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Homélie pour la fête de la Toussaint 2014

  Publié le samedi 15 novembre 2014 , par Philippe Roy

La sainteté n’est pas réservée à quelques-uns, à Mère Térésa, au Bienheureux Paul VI, aux religieuses ou aux moines, non la sainteté est une nécessité qui s’impose à chacun de nous !


Si nous voulions caractériser l’homme sur cette terre, nous voulions en quelque sorte le définir, nous pourrions dire que l’homme est un « assoiffé de bonheur ». Tous, en effet, nous cherchons le bonheur de mille façons, nous cherchons le bonheur le plus grand possible, un bonheur qui nous comblerait. Nous avons ce désir d’être parfaitement satisfaits.
Cette quête, cette recherche de bonheur est, en effet, inscrite au plus profond de nous-même car Dieu, qui est infiniment heureux en lui-même, a créé l’homme à son image et à sa ressemblance, c’est à dire qu’Il l’a créé par amour et pour l’amour, pour le bonheur qu’il est lui-même.
Cette tension constante de toute notre personne vers son épanouissement bienheureux vient donc de Dieu et ne sera parfaitement apaisée qu’en Dieu, dans le Paradis où le Seigneur nous appelle à le rejoindre, à vivre de son intimité divine.
Comme disait Saint Augustin : « Tu nous as fait pour Toi Seigneur et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en Toi », c’est-à-dire dans le bonheur du Ciel.

Cette fête de tous les Saints que nous célébrons en ce jour nous rappelle que notre véritable bonheur n’est qu’en Dieu, que ce désir intense d’aimer et d’être aimé ne se réalise pleinement que dans le Seigneur, au Paradis. Cette fête de tous les Saints nous montre que “c’est possible” , que si Dieu a mis ce désir infini de bonheur dans notre cœur c’est pour le combler et le combler de façon surabondante car Dieu dépasse nos pensées, nos désirs et notre imagination.
Cette fête de tous les Saints rappelle que, qui que nous soyons, il y a une place pour nous auprès de Dieu : « je pars vous préparer une place », nous dit Jésus dans l’Evangile. La femme adultère, Zachée, Marie-Madeleine, le larron… tous sont parvenus au Royaume des Cieux après avoir demandé pardon au Seigneur, après avoir changé de vie en saisissant cet amour divin en la personne de Jésus Christ.

Bien sûr, nous sommes pécheurs, nous ne méritons pas le Ciel, mais la Toussaint nous montre que, malgré les difficultés, les tentations, les chutes et les épreuves de toutes sortes, la grâce de Dieu fait des merveilles moyennant notre bonne volonté ; car « rien n’est impossible à Dieu ».

Si donc la Toussaint est la fête de la Charité, de la joie de tous les élus comme nous le rappelle les béatitudes, elle est aussi la fête de l’Espérance. En effet les saints du Ciel non seulement jubilent de bonheur en présence de Dieu, crient leur joie d’être au Paradis mais ils nous appellent, ils nous invitent à les rejoindre, ils prient pour nous. Ayant subi les mêmes tentations que nous, ils sont un encouragement à ne pas baisser les bras, mais à se confier à la miséricorde divine.

La sainteté n’est pas réservée à quelques-uns, à Mère Térésa, au Bienheureux Paul VI, aux religieuses ou aux moines, non la sainteté est une nécessité qui s’impose à chacun de nous !

Dieu seul est le véritable but de notre vie, le véritable bonheur qui nous comblera et qui donne son sens à notre passage sur cette terre ; nous devons donc orienter toute notre vie, tous nos actes vers l’acquisition de ce Bien.
Autrement dit, la sainteté n’est pas une option pour notre vie, elle est une nécessité, car être saint, c’est vivre de la vie de Dieu, de sa grâce, en se rapprochant toujours davantage du Seigneur, jusqu’à sa rencontre dans l’au-delà.
Ne pensons pas qu’il faille accomplir des miracles pour être Saints, cela est réservé à quelques-uns, mais il faut s’efforcer de bien accomplir notre devoir quotidien conformément à la volonté de Dieu, comme Sainte Thérèse de Lisieux, et cela nous le pouvons.
Chez nous, si nous voulons de belles fleurs, nous semons au printemps des graines dans le jardin et ces graines vont germer et s’épanouir pour l’été. De même par le baptême, le Seigneur a semé en nos cœurs sa vie divine, il faut maintenant la laisser germer, l’arroser et lui donner du soleil pour qu’elle grandisse, qu’elle se développe, qu’elle s’épanouisse en donnant de merveilleuses, d’éclatantes fleurs de sainteté.

La sainteté est le développement normal de la grâce de Dieu reçue au baptême ; nous avons donc tous le potentiel, les facultés pour devenir Saint ! « Tous les fidèles du Christ sont donc invités et obligés de poursuivre la sainteté et la perfection de leur état propre » nous rappelle le concile Vatican II.

En ce jour où nous fêtons tous les Saints, réjouissons-nous de leur joie et prions tous nos frères des Cieux de venir à notre aide, de nous rendre ou d’augmenter en nous cette espérance du Paradis.
Puisse le désir du Ciel être toujours présent notre esprit et nous conduire sur ce chemin de sainteté au terme duquel nous rejoindrons le Seigneur et tous les élus du Paradis.

Amen










 

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