développement du corps professoral. Tout ceci étant mis en place il a pu se préoccuper de la question suivante : comment aider les séminaristes dans leur travail personnel ?
Le nouvel évêque, monseigneur Dominique Rey a à cœur de prolonger et d’amplifier ce qui a été entrepris par son prédécesseur. Il n’hésite pas à ouvrir largement le séminaire aux candidats des communautés nouvelles. Le souci de père Arnaud Adrien, le nouveau supérieur, est de maintenir une unité entre des groupes assez divers. Il y parvient en accentuant la dimension spirituelle et apostolique. Mais l’exigence intellectuelle n’a pas diminué. Un certain style semble caractériser notre "studium" un solide enracinement dans la tradition, une grande docilité vis-à-vis du magistère, une attention aux problématiques contemporaines et tout cela pour que les prêtres et, à travers eux, l’Eglise annoncent l’Evangile avec un zèle renouvelé.