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Homélie pour le 3ème dimanche de Carême 2017 (EA)

  Publié le dimanche 19 mars 2017 , par Philippe Roy

La Samaritaine-la soif divine.

Aujourd’hui Jésus anticipe l’œuvre du salut qu’il allait accomplir sur la Croix. Jésus a une forte soif de notre bonheur. Il n’attend pas l’heure de boire la coupe de la Passion pour nous racheter et pour nous donner la Vie.


La première chose à définir, pour mieux comprendre le message de la liturgie, est toujours le thème central ; en ce troisième dimanche de Carême, le sujet qui donne une unité aux lectures de ce jour est la soif divine.

La première lecture nous rappelle la soif matérielle du peuple juif dans le désert. La soif n’est pas facile à supporter, en fait, même s’il avait vu les exploits de Dieu en Égypte et au passage de la Mer Rouge, devant la souffrance de la soif, il s’est rebellé, a murmuré à nouveau contre Dieu. Dieu, dans sa miséricorde infinie, lui pardonne ses péchés et lui donne à boire.

L’image de la soif matérielle est utilisée pour introduire le sujet de la soif divine, soif de notre salut.

Le psaume est une invitation à croire en Dieu, à écouter et vivre de sa Parole, et à ne pas faire comme nos pères au désert, qui l’ont tenté et provoqué.
Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.
 »

Dans sa lettre aux Romains, Saint Paul nous montre que l’amour de Dieu, assoiffé de notre amour, n’a pas de limite et qu’Il a fait tout, mais tout, pour nous sauver :
« Et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.  »
L’énorme et infinie soif de Dieu...

On arrive, ensuite à l’évangile, le cœur de la liturgie d’aujourd’hui : « Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire. »
On voit, dans ce très beau texte, un des paradoxes divins : Jésus a soif et demande de l’eau. Mais, en réalité, sa soif, son désir, son but c’est de donner lui-même à boire.

La soif de Dieu est une soif d’amour tellement puissante et mystérieuse, qu’Il peut nous donner de l’Eau vive, l’Esprit Saint, pour calmer à jamais notre soif.
On peut faire le lien avec une autre partie de l’évangile de saint Jean, au moment de la mort de Jésus, qui nous confirme et explicite ce désir intense du cœur du bon Jésus : « Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l’Écriture fût accomplie : J’ai soif... S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ; mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau. » (Jn 19, 28. 33-34)

A nouveau nous voyons Jésus souffrir de la soif, mais de la mystérieuse soif de se donner entièrement, jusqu’au bout. Le soldat romain, inspiré par Dieu lui-même, ouvre son côté et fait sortir du cœur divin de Jésus l’eau du salut éternel.
En effet, l’Église a toujours vu dans ce signe, l’eau et le sang du côté du Christ, la naissance de l’église, les deux sacrements qui nous donnent la vie en faisant, en même temps, l’unité de l’église.

Nous pouvons maintenant nous poser la question : pourquoi cet Évangile pour le 3ème dimanche de Carême, au milieu de ce temps de pénitence ?

Tout d’abord, parce que à cette date on peut envisager clairement le but du Carême, c’est à dire : nous convertir à Dieu, reconnaître Jésus comme notre Messie et Sauveur, laisser notre vie de péchés et inviter Jésus chez nous pour qu’il fasse sa demeure dans notre cœur, comme les Samaritains l’ont fait. « Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours.  »
Ensuite, dans ce passage de l’évangile, Jésus nous donne à nouveau les armes pour notre combat spirituel, qui se passe surtout pendant le Carême.
La charité : nous voyons Jésus très désireux de se donner, d’aider, d’emmener tous les hommes vers son Père Céleste, en leur donnant à boire de l’Eau Vive.
La Pénitence : il faut se réconcilier avec Dieu. Jésus touche le cœur de la femme samaritaine on lui montrant ses péchés, pour qu’elle arrive à se repentir et changer de vie. Et Jésus se sacrifie pour la conversion de ce village, en se privant de la nourriture. « Entre-temps, les disciples l’appelaient : Rabbi, viens manger. Mais Il répondit : pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas ».
La Prière : Jésus nous invite à manger la vrai nourriture spirituelle, à vivre de la Parole de Dieu, laquelle est la principale source de notre prière, parce qu’elle nous révèle la volonté du Père. « Jésus leur dit : ma nourriture c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre ».

Aujourd’hui le bon Jésus anticipe l’œuvre du salut qu’il allait accomplir sur la Croix. Jésus a une forte soif de notre bonheur. Il n’attend pas l’heure de boire la coupe de la Passion pour nous racheter et pour nous donner la Vie, la source d’Eau vive de son cœur jaillissant pour la vie éternelle.

Que notre Mère, la Sainte Vierge, nous accorde la grâce de nous convertir définitivement à Dieu, par la prière, les sacrifices et la charité ; de telle façon qu’on puisse calmer la terrible soif du Cœur de Jésus, soif de notre amour, soif de nous voir heureux pour toujours auprès de Lui dans les demeures éternelles.

Ainsi soit-il.










 

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