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Homélie pour le 2ème dimanche du temps ordinaire 2017 (JGA)

  Publié le dimanche 15 janvier 2017 , par Philippe Roy

Jésus est le véritable agneau de Dieu qui veut nous sauver, nous libérer du poids de nos péchés et nous redonner la paix... Ouvrons-lui les portes de notre cœur !


Mille huit cent cinquante ans avant la naissance de Jésus Christ, au mont Moriah, un enfant, Isaac, a demandé à son père : « Où est l’agneau pour l’holocauste » ? Et son père, Abraham, lui a répondu : «  Dieu saura bien trouver l’agneau pour l’holocauste » (Gen. 22 : 7-8). L’écho de ce dialogue a perduré dans le temps et les enfants d’Israël pendant des siècles ont continué à demander à leur père : « Où est l’agneau pour l’holocauste » ? Et les pères d’Israël ont continué à donner la même réponse qu’Abraham : « Dieu saura bien trouver l’Agneau pour l’holocauste ».

C’est Jean-Baptiste, l’élu de Dieu pour dévoiler le mystère sur le Messie-Agneau, qui le révèle aux enfants d’Israël : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ». Quand Jean-Baptiste désigne Jésus comme l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, il fait référence à l’agneau pascal que les Hébreux ont immolé et avec le sang duquel ils ont marqué les linteaux des portes. Grâce à ce signe, ils ont échappé au fléau destructeur qui frappa les premiers-nés des Egyptiens.

La tradition chrétienne a toujours vu dans le Christ le "véritable agneau pascal" (préface de la messe de Pâques). Dans les récits de l’institution eucharistique, les évangélistes, tout en soulignant soigneusement la structure pascale du repas que Jésus prend avec ses disciples, ne font pas mention de l’agneau pascal pour bien signifier la profonde transformation qui s’est opérée : Jésus est l’agneau sans péché qui rachète les hommes au prix de son sang (« Ceci est mon corps donné pour vous. Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang versé pour vous.  » (Lc 22,19 s.) et «  Notre pâque, le Christ, a été immolée  » (1 Co 5,7)).
Saint Jean le suggère aussi en indiquant que Jésus est mis à mort la veille de la fête des azymes, à l’heure même où l’on immolait au Temple les agneaux, selon la prescription de la loi.
Mais dans cette dénomination, Jean-Baptiste se réfère aussi à Jérémie qui se comparait à un « agneau que l’on mène à l’abattoir  ». Il renvoie également au serviteur souffrant d’Isaïe offrant sa vie comme un sacrifice expiatoire pour les péchés du peuple.
Dans sa passion, Jésus s’est vraiment révélé doux et humble de cœur, se taisant devant le grand prêtre, ne répondant plus à Pilate, qui ne sait reconnaître d’autre vérité que relative aux circonstances. Jésus a pris sur lui le péché du monde : « En fait, ce sont nos souffrances qu’il a portées, ce sont nos douleurs qu’il a supportées (...) La sanction, gage de paix pour nous, était sur lui et dans ses plaies se trouvait notre guérison… Car il a porté, lui, les fautes des foules et pour les pécheurs, il vient s’interposer ». (Is 53,4-5.12). Dans le livre de l’Apocalypse, le thème s’amplifie et se développe. Le Christ est l’agneau qui a été immolé pour le salut du monde. Il porte les marques de son supplice, mais il est debout, triomphant, vainqueur de la mort et, pour cette raison, associé à Dieu comme maître de toute l’humanité. «  Heureux les invités au festin des noces de l’Agneau ! » (Ap 19,9).

L’image de l’agneau est donc assez claire : un petit animal qui se laisse conduire sans aucune résistance ; ce que le troupeau a de plus précieux et de plus innocent et qui devient, par cela même, l’offrande la plus convenable envers Dieu.
« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ». En général nous n’aimons pas entendre parler de péché. L’homme et la femme modernes rejettent cette idée de péché. Si jamais on commet une erreur, on blâme l’instinct, l’hérédité, l’environnement, l’inconscience. Ou encore, on accuse les autres pour cette faute : le gouvernement, la famille, le système, les conditions défavorables, etc. Le mal est présent au milieu de nous, bien qu’au niveau de la rue on ne l’appelle pas « péché ». Voici quelques exemples de ce qui, pour Jean, ferait parti du « péché du monde » :
la violence gratuite et omniprésente, l’avortement, la marginalisation de grands secteurs de la société, l’exploitation des plus faibles, la pauvreté provoquée par la cupidité, les salaires de famine, la faim dans un monde plein de richesses…
l’insécurité causée par le seul désir du gain, le travail d’esclavage des enfants…
le manque de dialogue dans les familles, l’infidélité, la séparation et le divorce qui punissent les enfants…
l’orgueil, l’avarice, la cupidité, l’envie, le désir de dominer, la haine, la rivalité, la vengeance…
A cette triste liste, il ajouterait sans doute le mal et le scandale qui résultent des divisions entre les Églises chrétiennes.

Le texte d’aujourd’hui, comme tout texte biblique, est d’abord et avant tout une révélation de Dieu et de son projet pour nous.
Les derniers mots de la première lecture rappellent ce projet de Dieu : « pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre » (Isaïe 49, 6). Une fois de plus, la Bible nous dit que le projet de Dieu est un projet de paix, de salut, de bonheur et qu’il concerne l’humanité tout entière. Jean Baptiste désigne Jésus comme « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde », parce que par lui ce projet de salut et de paix devient possible.
Voilà l’histoire d’un ouvrier que l’on pourrait appliquer à des milliers de personnes à travers les siècles : « Un jour, un homme qui aimait se moquer des chrétiens, demanda à un compagnon de travail : André, peut tu m’expliquer comment Jésus a fait pour changer l’eau en vin ? André répondit : Je ne peux pas t’expliquer comment il a fait pour changer l’eau en vin, mais je sais qu’il y a une dizaine d’années, j’étais un alcoolique détestable, violent avec ma femme et mes enfants, je dépensais plus de la moitié de mon salaire en boisson et ma famille n’avait pas assez pour vivre. Un ami m’a aidé et il m’a parlé de Jésus. Petit à petit, je suis devenu un travailleur honnête et pacifique et un bon père de famille aimant et chaleureux. Je ne peux pas t’expliquer comment Jésus a changé l’eau en vin, mais je peux te raconter comment il a changé l’alcoolique que j’étais en bon père de famille. Pour moi, Jésus a vraiment été « l’agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde », l’agneau de Dieu qui a enlevé mon péché à moi ! ».

Aujourd’hui quand un enfant chrétien pose à son père la question : Où est l’agneau pour l’holocauste ?, son père peut indiquer l’autel de l’église et lui dire : " Voici l’agneau de Dieu qui enlève les pèches du monde... heureux les invités au repas du Seigneur ! ".
Jésus est le véritable agneau de Dieu qui veut nous sauver, nous libérer du poids de nos péchés et nous redonner la paix... Ouvrons-lui les portes de notre cœur !

Amen.










 

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