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Homélie pour la fête du Christ Roi de l’univers 2014

  Publié le samedi 29 novembre 2014 , par Philippe Roy

Pour être sûr d’un jugement favorable, obéissons à notre avocat, le Christ. Pardonnons pour être pardonné, réconcilions-nous avec nos proches quand il y a dispute, faisons le bien concrètement, soyons apôtre, missionnaire car « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits… c’est à moi que vous l’avez fait ».


Lisant cette semaine l’Evangile du “jugement dernier” que nous venons d’écouter, je me faisais cette réflexion : pourquoi n’entendons-nous pas (ou presque pas) parler du jugement de Dieu dans nos églises ? Pourquoi avons-nous peur d’en parler, d’en entendre parler ? Peur d’être « mal vu » ? Peur que l’on se détourne de nous (comme les juifs qui se détournaient de Jérémie, faute d’entendre ce qui leur « caressait les oreilles » ) ?

Je me souviens que, dans une paroisse où je passais, tous les textes de l’Evangile parlant du jugement de Dieu étaient entre parenthèses dans le livre des lectures pour la messe.
Et pourtant, paradoxe, nous avons une soif immense de justice. C’est tellement vrai que les tribunaux n’arrivent plus à suivre.
Combien de brouilles dans les familles, entre amis, entre voisins pour des injustices dans les héritages, les délimitations de terrains, les magouilles diverses, ou simplement pour avoir dit des paroles qui ne sont pas justes. Nous demandons alors des excuses, des réparations, nous demandons justice.

Des psychologues disent (je ne sais si c’est vrai) que la majorité de nos pensées sont des jugements. En tout cas ce besoin de justice est inné : donnez deux fois moins de chocolat à un enfant qu’à un autre, il dira que ce n’est pas juste.
Alors pourquoi donc n’y aurait-il que Dieu à qui l’on refuserait d’exercer le jugement. C’est absurde, sauf à croire que Dieu est injuste, ce qui est également absurde, ou alors que nous ayons peur parce que coupable envers Dieu ; mais alors notre désir de justice doit nous pousser à demander pardon et à faire le bien pour “réparer”, pour “compenser”.

Oui, nous avons la certitude qu’au-dessus des jugements humains, au-dessus des demi-vérités, des demi-complaisances, parfois des magouilles, au-dessus de nos intelligences limitées qui peuvent se tromper, qui se libèrent difficilement de leur passions, de leur appartenances, de leurs peurs, au-dessus de tout cela, il y a un absolu de vérité, un absolu de justice qui est Dieu et que cette justice triomphera ; et cela, ce jugement de Dieu, est donc réellement une très bonne nouvelle.
Comment ne pas nous réjouir qu’il y ait une réparation de l’injustice, une victoire du droit, une victoire du bien, une victoire de l’amour. Au tribunal du Christ, c’est Dieu lui-même qui impose une limite définitive au mal et qui “remet” les pendules à l’heure, qui fait triompher le bien pour l’éternité. Et cela c’est une Bonne Nouvelle, c’est un véritable espoir de savoir que tous les opprimés, toutes les victimes des persécutions, les victimes des dérives économiques, les victimes des calomnies, des diffamations, des injures auront justice.


Tout, les pensées, les paroles, les actions, les omissions absolument tout sera pesé à la balance divine et Dieu donnera à chacun son salaire. Comme le dit Jésus dans l’Evangile : « Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes à la vie éternelle ».

Il est vrai que la conscience que je ne peux pas sortir ainsi simplement du monde, que je dois d’une façon ou d’une autre régler mes dettes, qu’une menace supérieure pèse sur moi, cela peut être inquiétant, mais c’est un avertissement salutaire que Dieu nous donne dans sa bonté justement pour mettre en ordre notre vie, pour réparer le mal commis, pour prendre Dieu, et non le “mondainement correct”, comme référence dans notre conduite.
N’oublions pas non plus que notre juge, devant qui nous comparaîtrons tous, est également notre avocat, et cela aussi c’est une excellente nouvelle ! Qui pourrait rêver mieux ! Pour être sûr d’un jugement favorable, obéissons à notre avocat, le Christ. Pardonnons pour être pardonné, réconcilions-nous avec nos proches quand il y a dispute, faisons le bien concrètement, soyons apôtre, missionnaire car « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits… c’est à moi que vous l’avez fait ».

Usons également du sacrement du Pardon, de sa Miséricorde, tant que le Seigneur nous laisse sur cette terre.

Puisse cette fête du “Christ-Roi de l’Univers” , que nous célébrons en cette fin d’année liturgique, nous rappeler que, malgré les vicissitudes de cette terre, le Seigneur Jésus règne et que son triomphe éclatera aux yeux de tous lors du Jugement dernier. Pour être compté à sa droite, dégageons-nous des sirènes du monde, de l’argent à tout prix, du “quand dira-t-on” et des plaisirs faciles pour nous engager résolument à sa suite comme nous y engage l’Evangile.


Amen










 

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