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Homélie pour le 17ème dimanche du temps ordinaire 2017 (EA).

  Publié le dimanche 30 juillet 2017 , par Philippe Roy

Le secret de chacun.

Lorsqu’un homme comprend pour quelle fin il a été créé par Dieu, quel destin Dieu lui a réservé, il sait alors qu’il a trouvé la chose la plus importante de sa vie et en est empli de joie. Le projet de Dieu pour notre vie est merveilleux mais il nous appartient de le découvrir. Nous devons, pour cela, abandonner nos idées propres qui sont trop petites et limitées et adopter celles de Dieu.


Dans l’évangile de ce jour, Jésus poursuit son discours en paraboles et nous en propose deux autres : la parabole du trésor enfoui et celle de la de perle précieuse. Toutes les deux nous présentent la joie de redécouvrir les vraies valeurs : un homme trouve un trésor caché dans un champ et, empli de joie, vend tout son bien et achète ce champ. Un marchand parti à la recherche de perles fines, lorsqu’il en trouve une de très grande valeur, vend tous ses biens et l’achète.

Le trésor dont Jésus nous parle est caché au plus profond de notre âme, dans le noyau même de notre être. C’est le Royaume des Cieux, ou les vraies valeurs, ou le sens de l’existence sur la terre, qui prend un visage singulier pour chaque personne et on l’appelle la vocation particulière.
Lorsque quelqu’un découvre ce trésor qui donne un sens profond à son existence, toute sa vie s’en trouve bouleversée, bouleversée dans la joie.
Découvrir un trésor caché ou une perle précieuse est une chose extraordinaire. Celui qui le trouve le préfère à tout et est prêt à affronter tous les sacrifices.
Jésus répète à deux reprises qu’il vend tous ses biens pour obtenir le trésor, pour acheter la perle précieuse.

Combien il est important de découvrir sa propre vocation. Les chrétiens se doivent de découvrir leur propre vocation, le dessein de Dieu. Lorsqu’ils l’ont trouvé, il leur faut accepter tous les renoncements nécessaires et acheter ce trésor qu’est le dessein de Dieu. Lorsqu’un homme comprend pour quelle fin il a été créé par Dieu, quel destin Dieu lui a réservé, il sait alors qu’il a trouvé la chose la plus importante de sa vie et en est empli de joie.

Beaucoup trop de nos frères vivent malheureusement dans une attitude de résignation et de mécontentement car ils ont éprouvé nombre de désillusions et n’ont pas trouvé leur chemin, le projet d’amour de Dieu pour eux. Ce projet de Dieu est en fait un projet d’amour, de communion, de plénitude de vie. Dieu veut notre joie et Jésus affirme dans l’Évangile : « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie  » (Jn 15,11).

Il nous appartient de découvrir le projet que Dieu a établi pour notre vie.
Certains, comme Saint Paul et même le Bon Larron, se sont retrouvés subitement et sans réfléchir face à face avec le Royaume des Cieux, à sa vocation, car les chemins du Seigneur sont infinis, mais normalement pour arriver à découvrir ce trésor caché, il faut le chercher de manière intentionnelle : « Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines » (Mt 13,45).
Bien souvent, nous nous limitons à demander dans notre prière des choses secondaires qui ne peuvent pas remplir notre vie.

La première lecture du premier livre des Rois illustre, en partie, l’Evangile puisqu’elle montre comment Salomon a su discerner où se trouvaient les vraies valeurs. Il avait la possibilité de demander une longue vie, la richesse ou la mort de ses ennemis. Toutes ces faveurs semblent importantes mais sont, en réalité, secondaires car elles ne peuvent pas remplir le cœur humain.
Salomon a l’inspiration de demander au Seigneur la capacité de discerner, un cœur sage, afin de pouvoir distinguer les choses qui ont une valeur et celles qui doivent rester secondaires. Surtout il a su demander et obtenir son vrai trésor, la sagesse pour bien accomplir sa vocation comme chef du peuple de Dieu.
Sa prière est un modèle pour nos propres prières et nous amène à réfléchir. Salomon commence par prendre conscience de sa responsabilité : « Je suis un tout jeune homme, incapable de se diriger ». Il comprend que la chose la plus importante est la sagesse du cœur afin de pouvoir s’orienter vers le bien et de rendre justice à son peuple. Salomon ne cherche ni la richesse, ni le pouvoir, ni les plaisirs mais la grâce de déterminer avec justesse les décisions à prendre et les choses à faire.
Il demande donc à Dieu « Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal  ». Nous devons prendre conscience de nos responsabilités et demander, dans notre prière, les grâces qui leur correspondent. Notre vie deviendra alors plus pleine et ne nous réservera plus de désillusions mais nous saurons, dans toutes les circonstances, où nous devons aller, de quelle manière suivre Jésus et comment progresser dans la communion avec Dieu et l’amour envers le prochain.
Nous pourrons alors nous réjouir, comme les hommes qui ont vendu tous leurs biens pour acheter le champ où se trouve le trésor ou la perle précieuse.

C’est aussi le très bel exemple de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus :
Elle avait réalisé jusqu’alors sa vocation de carmélite. Mais elle est habitée de grands désirs et l’insatisfaction demeure dans son cœur : alors, elle prie et cherche sans cesse son secret. A la suite d’une longue réflexion et d’une prière assidue, elle finit par trouver le secret qu’elle s’épuisait à chercher. « J’y lus que tous ne peuvent être apôtres, prophètes, docteur, etc. Que l’Église est composée de différents membres et que l’œil ne saurait être en même temps la main… Je ne m’étais reconnue dans aucun des membres décrits par saint Paul, ou plutôt je voulais me reconnaître en tous. La charité me donna la clé de ma vocation. Je compris que l’Église avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas, je compris que l’Église avait un Cœur, et que ce cœur était brûlant d’amour. Je compris que l’Amour seul faisait agir les membres de l’Église, et que si l’Amour venait à s’éteindre, les Apôtres n’annonceraient plus l’Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang… Je compris que l’Amour renfermait toutes les vocations, que l’Amour était tout, qu’il embrassait tous les temps et tous les lieux… En un mot, qu’il est éternel…Alors, dans l’excès de ma joie délirante, je me suis écriée : Ô Jésus mon amour… Ma vocation enfin je l’ai trouvée, ma vocation c’est l’Amour !…Oui, j’ai trouvé ma place dans l’Église et cette place, ô mon Dieu, c’est vous qui me l’avez donnée… Dans le Cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’Amour… ainsi je serai tout… ainsi mon rêve sera réalisé  ».

Le projet de Dieu pour notre vie est merveilleux mais il nous appartient de le découvrir. Nous devons, pour cela, abandonner nos idées propres qui sont trop petites et limitées et adopter celles de Dieu.

Que la Sainte Vierge, notre mère à tous, nous accorde cette grâce : de prier sans cesse pour découvrir notre vocation et d’être disposé à tout vendre pour l’accomplir dans la joie.

Ainsi soit-il.










 

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