Eglise Catholique du Var - diocese-frejus-toulon.com

"Que Dieu lui-même achève en vous
ce qu’il a commencé"

(Rituel de l’ordination)

FR | EN | PT |
Newsletter de l'église du var



devenir prÍtre faire un don nouveaux articles
Accueil du site > Eglise du Var Paroisses > Paroisses > Ollioules - Saint-Laurent > Une paroisse en prière > Homélie pour la Fête-Dieu, fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du (...)

Homélie pour la Fête-Dieu, fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ 2014.

  Publié le mardi 24 juin 2014 , par Philippe Roy

Le respect et l’adoration du Saint-Sacrement sont l’expression de notre foi en la présence réelle du Christ dans son sacrement .



La fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, la Fête-Dieu, que nous célébrons aujourd’hui vient raviver notre foi en cette grande vérité de Jésus-Christ réellement présent dans le sacrement de l’Eucharistie :"...ma chair est la vraie nourriture et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi je demeure en lui", nous dit notre Seigneur Jésus -Christ dans l’Evangile.

C’est pour vivifier notre foi et notre amour en "Jésus-Eucharistie" que l’Eglise, chaque année, célèbre de façon particulièrement solennelle le Saint-Sacrement et nous invite également à organiser une procession en son honneur.

Je voudrais vous raconter une petite histoire vraie qui s’est déroulée dans un village avant la dernière guerre.
Un soir, un incendie se déclare dans l’église, les villageois accourent, certains commencent à combattre le feu, d’autres évacuent le mobilier de l’église... mais voilà, monsieur le curé est absent et le Saint Sacrement est dans le tabernacle, que faire ?
Le sacristain, averti, apporte la clef du tabernacle, mais ne veut pas prendre le ciboire contenant les hosties consacrées : " je n’en suis pas digne" dit-il... Et les autres hommes présents se récusent également : "nous ne pouvons faire cela".
"Allons chercher le maire", dit quelqu’un..."Pas possible", dit le maire, "je ne suis pas assez pur"... Et tous de décliner leur indignité de porter le Saint-Sacrement.
Un homme dit : "allons chercher le petit Jean, le fils du boulanger, il vient de faire sa première communion".
Sitôt dit, sitôt fait : Jean, 7 ans, arrive, est hissé pour atteindre le tabernacle, ouvre celui-ci et, très respectueusement, prend le ciboire pour le mettre en lieu sûr.

Peut-être trouvons nous l’attitude de ces personnes un peu timorée : quand il y a urgence, il y a urgence ! Pourquoi tant d’hésitations et de questions quand le temps presse ?
Peut-être, oui... Mais nous avons là un remarquable exemple de respect envers le Saint-Sacrement, de la conscience de ces personnes en la réalité de Jésus-Eucharistie et leur propre indignité.

Jésus, Dieu fait homme est là en personne au milieu de nous ; nous pouvons le prier, l’adorer, lui parler, le remercier, lui dire tout ce que l’on peut dire à Dieu i.e. tout, absolument tout ce que nous avons dans le cœur.

Le Saint curé d’Ars disait :"il n’y a rien de plus beau que l’Eucharistie. Si on savait comme est belle l’Eucharistie, on en mourrait d’amour" .

Oui, le Saint-Sacrement, c’est Jésus, vivant et ressuscité, le même qui est né à Bethléem il y a deux mille ans et qui est maintenant auprès de notre Père céleste. C’est lui, mystérieusement mais bien réellement, qui est présent dans l’Eucharistie...Ce n’est pas banal, ce n’est même pas extraordinaire, c’est divin.
Et l’on comprends que les villageois aient eu quelques scrupules à retirer le ciboire du tabernacle.

Alors bien sûr, si le Christ vient à nous dans l’Eucharistie, c’est pour que nous nous approchions de Lui. De même quand le Fils de Dieu s’est fait proche de nous en se faisant l’un de nous, notre frère, en naissant de la Vierge Marie, de même et plus encore peut-être, il se fait proche dans l’Eucharistie afin que nous puissions le prier , l’adorer, être simplement avec lui.

Le Saint curé d’Ars, avant de passer ses journées au confessionnal, les passait à prier silencieusement dans son église face au tabernacle.
Si le Seigneur a institué le sacrement de l’Eucharistie c’est pour nous faciliter l’accès à sa personne, à sa grâce, à ses bienfaits, encore faut-il le reconnaître et le respecter pour bénéficier de ses secours.

Ne sommes nous pas passés d’une attitude , peut-être trop scrupuleuse, à une méconnaissance pratique de la réalité de l’Eucharistie ? Comment grandir dans la foi et l’amour du Christ si nous ne prenons pas de temps face à Lui, avec Lui, si nous passons à côté de Lui ou si nous négligeons de préparer notre cœur quand nous communions.
Comment se fait-il qu’il y ait si peu de confessions pour le nombre de communions ?

Nous ne recevons pas nos invités avec de la vaisselle sale, faisons de même avec le Seigneur pour notre cœur ! Si nous avons commis une faute grave, la confession est nécessaire avant de pouvoir communier.
Le premier respect, le premier acte d’amour que nous devons avoir envers Jésus-Eucharistie, c’est celui de ne pas le profaner.

Le respect et l’adoration dus à l’Eucharistie ne sont pas les résidus d’une piété antique et obsolète, ni même une question de mode ou une option facultative, un petit plus pour chrétiens engagés, quand on aura le temps, à la retraite... Non , le respect et l’adoration du Saint-Sacrement sont l’expression de notre foi en la présence réelle du Christ dans son sacrement, notre foi étant fondée sur les paroles de Jésus lui-même :
"Ceci est mon corps, ceci est mon sang" .

Jésus-Eucharistie, c’est ici-bas, sous les voiles du sacrement, le centre de notre vie, avant de le contempler, sans voile, dans l’éternelle lumière.

Amen.



----

Merci de ne pas reproduire sans un accord préalable et sans citer la source par la publication d’un lien explicite au site










 

Conception et développement : bonnenouvelle.fr