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Homélie pour la solennité de la Sainte Trinité 2017 (EA)

  Publié le dimanche 11 juin 2017 , par Philippe Roy

Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous.(2 Co 13, 11-13).


Aujourd’hui toute l’Église célèbre le sublime mystère de la Très Sainte Trinité.
C’est le mystère, le plus profond, de notre foi. Nous l’avons appris très simplement par le catéchisme :
Qu’est-ce que la Sainte Trinité ? C’est un seul Dieu en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Y a-t-il plusieurs natures dans les trois personnes de la Sainte Trinité ? Non : les trois personnes de la Sainte Trinité n’ont qu’une seule et même nature. C’est à dire, il y a un seul et unique Dieu.
Les trois personnes de la Sainte Trinité sont-elles distinctes entre elles ? Oui : les trois personnes de la très-sainte Trinité sont réellement distinctes l’une de l’autre.

Voilà le mystère auguste et incompréhensible qu’il a plu à Dieu de nous révéler : un seul Dieu en trois personnes distinctes, même substance, même divinité, même nature. Chacune de ces trois personnes est Dieu et ces trois personnes ne sont qu’un Dieu. Le Fils n’est pas le Père quoiqu’il soit une même substance avec lui ; le Saint-Esprit n’est ni le Père ni le Fils quoique ces trois adorables personnes ne soient qu’une même nature. Le Fils est aussi puissant que le Père ; le Saint-Esprit est aussi sage, aussi parfait, aussi puissant que le Père et le Fils : les trois Personnes ensemble n’ont ni plus de puissance, ni plus de sagesse qu’une seule ; toutes trois ont la même immensité, la même puissance, la même éternité, les mêmes perfections.

Telle est notre foi sur le Mystère de la Sainte Trinité, en qui nous croyons fermement, même si, comme tout mystère, il surpasse notre intelligence. Nous ne pouvons pas hésitez sur cette très haute vérité, puisque c’est Dieu lui-même qui nous l’a révélée et d’une façon très claire.
Si nous ne le comprenons pas, ce n’est pas à cause de l’obscurité du mystère de Dieu mais de notre pauvre et très limitée capacité.

On raconte que Saint Augustin, évêque d’Hippone en Afrique du Nord, se promenait un jour au bord de la mer, absorbé par une profonde réflexion : Il cherchait à comprendre le mystère de la Sainte Trinité.
Il aperçoit tout à coup un jeune enfant fort occupé, allant et venant sans cesse du rivage à la mer : cet enfant avait creusé dans le sable un petit bassin et allait chercher de l’eau avec un coquillage pour la verser dans son trou. Le manège de cet enfant intrigue l’évêque qui lui demande :
« Que fais-tu là ? Je veux mettre toute l’eau de la mer dans mon trou. Mais, mon petit, ce n’est pas possible reprend Augustin. La mer est si grande et ton bassin est si petit ! C’est vrai, dit l’enfant. Mais j’aurai pourtant mis toute l’eau de la mer dans mon trou avant que vous n’ayez compris le mystère de la Sainte Trinité  ».
Sur ces paroles, l’enfant disparaît. Augustin réalise alors que c’est un ange qui a pris cette forme pour lui faire comprendre qu’il y a des mystères, c’est-à-dire des Vérités Divines, que l’esprit limité de l’homme ne pourra jamais arriver à comprendre dans leur totalité.

Notre relation avec Dieu en trois Personnes. Aujourd’hui, que l’Église nous invite à contempler ce grand mystère, il ne faut pas chercher à le comprendre totalement, mais nous devons essayer de le vivre. La raison pour laquelle Dieu nous a révélé sa vie intime c’est justement pour que nous croyions en Lui et que nous L’aimions tel qu’Il est.
En effet, il a affirmé dans l’Évangile de saint Jean, juste avant de donner sa vie pour nous : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui ». (Jn 14, 23).
« Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez et cela vous sera accordé. Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié et que vous serez mes disciples. Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour  ».
« Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite ». (Jn 15, 7-9, 11).
Jésus nous a fait connaître l’amour du Père pour l’humanité. Il nous a révélé que le désir profond de son cœur, qui brûle d’amour pour nous, est de nous donner sa vie et que nous, en vivant le mystère de la Très Sainte Trinité, nous ayons la joie parfaite, même dans cette vie.
Comme saint Paul nous le souhaite dans sa lettre : « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous ». (2 Co 13, 11-13).

Quels sont les rapports possibles avec la Sainte Trinité ? Nous en avons trois principaux.
Notre premier rapport avec la Sainte Trinité est d’être créés à son image. «  Faisons l’homme, dit Dieu lui-même, à notre image et à notre ressemblance ». Nous avons été faits à la ressemblance de Dieu, l’image de la Sainte Trinité a été gravée dans notre âme. Il faut donc prendre conscience de toute la grandeur de ce glorieux rapport avec Dieu et nous résoudre à ne jamais souiller par le péché l’image de la divinité gravée dans notre âme et dans tout notre être.
Notre second rapport est de lui être consacrés par le baptême.
C’est au nom de l’adorable Trinité que nous avons été baptisés, que nous avons reçu le sceau de la régénération spirituelle ; nous lui appartenons donc spécialement par l’onction sainte qui nous a été donnée, par la consécration de tout ce que nous sommes à son culte et à son adoration. Et le troisième est une conséquence des deux premiers. Nous sommes son temple par la grâce qui est en nous.
« Vous êtes les temples du Dieu vivant, disait l’Apôtre aux fidèles de son temps, parce que Dieu habite en vous par sa grâce »

Ce dernier rapport avec Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, est fondamental pour notre vie spirituelle. On peut dire, encore plus, que notre sanctification dépend de la manière dont chacun de nous essaie de vivre sa relation avec la sainte Trinité au fond de son cœur.

Sainte Élisabeth de la Trinité écrivait à sa sœur en l’invitant à vivre plus consciemment la relation avec la Sainte Trinité :
« « Soyez saints, parce que je suis saint ». C’est le Seigneur qui parle ainsi. Quel que soit notre genre de vie ou l’habit qui nous couvre, chacun de nous doit être le saint de Dieu. Le plus saint, quel est-il donc ? C’est le plus aimant, c’est celui qui regarde le plus vers Dieu et qui satisfait le plus pleinement les besoins de son regard. Comment satisfaire les besoins du regard de Dieu, sinon en se tenant simplement et amoureusement tourné vers Lui afin qu’Il puisse refléter sa propre image, comme le soleil se reflète au travers d’un pur cristal. « Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance » : tel fut le grand vouloir du Cœur de notre Dieu. Sans la ressemblance qui vient de la grâce, la damnation éternelle nous attend. Dès que Dieu nous voit habiles à recevoir sa grâce, sa bonté libre est prête à nous donner le don qui nous donne sa ressemblance. Notre aptitude à recevoir sa grâce dépend de l’intégrité intérieure avec laquelle nous nous mouvons vers Lui. Et Dieu, nous apportant ses dons, peut alors se donner Lui-même, nous imprimer sa ressemblance, nous absoudre et nous délivrer ».

Que la Vierge Marie, Mère du Fils, Fille du Père et Épouse du Saint-Esprit, nous donne la grâce d’approfondir notre relation et notre amour à Dieu Trinité. Que par la prière silencieuse et l’accomplissement de la volonté de Dieu, la Sainte Trinité puisse demeurer toujours dans notre cœur.

Ainsi soit-il.










 

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