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Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (1, 37)

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Homélie pour le 23ème dimanche du temps ordinaire 2017 (JGA)

  Publié le mercredi 20 septembre 2017 , par Philippe Roy

La confession.

"Tout ce que vous délierez sur cette terre sera délié au Ciel".

Jésus confie ce ministère à ses apôtres.

Le prêtre n’est pas un inquisiteur, mais quelqu’un qui signifie par sa personne qu’il y a une rencontre entre celui qui se reconnaît pécheur et Dieu. Il ne prend pas la place du Christ, mais il se tient à sa place pour manifester cela.


« Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel  ». (Mt 18). Parlons d’un sujet difficile, parlons de la confession.

Le Christ a institué la confession.
Les paroles par lesquelles les Ecritures rapportent l’institution de la confession sont si claires qu’il ne peut y avoir le moindre doute sur la question. Avant d’instituer le sacrement, Notre-Seigneur avait promis à saint Pierre : « Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, sera tenu dans les Cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les Cieux pour délié. » (Mt 18.18). Il a répété plus tard la même promesse, cette fois à ses Apôtres : «  En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.  » (Mt 18.18).
Ensuite, il institua ce grand sacrement lui-même avec des paroles catégoriques et claires : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. (...) Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus ». (Jn 20.21-23). Notez ces paroles formelles : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Qui, après des paroles aussi précises, osera encore douter que Notre-Seigneur a institué la confession ?

Pourquoi Dieu nous oblige-t-il à confesser nos péchés à un homme ?
La bonté de Jésus, sa douceur, sa tendre affection, sa miséricorde, son inlassable patience, tout révèle de façon merveilleuse son amour infini. Mais si notre doux Maître nous a donné une religion si pleine de tendresse et d’amour, pourquoi alors nous impose-t-il le strict devoir, l’obligation humiliante de confesser nos péchés à des hommes qui sont faibles et pécheurs comme nous ?
En vérité, lorsqu’il a institué le sacrement de la confession, l’intention de notre Divin Maître était de nous donner une consolation durable, non de nous humilier et de nous faire honte. Un jour, dix lépreux qui se tenaient à distance parce que la Loi leur interdisait d’approcher élevèrent la voix pour l’appeler : « Jésus, Maître, aie pitié de nous !  » Ils le priaient de les guérir. Jésus répondit : « Allez vous montrer aux prêtres.  » (Luc 17.14). Il aurait facilement pu les guérir sans l’intervention de personne. Pourquoi les a-t-il envoyés aux prêtres ?
Notre religion catholique est divine et humaine. Elle est divine par ses origines, par les grâces qu’elle accorde, par les lumières, la paix, la consolation qu’elle apporte. Elle est humaine parce qu’elle doit être en conformité avec notre nature et adaptée en toute chose à nos besoins. Nous ne sommes pas de purs esprits. Nous avons besoin d’objectivité dans nos vies, de faire venir les choses à la conscience en parlant, en les formulant, en les verbalisant devant quelqu’un. Nous agissons et tirons notre connaissance de ce que nous voyons, entendons et touchons, avec l’aide de notre imagination, de notre mémoire et de notre volonté. C’est très important. Cela fait partie de l’héritage que Jésus nous laisse dans l’Évangile : « Tout ce que vous délierez sur cette terre sera délié au Ciel  », et il confie ce ministère à ses apôtres. Le prêtre n’est pas un inquisiteur, mais quelqu’un qui signifie par sa personne qu’il y a une rencontre entre celui qui se reconnaît pécheur et Dieu. Il ne prend pas la place du Christ, mais il se tient à sa place pour manifester cela. Dans le confessionnal, le prêtre est le plénipotentiaire de Jésus. Il est là pour continuer la mission de Notre-Seigneur auprès des pécheurs ; il est là pour dispenser avec la plus grande générosité les miséricordes de Dieu envers les hommes. Les plus grands et les plus heureux moments de la vie d’un prêtre sont à l’Autel avec son Dieu et dans le confessionnal avec ses pénitents.

Les saints et la confession. Le curé d’Ars : « Donnons donc cette joie à ce bon Père : revenons à lui… et nous serons heureux. » « Le bon Dieu est toujours disposé à nous recevoir. Sa patience nous attend ! » « Il y en a qui disent : J’ai trop fait de mal, le Bon Dieu ne peut pas me pardonner. C’est un gros blasphème. C’est mettre une borne à la miséricorde de Dieu, et elle n’en a point : elle est infinie. » « Nos fautes sont des grains de sable à côté de la grande montagne des miséricordes de Dieu. » «  Quand le prêtre donne l’absolution, il ne faut penser qu’à une chose ; c’est que le sang du bon Dieu coule sur notre âme pour la laver, la purifier et la rendre aussi belle qu’elle était après le baptême.  » « Le bon Dieu au moment de l’absolution jette nos péchés par-derrière ses épaules, c’est-à-dire il les oublie, il les anéantit : ils ne reparaîtront plus jamais. » « Il ne faut pas parler des péchés pardonnés. Ils ont été effacés, ils n’existent plus ! »

Un prêtre ami de Scott Hahn (l’auteur de ‘Rome, sweet home’) se trouve à Rome pour une visite au Vatican où il doit notamment rencontrer Jean Paul II. En route vers la basilique Saint-Pierre, il passe devant une église et décide de s’arrêter pour y prier. Or, sur le seuil de l’église, il aperçoit un mendiant qui lui semble familier. Il entre dans l’église, prie quelques instants, puis ressort. C’est alors qu’il se souvient qui le mendiant lui rappelle : un confrère du séminaire, ordonné prêtre en même temps que lui ! Décontenancé, il s’approche pour lui parler. Le mendiant lui avoue, non sans réticence, qu’il a fichu en l’air son sacerdoce. Le cœur brisé, le prêtre ne peut parler avec lui que quelques minutes afin de ne pas être en retard pour la rencontre prévue avec le Saint-Père. Il se rend au Vatican et se retrouve bientôt dans la file d’attente avec beaucoup d’autres pour être reçu en audience.
Arrivé devant le Saint-Père, il oublie les recommandations qui lui ont été faites et, abandonnant tout protocole, tombe aux pieds de Jean Paul II, lui parlant de son ami prêtre devenu mendiant, et lui demande son conseil. Le Pape l’invite à aller le chercher sur-le-champ. En sortant de l’audience, le prêtre se précipite de nouveau à l’église où son ami, le prêtre mendiant, se trouve toujours. Il lui annonce l’incroyable nouvelle : «  Vite, nous sommes attendus pour un dîner privé avec le Saint-Père ! ». Le mendiant objecte qu’il est dans un état épouvantable, sale, en guenilles, et qu’il n’a rien à porter. Son ami lui répond : «  Écoute, je n’y vais pas sans toi. Allons à mon hôtel, j’ai un rasoir et quelques vêtements de rechange qui devraient faire l’affaire !  ».
Arrivés juste à temps au Vatican, les deux prêtres sont conduits dans les appartements privés de Jean-Paul II et dînent avec le Souverain Pontife. A la fin du repas, le Pape demande à l’ami de Scott de le laisser seul avec le mendiant et d’attendre dans le hall.
Le Saint-Père se tourne alors vers le prêtre mendiant, et lui dit : « Père, voulez-vous bien entendre ma confession ?  ». Le prêtre mendiant bégaye qu’il n’est plus prêtre. Le Pape réplique : « Un prêtre l’est pour l’éternité ». Le mendiant objecte alors qu’il est défroqué et qu’il n’a plus le droit d’exercer son ministère. Le Saint-Père répond qu’il est Pape et qu’il peut le rétablir immédiatement dans ses fonctions. A bout d’arguments, le prêtre défroqué ne peut faire autrement que de s’exécuter et entend la confession de Jean-Paul II. Tout de suite après, il tombe aux pieds du Pape et, en sanglotant, lui demande d’entendre à son tour sa propre confession.
En le renvoyant, le Saint-Père lui signifie qu’il le désigne dès à présent au service d’une paroisse, lui confiant un ministère spécial auprès des mendiants !

Mes chers frères et sœurs approchons nous du trône de la miséricorde, du sacrement de la confession, Notre Seigneur nous y attends pour transformer notre vie petit à petit par la force de son amour !

Ainsi soit-il.










 

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