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Homélie pour la solennité de l’Assomption 2017 (JA)

  Publié le mardi 22 août 2017 , par Philippe Roy

Dieu éternel et tout puissant, toi qui as fait monter jusqu’à la gloire du ciel, avec son âme et son corps, Marie, la Vierge immaculée, mère de ton Fils : fais que nous demeurions attentifs aux choses d’en haut pour obtenir de partager sa gloire.


Nous célébrons aujourd’hui la Solennité de l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie en corps et en âme au Ciel. C’est la fête de notre Mère, c’est sa victoire définitive : réjouissons-nous avec Elle.

« Aujourd’hui la Vierge glorieuse, nous explique saint Bernard, montant au ciel a considérablement accru le bonheur des esprits qui l’habitent ». Et il ajoute ces paroles précieuses : « Notre terre a adressé aujourd’hui au ciel un cadeau de grand prix, afin de sceller par cet échange une heureuse alliance entre le monde humain et le monde divin, la terre et le ciel, l’ici-bas et l’altitude. Le meilleur fruit de la terre est monté jusqu’aux lieux d’où descendent les dons et les grâces. Établie dans les hauteurs, la Vierge bienheureuse à son tour dispensera des présents aux humains ».

Dans la constitution apostolique sur l’Assomption, Pie XII indique :
« Cette fête ne rappelle pas seulement que le corps inanimé de la Vierge Marie n’a subi aucune corruption, mais aussi qu’elle a triomphé de la mort et qu’elle a été glorifiée dans le ciel, à l’exemple de son Fils unique Jésus Christ.
Ainsi saint Jean Damascène, qui est le plus remarquable prédicateur de cette vérité traditionnelle, compare l’Assomption corporelle de la Mère de Dieu à ses autres dons et privilèges ; il déclare éloquemment : « Elle qui avait gardé sa virginité intacte dans l’enfantement, il fallait qu’elle garde son corps, même après la mort, exempt de toute corruption. Elle qui avait porté le Créateur dans son sein comme son enfant, il fallait qu’elle aille faire son séjour dans la lumière divine. Cette épouse que le Père s’était unie, il fallait qu’elle habite la chambre nuptiale. Elle qui avait contemplé son Fils cloué à la croix et qui avait reçu dans son cœur le glaive de douleur qui lui avait été épargné dans l’enfantement, il fallait qu’elle le contemple trônant avec le Père. Il fallait que la Mère de Dieu possède ce qui appartenait à son Fils, et qu’elle soit honorée par toutes les créatures comme la Mère de Dieu et sa servante ». Tous ces raisonnements et ces considérations des Pères de l’Eglise s’appuient sur la Sainte Écriture comme sur leur ultime fondement. Celle-ci met en quelque sorte devant nos yeux la Mère de Dieu comme intimement unie à son Fils divin partageant toujours sa destinée ».

La Vierge Marie, glorifiée dans son corps et dans son âme, annonce la glorification de toute l’Église. En Marie, nous pouvons contempler notre propre mystère. Le chrétien comprend le mystère de Dieu et son propre mystère en regardant la Vierge Marie. Comme dans un miroir très pur nous voyons en elle l’image de l’Eglise appelée à devenir l’Epouse du Christ sans tache ni ride, pure et immaculée, heureuse de partager l’amour de son Epoux, le Christ.
Au Ciel, la Vierge Marie, la toute sainte, intercède pour son peuple, l’Eglise et l’humanité. Cause de notre joie, par sa prière auprès de son Fils Jésus, le seul médiateur entre Dieu et les hommes, l’humanité reçoit la grâce de la résurrection. Au Ciel, la Vierge Marie comme une maquette fait entrevoir l’avenir de l’Église, la Jérusalem nouvelle, éclairée par la lumière du Premier-né d’entre les morts, de Jésus ressuscité.

Le Pape Saint Jean Paul II en contemplant ce mystère de l’Assomption remarque que le même consiste en la victoire définitive sur la mort et sur le péché. Il cite en premier lieu les paroles de Saint Paul : « La mort a été engloutie dans la victoire. Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? » Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ. « Le dernier ennemi détruit, c’est la Mort » (1 Co 15, 26).
Et après il ajoute : « Ces paroles de l’apôtre, qui viennent de retentir au cours de la deuxième lecture, nous aident à comprendre le sens de la solennité que nous célébrons aujourd’hui. En Marie, élevée au ciel au terme de sa vie terrestre, resplendit la victoire définitive du Christ sur la mort, entrée dans le monde à cause du péché d’Adam. C’est le Christ, le "nouvel" Adam, qui a vaincu la mort, en s’offrant en sacrifice sur le Calvaire, dans un geste d’amour obéissant au Père. Il nous a ainsi sauvés de l’esclavage du péché et du mal. Dans le triomphe de la Vierge, l’Eglise contemple Celle que le Père a choisie comme vraie Mère de son Fils unique, en l’associant intimement au dessein salvifique de la Rédemption.
C’est pour cela que Marie, comme le montre bien la liturgie, est un signe réconfortant pour notre espérance. En la contemplant, enlevée dans l’exultation de la foule des anges, l’histoire humaine tout entière, avec ses lumières et ses ombres, s’ouvre à la perspective de la béatitude éternelle. Si l’expérience quotidienne nous permet de nous rendre compte que le pèlerinage terrestre est placé sous le signe de l’incertitude et de la lutte, la Vierge élevée dans la gloire du Paradis nous assure que le secours divin ne nous fera jamais défaut
 ».

Et le fruit de fêter cet évènement de notre Mère du Ciel, c’est ce que nous venons de demander dans la prière d’ouverture : « Dieu éternel et tout puissant, toi qui as fait monter jusqu’à la gloire du ciel, avec son âme et son corps, Marie, la Vierge immaculée, mère de ton Fils : fais que nous demeurions attentifs aux choses d’en haut pour obtenir de partager sa gloire ». C’est-à-dire, qu’en vivant ici-bas nous fassions tout en pensant au Ciel. Nous sommes invités à regarder vers le Haut : vers le Ciel, qui est notre patrie définitive, où la Très Sainte Vierge nous attend. Nous sommes citoyens du Ciel, pèlerins sur cette terre.
Et concrètement, comme Jésus nous l’enseigne dans l’Evangile, il faut ne pas vivre comme des païens, angoissés par les soucis de ce monde, mais comme des vrais enfants de Dieu, avec pleine confiance en sa providence paternelle et avec la certitude que nous avons une Mère qui prie et veille sur nous, qui nous accompagne jour et nuit et nous attend auprès de son Fils.

Que la Vierge Marie, qui est le bonheur et la "joie du ciel et de la terre", ranime notre espérance d’arriver un jour à la joie éternelle du Paradis.

Ainsi soit-il.










 

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