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Homélie pour le 22ème dimanche du temps ordinaire 2017 (JA).

  Publié le vendredi 8 septembre 2017 , par Philippe Roy

Pierre illuminé par l’Esprit Saint a confessé sa foi, il a reconnu que Jésus est Dieu, que c’est Lui le seul qui peut nous donner le salut.

Avoir la pensée de Dieu, offrir un culte, un sacrifice capable de plaire à Dieu, c’est, comme nous dit Jésus, marcher à sa suite, renoncer à nous-même, prendre notre croix et Le suivre.


Les lectures de ce dimanche nous montrent la nécessité d’avoir la pensée de Dieu.

Saint Paul nous dit : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu ».
Et Jésus dans l’évangile en s’adressant à Pierre, mais aussi à chacun de nous, dit : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

Alors, que veut dire “avoir la pensée de Dieu” ?

Nous avons entendu dimanche dernier que Jésus lui-même avait dit à Pierre, après qu’il ait confessé « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! », « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. » Pierre illuminé par l’Esprit Saint a confessé sa foi, il a reconnu que Jésus est Dieu, que c’est Lui le seul qui peut nous donner le salut. C’est cela avoir la pensée de Dieu.

D’après l’apôtre Paul, avoir la pensée de Dieu c’est aussi : «  rendre à Dieu un culte capable de Lui plaire ; présenter notre corps, notre personne tout entière, en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu. » Dans ces deux versets de la lettre aux Romains, que nous venons d’entendre comme deuxième lecture, Saint Paul répète deux fois « capable de plaire à Dieu ». L’apôtre parle d’offrir un sacrifice… c’est-à-dire, offrir quelque bien en sacrifice à Dieu.

Saint Thomas d’Aquin explique ces paroles : « il faut remarquer que, comme dit Saint Augustin (liv. X, Cité de Dieu), le sacrifice extérieurement offert à Dieu est le signe du sacrifice invisible par lequel on s’offre soi-même et ce que l’on possède pour rendre honneur à Dieu. Or l’homme a trois sortes de biens : d’abord ceux de l’âme, qu’il offre à Dieu par l’humilité de la dévotion et de la contrition, suivant cette parole du Psalmiste (L, 18) : «  Le sacrifice q ue Dieu demande, c’est une âme brisée de douleur. » Ensuite les biens extérieurs que l’homme offre à Dieu par les largesses de l’aumône (Hébr., XIII, 16) : « Souvenez-vous d’exercer la charité et de faire part de vos biens aux autres, car c’est par de telles hosties qu’on apaise Dieu. » Enfin le bien de son propre corps ; quant à celui-ci, l’apôtre conjure : « D’offrir à Dieu, » vos corps, « comme une hostie spirituelle.  » Et cela arrive quand il s’expose aux souffrances et à la mort pour Dieu, comme il est dit de Jésus-Christ (Ephés., V, 2) : « Il s’est livré lui-même pour nous comme une oblation et une victime pour Dieu.  » Ensuite lors qu’il macère son corps par les jeûnes et les veilles pour le service de Dieu. Enfin lorsqu’il dévoue ce corps aux œuvres de la justice et au culte divin. »

Mais la chose la plus importante que l’homme doit offrir à Dieu c’est son âme. Lorsque Saint Paul dit : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, » il fait voir comment l’homme doit s’offrir à Dieu quant à l’âme. Saint Paul défend de se conformer au siècle, lorsqu’il dit : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, » c’est-à-dire sur ce qui passe avec le temps.
Or l’homme le fait, se conforme aux choses du temps par l’affection, en s’y attachant avec amour. On se conforme aussi au siècle présent en imitant la conduite de ceux qui vivent à la manière du siècle, du monde, en marchant comme les païens.
Au contraire, l’apôtre recommande la réforme intérieure de l’âme : « Mais transformez-vous par le renouvellement de votre façon de penser. » Saint Paul nous avertit donc de nous réformer, c’est-à-dire de reprendre à nouveau la forme et la beauté que notre âme avait autrefois, lorsqu’elle a été baptisée ; ce qui se fera par la grâce de l’Esprit Saint, qui vient par les sacrements, que l’homme doit s’appliquer à obtenir, de telle sorte que celui qui ne l’a pas encore reçue la reçoive et que celui qui l’a reçue en profite.

Ensuite Saint Paul donne la raison de cet avertissement, lorsqu’il dit : « pour discerner quelle est la volonté de Dieu  ». Sur ceci il faut remarquer que, comme l’homme en qui le sens du goût est mauvais ne peut juger qu’imparfaitement des saveurs tandis que celui qui a le sens du goût sain, porte sur les saveurs un jugement certain ; de même l’homme dont l’affection est corrompue par une sorte de conformité avec le siècle ne juge pas sainement du bien, tandis que celui qui a l’affection droite et saine, son esprit étant renouvelé par la grâce juge sûr et bien.

Enfin avoir la pensée de Dieu, offrir un culte, un sacrifice capable de plaire à Dieu, c’est, comme nous dit Jésus, marcher à sa suite, renoncer à nous-même, prendre notre croix et Le suivre… c’est perdre notre vie à cause de Lui, de Jésus.

Que la Vierge Marie nous bénisse en ce jour.

Ainsi soit-il.










 

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