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Homélie du 6ème dimanche de Pâques 2015

  Publié le mardi 19 mai 2015 , par Philippe Roy

Il y a tant à accomplir pour faire connaître et aimer Dieu dans notre monde que personne, d’une façon ou d’une autre, ne peut être au chômage


L’évangile de ce dimanche prend place dans l’entretien intime de Jésus avec ses apôtres lors de la dernière Cène, le jeudi Saint au soir.

Sachant que son “heure” , celle de la Passion, arrive, le Christ cherche à imprimer dans le cœur de ses disciples l’essentiel de son enseignement, il fait en quelque sorte son testament :
« Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres ».
Cet amour se réalise dans l’observation des commandements :
« Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour »,
et le sommet de cet amour c’est le don de sa vie :
«  Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime  »,
c’est ce que le Christ réalisera quelques heures plus tard par la Passion et la Croix.

Cette vie donnée par amour, à laquelle le Seigneur nous invite, peut aller jusqu’au martyr. Pensons à ce couple de chrétiens pakistanais brulé vif dans un four il y a quelques semaines, pensons à ces vingt-et-un pères de famille égyptiens égorgés parce que chrétiens, pensons à ces milliers de martyrs inconnus des média qui meurent ces temps-ci à travers le monde pour rester fidèles au nom de Jésus.

Le Pape Benoît XVI dans son exhortation apostolique sur l’Eucharistie (Sacramentum Caritatis § 85) nous rappelait cette réalité contemporaine du martyr : «  Aujourd’hui encore, les martyrs, en qui se manifeste de manière suprême l’amour de Dieu, ne font pas défaut à l’Eglise. Même quand l’épreuve du martyr ne nous est pas demandée, nous savons bien que le culte agréable à Dieu requiert en profondeur cette disponibilité et qu’il trouve sa réalisation dans le témoignage joyeux et convaincu, devant le monde, d’une vie chrétienne cohérente dans les milieux où le Seigneur nous appelle à l’annoncer ».

Nous ne devons pas, nous ne pouvons pas mettre entre parenthèses cette réalité du témoignage suprême : notre participation à l’Eucharistie nous y engage. La Messe n’est-elle pas l’actualisation du sacrifice du Christ, du don de sa vie au Père par amour pour nous les hommes ? Communier au corps du Christ n’est-il pas s’offrir, corps et âme, à l’amour du Seigneur, à l’image de ce qu’il fait pour nous ; nous ne pouvons répondre à l’amour infini de Dieu que par l’offrande totale de nous-même.

Il reste que si le Seigneur n’invite pas tous les chrétiens au témoignage suprême, il nous appelle tous à la mission. Benoît XVI, dans le même texte § 84, disait : « Nous ne pouvons nous approcher de la Table eucharistique sans nous laisser entraîner dans le mouvement de la mission... La tension missionnaire est donc constitutive de la forme eucharistique de l’existence chrétienne  ».
J’ouvre, ici, une petite parenthèse : le rayonnement de notre vie chrétienne, le témoignage missionnaire que nous devons donner est tellement constitutif de notre participation à la Messe qu’il lui a donné son nom. En effet le mot « messe » vient du latin « missa » qui veut dire « envoyé ». « Messe » est le même mot que « mission ». A la fin de l’office le prêtre envoie les chrétiens rayonner le Christ qu’ils ont fréquenté par l’Eucharistie : « Ite missa est » dit’ il. Sens qui n’est pas rendu dans la traduction française.

Cette annonce du Christ, ce rayonnement de l’amour du Seigneur se fait par l’observation des Commandements nous rappelle Jésus ; il se fait par le bon accomplissement de nos devoirs, par une sérieuse vie de prière ; il se fait également par notre engagement dans la société : nous sommes invités à faire pénétrer l’Evangile dans le monde qui nous entoure, à faire connaître et aimer le Christ par un engagement concret, tant il est vrai que l’amour du Seigneur cherche à se répandre car l’amour est fécond. Il y a tant à accomplir pour faire connaître et aimer Dieu dans notre monde que personne, d’une façon ou d’une autre, ne peut être au chômage.
A ce propos, et sans exclusivité aucune, tant les façons peuvent être diverses, je rappelle que vous êtes invités à sortir à la rencontre des ollioulais lors de la prochaine petite mission paroissiale de la Pentecôte. Nous irons les 21 et 23 mai au matin inviter les ollioulais à venir prier la Sainte Vierge lors de la procession le 23 mai au soir et lors du récital le 25 au soir. Le Pape François, à la suite de Jean-Paul II et de Benoît XVI, ne répète-t-il pas souvent qu’il nous faut sortir pour annoncer le Christ mort et ressuscité ?

D’une manière ou d’une autre rappelons-nous le mot de Saint Jean-Paul II à propos de la nouvelle évangélisation :

« Il n’est permis à personne de ne rien faire ».

Amen.










 

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