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« Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (1, 37)

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Homélie pour le 23ème dimanche du temps ordinaire 2017 (JA).

  Publié le dimanche 10 septembre 2017 , par Philippe Roy

Frères, n’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi... L’amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour.

Jésus ici nous propose un nouveau mode de réconciliation : il conduit celui qui a subi l’offense à celui qui l’a faite.


En ce dimanche la liturgie nous présente un enseignement très important sur la charité et le commandement qui contient en lui-même tous les autres.
Reprenons ce passage de l’évangile où Jésus nous l’apprend :
Un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes ».(Mt 22, 35-40)
Dans les lectures d’aujourd’hui nous trouvons différents éléments complémentaires à ces paroles.
Dans la première lecture, le Seigneur nous déclare que la charité est une obligation pour nous, en tant que chrétiens il nous faut veiller sur nos prochains. Non seulement sur leur bien-être matériel ou physique mais surtout sur le bien-être moral, le salut de leurs âmes. C’est pour cela que le Seigneur parle d’être guetteur, d’être vigilant, d’avertir de la part de Dieu celui qui fait le mal afin qu’il abandonne sa mauvaise conduite et ne se condamne pas. Mais il faut avertir les autres aussi pour nous sauver nous-mêmes.
« Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant : “Tu vas mourir”, et que tu ne l’avertisses pas, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang. Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite, et qu’il ne s’en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie ». (Ez 33,7-9)

Dans la deuxième lecture, Saint Paul nous présente la charité comme une dette. Il s’agit de la dette d’amour réciproque que chacun doit à l’autre.
« Frères, n’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi... L’amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour ». (Rm 13, 8-10)
C’est donc une question d’unité et d’identité ecclésiale : nous sommes des frères et encore plus, nous sommes membres d’un même Corps, le Corps du Christ qui est l’Église.
Parce que Dieu nous a aimé le premier nous avons une dette, une très grande dette, envers Lui. Et Lui-même veut que nous payons cette dette en accomplissons le commandement de la charité. C’est Jésus qui nous l’apprend lorsqu’Il parle du jugement universel : « Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait  ». Il veut s’identifier avec celui qui est dans la nécessité afin que nous puissions Le servir et payer notre dette.

Dans l’Evangile Notre Seigneur fait référence à la patience et au pardon, deux vertus exigées par la charité : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul ». Il ordonne à celui qui a été offensé de pardonner à son prochain.
« Mais c’est tout à fait particulier, dit Saint Jean Chrysostome, parce que Jésus ici nous propose un nouveau mode de réconciliation : il conduit celui qui a subi l’offense à celui qui l’a faite ; il prévoit, en effet, que celui qui a commis l’injustice, ne viendrait pas facilement s’excuser de sa conduite, retenu qu’il serait par la honte. « Reprenez-le, » dit Jésus, c’est-à-dire rappelez-lui sa faute, dites-lui ce qu’il vous a fait souffrir. Pour lui, il est plongé dans sa colère comme dans un profond sommeil causé par l’ivresse, il faut donc que vous qui êtes affranchi de cette infirmité, vous alliez trouver celui qui est malade. Remarquez aussi que cette réprimande ne doit point se faire sous l’inspiration de la vengeance, mais dans le seul but de corriger notre frère. »

Et ce sera justement la charité, le désir de sauver l’âme du prochain et non la vengeance qui inspirera les bons moyens et manières pour le corriger : « L’amour ne fait rien de mal au prochain  » dit Saint Paul, même s’il nous a offensé.

Que la méditation de ces enseignements nous encourage et rende plus ardente et inventive en nous la charité jusqu’à donner notre vie pour nos prochains en imitant notre Seigneur Jésus Christ.

Ainsi soit-il.










 

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