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Homélie du 21ème dimanche du temps ordinaire 2015

  Publié le mardi 25 août 2015 , par Philippe Roy

Ne nous y trompons pas, nous avons un véritable travail à faire sur nous-mêmes si nous ne voulons pas, à l’image des auditeurs de Jésus, quitter le Christ « qui a les paroles de la vie éternelle ».


Avec l’Evangile de ce jour, nous terminons le grand discours de Jésus sur le « Pain de Vie » (Saint Jean chapitre 6), enseignement sur la vertu de Foi et sur l’Eucharistie : « En vérité, en vérité je vous le dis : celui qui croit en moi a la vie éternelle… celui qui mange ce pain vivra éternellement ». Dans ce passage, nous avons les réactions des auditeurs du Christ et celles-ci sont très critiques vis-à-vis de l’enseignement du Seigneur : « Cette parole est dure ! Qui peut l’entendre ?...ses disciples récriminaient à son sujet ».

Cependant, malgré ces violentes critiques des auditeurs, et leur abandon du Seigneur, Jésus ne change pas son enseignement ! S’il y avait eu un malentendu sur la réalité de son corps et de son sang contenus dans la Sainte Eucharistie, le Pain vivant, Jésus aurait pu rectifier, préciser, adoucir son propos et ainsi conserver ses fidèles, avoir une synagogue bien remplie, mais il n’en est rien, le Christ persiste et signe, quitte à rester seul, ou presque, comme au Calvaire.

Cependant mieux vaut rester uni au Seigneur avec le petit nombre que séparé de Lui avec la majorité ; comme dit Saint Pierre : «  Seigneur, à qui irions –nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle  ».

Cet enseignement de Jésus, aujourd’hui comme hier, comme il y a deux mille ans, rencontre toujours l’obstacle de notre manque de foi, de notre manque de confiance en ses paroles. Aujourd’hui comme hier la voix du monde nous fait murmurer, « récriminer à son sujet ».

A un journaliste qui l’interrogeait : « Si l’on fie au miroir du réseau médiatique international, on constate qu’il n’est pas rare que vos prises de position soient nettement, voire violemment, contestées, surtout dans le domaine de la morale. L’Eglise n’est-elle pas dépassée par l’évolution des mœurs ? », le Pape Jean-Paul II répondait : « Puisque le monde court dans cette direction (libération des mœurs), on a l’impression que l’Eglise recule ou plutôt, que le monde s’éloigne. Ainsi le monde d’aujourd’hui s’éloigne du Pape et de l’Eglise… Les média ont habitué les différents groupes sociaux à n’entendre que ce qui caresse les oreilles…Lorsque la vraie doctrine est impopulaire, il n’est pas permis de rechercher la popularité au prix d’accommodements faciles. L’Eglise doit faire face en répondant sans se dérober à la question : Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »

Ne nous y trompons pas, nous avons un véritable travail à faire sur nous-mêmes si nous ne voulons pas, à l’image des auditeurs de Jésus, quitter le Christ « qui a les paroles de la vie éternelle ».
Tout d’abord, un travail de réflexion et de formation en matière religieuse et éthique car nous sommes devenus bien souvent des analphabètes en la matière, ayant du mal à rendre compte de ce dont nous vivons, ou essayons de vivre.
Ensuite, il nous faut entretenir notre foi. Notons que l’acte de foi n’est pas un saut irrationnel dans le vide. Jésus, dans l’Evangile, avait préparé ses auditeurs à un tel acte, par la sainteté de sa vie, par son enseignement, par ses nombreux miracles, par son accomplissement des prophéties de l’Ancien Testament. Il était donc raisonnable de croire en Jésus, encore faut-il accueillir le don de la foi.
Et puis, cette foi, pour rester vivante et grandir, doit être nourrie. Il faut que l’homme emprunte quelque chose à l’immutabilité et à l’éternité de Dieu pour persévérer ; il faut que l’homme vive de la foi divine pour rester fidèle à sa foi, fidèle à l’amour que Dieu lui porte. C’est en marchant avec Jésus, c’est en écoutant Jésus, c’est en priant avec Jésus, c’est en mettant en pratique l’enseignement de Jésus, c’est en posant des actes de foi successifs en Jésus que Simon, le pécheur galiléen, va devenir cette Pierre inébranlable sur laquelle le Christ va édifier son Eglise.

Puisse ce passage de l’Evangile être pour nous l’occasion de nourrir notre foi, de nous abreuver aux paroles du Christ. Puisse notre attrait du monde, du nombre, ne pas aveugler notre esprit, ne pas nous éloigner de la vérité du Seigneur parce que nous éloigner du Vrai, du Bien ne constituera jamais un progrès.

Amen.










 

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