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Homélie de la fête du Baptême du Seigneur 2015

  Publié le jeudi 22 janvier 2015 , par Philippe Roy

Par le baptême, nous participons à la victoire du Christ sur le péché et sur la mort.

Qu’ai-je fait de mon baptême, suis-je fidèle aux promesses de mon baptême ?


Le baptême de Jésus dans le Jourdain, au seuil de sa vie publique ; la mission qu’il confie à ses apôtres d’évangéliser et de baptiser tous les hommes : « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez- les au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés » (Matt.28, 19-20) ; l’évocation par Jésus de sa Passion comme d’un baptême dans lequel il doit être plongé afin de ressusciter à une vie nouvelle ; les paroles du Christ à Nicodème sur la nécessité de cette nouvelle génération donnée par le baptême : « Ce qui est né de la chair n’est que chair, ce qui est né de l’Esprit est esprit »…

Tous ces enseignements de l’Evangile nous invitent à réfléchir sur l’importance du sacrement du baptême et nous posent les questions : « le baptême est-il si important qu’il est nécessaire d’être baptisé pour parvenir au Royaume des cieux ? » ; « que nous apporte vraiment le baptême ? » ; « Dieu ne nous aime-t-il pas tous, baptisés ou non ? » ; « pourquoi baptiser les petits enfants et ne pas attendre qu’ils décident plus tard ? »…

Il est bien difficile de répondre de façon exhaustive à toutes ces questions délicates en quelques minutes d’homélie, nous avons là matière à plus d’un « entretien du jeudi ».

Pour amorcer une réponse, il importe de rappeler que, suite au péché originel, la nature humaine a été blessée, abimée. Par conséquent, l’homme ne vient plus au monde dans cet état d’innocence dans lequel Dieu a créé nos premiers parents au Paradis terrestre : nous ne sommes pas plus des saints, mais des pécheurs et donc nous n’avons plus accès au Royaume des cieux pour lequel Dieu nous a créés.

La Nativité de Jésus que nous venons de fêter nous rappelle que le Seigneur vient nous sauver : « pour nous les hommes et pour notre salut il descendit du ciel ». C’est justement le baptême qui nous apporte le salut, qui nous fait « enfant de Dieu », « nouvelle créature  » (2Cor 5,17 ; Gal 6,15), qui nous plonge dans la mort et la résurrection du Christ.

De même que le Christ fut immergé dans les eaux du Jourdain et en ressortit lors de son baptême ; de même qu’Il fut immergé dans la mort le Vendredi Saint et en ressortit glorieux pour sa Résurrection ; de même les eaux du baptême sont pour nous le signe concret et efficace de notre propre immersion dans la mort et la résurrection du Seigneur. Par le baptême, nous participons à la victoire du Christ sur le péché et sur la mort ; par le baptême, la vie divine nous est donnée, gratuitement, et ce cadeau est le germe d’une vie nouvelle (Rom 6,4) qui doit s’épanouir en sainteté, à l’image de la vie de Jésus.

Le baptême, c’est comme une petite graine de sainteté qui est mise dans notre âme et qui doit s’épanouir en une merveilleuse fleur de sainteté ! Bien sûr, cette graine du baptême a besoin de soleil pour pousser, d’eau également. Il faut préserver la jeune pousse des ronces qui l’envahissent, des limaces qui viennent la manger, sinon la fleur sera abimée ou ne verra jamais le jour.

C’est là tout notre travail d’éducation chrétienne et de sanctification. Si cette graine de foi, d’espérance et d’amour de Dieu n’est pas cultivée par une solide vie spirituelle, elle mourra étouffée par les ronces du péché. Si cette graine n’est pas nourrie par le terreau d’une bonne connaissance de la Parole de Dieu, elle périra ou se transformera en mauvaise herbe, en ivraie. Comme l’horticulteur met tous ses soins à cultiver les jeunes pousses afin qu’elles s’épanouissent, de même notre premier souci doit-être de cultiver la grâce reçue au baptême. Trop de chrétien meurent spirituellement de n’avoir pas cultivé le don du Saint baptême.

Si Notre Seigneur Jésus-Christ se fait baptiser dans le Jourdain, ce n’est pas par nécessité car le Christ n’est pas touché par le péché quel qu’il soit. Par son baptême, le Seigneur vient purifier, sanctifier les eaux de notre propre baptême. Jésus nous donne l’exemple, nous montre l’importance primordiale de ce sacrement : les cieux ouverts, lors du baptême du Christ, signifient que son efficacité vient d’en haut et que, par le baptême, le Royaume des cieux nous est ouvert.

En ce jour où nous célébrons le baptême du Seigneur, posons-nous la question : qu’ai-je fait de mon baptême ? Suis-je fidèle aux promesses de celui-ci ? Des personnes risquent leur vie pour être baptisées (pensons à Joseph Fadelle).

Puisse toute notre vie terrestre faire fleurir ce don inestimable de Dieu pour la vie éternelle.

Amen.










 

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