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Homélie pour le 2ème dimanche de l’Avent 2016 (EA)

  Publié le lundi 5 décembre 2016 , par Philippe Roy

Seigneur tout-puissant et miséricordieux, ne laisse pas le souci de nos tâches présentes entraver notre marche à la rencontre de ton Fils ; mais éveille en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à l’accueillir et nous fait entrer dans sa propre vie. Lui qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.


Écouter Jean-Baptiste pendant l’Avent.

Dans ce dimanche, le deuxième de l’Avent, nous écoutons la voix du dernier prophète : saint Jean le Baptiste. Il a eu comme mission de préparer la venue du Messie. C’est pour cela que l’Église nous propose d’écouter sa voix et sa prédication pour nous préparer à Noël, pour revivre dans notre cœur la naissance de Jésus.
Alors, que nous dit aujourd’hui la voix de Jean-Baptiste le précurseur ?
« Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ».

Conversion : intuitivement, ce terme nous dérange ; il semble exiger de nous des ruptures fortes, un “retournement” radical pour prendre une nouvelle direction.
Il y aurait tant de choses à réformer dans notre vie que deux dangers nous menacent : soit baisser la tête par résignation, soit la relever fièrement pour prendre des décisions d’autant plus inutiles qu’elles sont volontaristes. Le reproche de Jean-Baptiste aux Pharisiens est précisément qu’ils ne veulent pas changer de conduite.
Il ne faut pas se décourager. C’est Dieu, Lui-même qui nous invite à la conversion, et comme l’affirme Saint Paul : « jamais Dieu ne nous demande quelque chose, sans nous donner la grâce pour l’accomplir ».
Et nous pouvons être sûr que si Dieu nous appelle à nous convertir, c’est, en définitive, pour nous rendre heureux. Lui qui est notre Père et nous aime, on peut dire, plus que sa vie.

Qu’est-ce que la conversion ?
Il y a deux possibilités dans notre vie :
La première, de la mort à la vie... pour commencer à vivre avec le Christ. L’étymologie du terme qu’emploie Luc dans l’Évangile, “métanoia”, vient confirmer cette idée : il s’agit avant tout de la manière d’envisager les choses, de “changer d’opinion” (μετα-νοέω = savoir après), .
Le Nouveau Testament l’applique “presque exclusivement à l’attitude des incroyants et des pécheurs faisant retour à Dieu ” : nous pouvons constater dans les évangiles que l’homme pécheur est rejoint par Jésus ; se rendant compte de son errance passée, il se “convertit” à une vie nouvelle dans le Christ. On peut penser à Saint Mathieu, Sainte Marie Madeleine, Saint Paul... la liste est trop longue. Et aussi, pourquoi pas, à quelqu’un parmi nous. Cela, c’est la première conversion.

Mais l’appel de Jean-Baptiste s’adresse aujourd’hui surtout à nous, qui sommes déjà croyants et disciples de Jésus. C’est à dire, à nous tous, qui avons besoin de la deuxième et continuelle conversion.
Le Catéchisme nous le rappelle : « L’appel du Christ à la conversion continue à retentir dans la vie des chrétiens. Cette seconde conversion est une tâche ininterrompue pour toute l’Église qui enferme des pécheurs dans son propre sein et qui est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et qui poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement » (C.E.C.n°1428)

En ce temps de l’Avent, laissons résonner les paroles de Saint Jean-Baptiste, le cousin de Jésus, en notre cœur pour y provoquer la conversion afin de penser, vivre et agir différemment. Il s’agit de recentrer notre vie, de la placer dans une nouvelle perspective, celle de l’événement qui se profile : Jésus vient de nouveau.

Nous devons nous interroger aujourd’hui : ma vie est-elle centrée sur la rencontre avec Celui qui m’a aimé plus que tout et qui reviendra ? Est-ce qu’il y a quelque chose dans ma vie, dans mon cœur ou dans mes désirs qui ne s’accorde pas à l’Evangile, à la vie divine de la grâce à laquelle Jésus nous invite ?
Ce chemin vers Noël est donc l’occasion d’une conversion toujours plus profonde, que nous ne pouvons réaliser qu’avec l’aide de la grâce ; c’est l’Enfant-Jésus qui l’accomplira pleinement dans nos familles, dans nos vies, dans nos sociétés.
Le saint Curé d’Ars nous encourage au travail : « Il faut travailler en ce monde, il faut combattre. On aura bien le temps de se reposer toute l’éternité ».
Nous le demandons dans la collecte de la messe de ce jour : « Seigneur tout-puissant et miséricordieux, ne laisse pas le souci de nos tâches présentes entraver notre marche à la rencontre de ton Fils ; mais éveille en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à l’accueillir et nous fait entrer dans sa propre vie. Lui qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen. »

Que la très sainte Vierge Marie, elle qui a été l’image la plus fidèle de Jésus, nous accorde la grâce d’écouter aujourd’hui la voix de Dieu, son appel à nous convertir, à nous laisser toucher par la grâce de Dieu et faire tous les efforts pour lui être fidèles. Que notre cœur puisse être la crèche, la plus jolie, dans cette nouvelle naissance de Jésus.

Amen.










 

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