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Homélie pour le 25ème dimanche du temps ordinaire 2014

  Publié le vendredi 17 octobre 2014 , par Philippe Roy

Si nous sommes fidèles dans les petites choses, dans le témoignage joyeux et convaincu d’une vie chrétienne cohérente, nous le serons également si Dieu nous demande un témoignage plus fort.



Lisant et relisant les lectures de ce dimanche, je me disais que Dieu a l’obsession ne notre bonheur, de notre salut éternel. Il nous encourage sans cesse, à temps et à contretemps, à marcher sur la route du Royaume des Cieux, Royaume pour lequel Il nous a créé ; duquel Il a envoyé son fils pour nous sauver, pour nous en montrer le chemin et nous en ouvrir les portes ; dans lequel Il nous attend les bras ouverts ; d’où Il nous appelle. « Que le méchant abandonne son chemin et qu’il revienne vers le Seigneur qui aura pitié de lui, vers notre Dieu qui est riche en pardon » (Isaïe, première lecture). _ Saint Paul, rempli de la grâce divine, est comme tendu par ce désir profond d’aller voir Dieu au Paradis : « pour moi vivre, c’est le Christ, et mourir est un avantage  »…en effet le seul moyen de vivre en plénitude, de jouir de la félicité, du bonheur éternel du Christ, c’est de passer dans la vie éternelle par la mort !

C’est là toute la motivation de nos martyrs, hier et aujourd’hui ; être prêt à tout perdre : ses économies, ses terres, son pays, sa famille, sa santé…tout, même sa vie terrestre, par amour du Seigneur, par amour de la vie éternelle : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » nous dit Jésus.

Le martyre n’est pas réservé à Saint Pierre et Saint Paul, aux chrétiens des premiers siècles et à quelques missionnaires partis chez les Iroquois au XVIIème siècle.

Rappelons que, quantitativement, le siècle des martyrs est le 20ème siècle, et que cela n’est malheureusement pas fini comme le rappelle l’actualité du Moyen-Orient.

« Aujourd’hui encore, les martyrs ne font pas défaut à l’Eglise…. Même quand l’épreuve du martyre ne nous est pas demandée, nous savons bien que le culte agréable à Dieu requiert en profondeur cette disponibilité…  » (Benoît XVI –Sacramentum caritatis).

La seule chose qui retient Saint Paul sur terre, c’est la mission auprès de ses frères : « Je voudrais bien partir pour être avec le Christ, car c’est bien cela le meilleur ; mais , à cause de vous demeurer en ce monde est encore plus nécessaire  »

Cet appel, loin de nous effrayer, doit nous encourager à progresser dans notre vie chrétienne. Dieu donne, le moment voulu, les grâces nécessaires pour supporter l’épreuve et lui rendre gloire. Si nous sommes fidèles dans les petites choses, dans le témoignage joyeux et convaincu d’une vie chrétienne et cohérente, nous le serons également si Dieu nous demande un témoignage plus fort.

L’Évangile nous rappelle également combien Dieu, tourmenté par notre salut, nous accueille dans sa vigne jusqu’à 17 heures, quand la journée est presque finie, c’est à dire jusqu’à la fin de notre vie terrestre, afin de nous donner cette pièce d’argent, symbole de la vie éternelle.

Ne désespérons jamais. Tant que nous sommes sur terre, il n’est jamais trop tard pour devenir acteur dans la vigne du Seigneur, dans l’Eglise qui, seule, nous mène au salut. Notons que, réellement, aucun homme n’est ouvrier dans la vigne du Seigneur depuis la première heure car personne n’est parfait… Nous arrivons à 12, 15 ou 17 heures … Ce qui montre que le cadeau offert par Dieu est sans commune mesure avec la difficulté du témoignage donné.

S’il n’est jamais trop tard pour répondre à l’appel de Dieu, il est cependant indispensable d’y répondre pour accueillir le don de sa grâce. Retarder le « oui » au Seigneur, c’est risquer de le perdre, car nous ne savons pas quand Dieu viendra nous chercher : « cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ; priez-le tant qu’il est proche  » nous prévient Isaïe.

Demandons au Seigneur cette grâce d’ouvrir notre cœur à ses appels, d’avoir « soif » de le suivre jusqu’au témoignage de notre vie… «  Il n’y a pas de plus grand amour que de donner pour celui qu’on aime ».

Amen.










 

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