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Homélie du 4ème dimanche de Pâques , du "Bon Pasteur" 2015.

  Publié le samedi 2 mai 2015 , par Philippe Roy

Les vocations sont un don de Dieu à demander sans cesse. Il faut avant tout prier le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.


Dimanche dernier, l’Evangile (Emmaüs) se terminait par l’envoi des disciples en mission dans le monde entier, afin que le Christ soit connu et aimé, et qu’ainsi les hommes soient sauvés. Nous voyons, dans la première lecture d’aujourd’hui, la détermination de Saint Pierre à annoncer le Christ et à affirmer cette nécessité puisque : «  En dehors de Jésus, il n’y a pas de salut. Et son nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver » .

C’est pourquoi, l’Eglise nous demande de prier instamment pour les vocations, et en particulier pour les vocations sacerdotales puisque, si tout chrétien doit rayonner sa foi et la répandre, le prêtre, lui, représente le Christ au milieu de son peuple.

En ce dimanche du “Bon Pasteur”, quatrième dimanche de Pâques, l’Eglise nous invite donc à redoubler notre prière à l’intention des vocations des prêtres, question d’une actualité brulante en notre occident.

Je ne voudrais pas revenir aujourd’hui sur le manque cruel de vocations sacerdotales dans notre pays, même si la situation de notre diocèse est, à cet égard, atypique, parce qu’on peut toujours se lamenter sur le manque de personnel, sur le manque de dévouement dans une association de bienfaisance quelle qu’elle soit : c’est dommage mais … « les temps sont durs », mais « on se débrouillera bien »… et puis en plus si ça ne paye pas bien, si on ne peut pas se marier, si il n’y a pas de perspective d’avancement, alors à quoi bon !
Ce sont les réflexions qui m’étaient faites par mes camarades de régiment quand, séminariste, je faisais mon service militaire : « Tu fais quoi dans le civil ? »- « je suis séminariste pour devenir prêtre » - « Ah bon ! » - « Tu gagnes combien ? » - « Mais alors les filles ? » - « Et puis avec toutes ces études tu vas monter ? »
Pas facile d’expliquer les choses, mais il y a là un témoignage que quelque chose, ou plutôt quelqu’un vaut plus que tout cela, vaut plus que ce que le monde peut proposer.

La vraie question est : qu’est-ce qu’un prêtre ?

Si je parle rentabilité matérielle, mieux vaut faire du commerce ; si je parle considération du monde, mieux vaut faire de la politique (encore que …) ; mais si je parle d’apporter l’amour de Dieu dans le monde pour sauver les âmes, alors non seulement ça vaut le coup d’être prêtre, d’être l’intendant du Seigneur pour que les hommes parviennent au Paradis, mais cet amour de Dieu comblera d’une joie profonde le cœur du prêtre, le rendra intimement heureux plus que ne peut le faire l’assurance d’un gros revenu, d’une bonne position sociale et même du légitime plaisir qu’apporte le bonheur d’un bon mariage.
Le prêtre, c’est comme le canal de l’amour de Dieu pour le salut du monde ; c’est, en quelque sorte, le prolongement de l’incarnation du Christ qui agit par le ministère de ses prêtres. Il ne faut pas chercher dans le prêtre d’abord un animateur social, ni un metteur en scène de cérémonies liturgiques, vous risquez d’être déçu, ni même un spécialiste en conseil mais le prêtre doit être avant tout un homme de Dieu apportant Dieu dans le monde afin que la Seigneur soit aimé ici-bas et pour l’éternité.

Cela se fait, comme nous le rappelle le dernier Concile par les trois fonctions du prêtre : enseigner la parole de Dieu et sa mise en application, gouverner comme un bon pasteur le peuple chrétien qui lui est confié et sanctifier les âmes, tout particulièrement par les sacrements du pardon des péchés et de l’Eucharistie.

Très certainement en écoutant les média, vous avez entendu des publicités pour les assurances. Il est important d’être bien assuré : assurances auto, domicile, sport, décès (ce qui ne vous empêche pas de mourir)…Il y a cependant une assurance pour laquelle je n’ai jamais entendu de publicité c’est celle pour le Royaume des Cieux. C’est pourtant, à coup sûr la plus importante, celle dans laquelle il faut investir, rentable à cent pour cent ; et pour cette assurance il faut des prêtres.

« Qu’elle est belle la vocation ayant pour but de conserver le sel destiné aux âmes  » disait Sainte Thérèse de Lisieux et toute sa vie au Carmel a été offerte pour la sanctification des prêtres.

Dieu appelle toujours (il n’y a pas de doute), Saint Jean Bosco pensait même qu’un jeune sur trois était appelé par le Seigneur pour le servir dans la prêtrise ou la vie religieuse, la vie consacrée qui s’adresse aussi bien aux femmes qu’aux hommes, mais l’écoutons nous ? Répondons-nous avec générosité à cet appel ? Le salut éternel des âmes et la joie d’être heureux de faire le bien ont-ils encore un écho chez nous aujourd’hui ? Je suis sûr que OUI !

Il faut nous poser la question de la vocation sacerdotale ou de la vie consacrée, et si cela n’est plus d’actualité pour nous-même qui sommes déjà engagés dans une autre voie, le mariage par exemple, posons-nous la question de savoir si nous avons vraiment recours au prêtre pour notre vie spirituelle (les prêtres s’usent quand on ne s’en sert pas) et si nous aidons à l’éclosion de vocations par nos difficultés offertes au Seigneur et par nos prières. Sommes-nous prêts à offrir avec reconnaissance au Seigneur l’un ou l’autre de nos enfants si Il le demande ?

« Oui, disait Saint Jean-Paul II, le jeudi Saint 2004, les vocations sont un don de Dieu à demander sans cesse…Il faut avant tout prier le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. C’est la prière, accompagnée par l’offrande silencieuse de la souffrance, qui est le moyen primordial et le plus efficace de la pastorale des vocations  ».

« Courage les jeunes, disait-il encore, le Christ vous appelle et le monde vous attend ».

Amen.










 

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