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Homélie pour le 3ème dimanche de Pâques 2017 (EA)

  Publié le dimanche 30 avril 2017 , par Philippe Roy

La Résurrection et l’Eucharistie.

L’expérience de l’amour de Jésus Eucharistie peut changer nos vies et, par notre rayonnement, changer le monde, comme ont pu le faire les apôtres en leur temps.


Nous célébrons aujourd’hui le 3ème dimanche de Pâques. Le temps Pascal est, hors le temps ordinaire, le temps liturgique le plus long. Et ceci n’est pas sans raison car le message de Pâques est absolument central dans notre foi. En effet, les apôtres, au moment de choisir celui qui allait remplacer Judas, ont bien déclaré : « Il faut donc que, parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu avec nous, depuis le baptême de Jean jusqu’au jour où il a été enlevé du milieu de nous, il y en ait un qui nous soit associé comme témoin de sa résurrection ».
Donc, notre mission comme chrétiens et apôtres de Jésus consiste surtout à être “les témoins de la résurrection de Jésus”. C’est pour cela que nous devons nous imprégner de la joie et de la vie du Christ ressuscité, pour pouvoir en témoigner.

Comment le faire ? Comment pouvons-nous arriver à vivre véritablement dans la grâce et la joie de la Résurrection ?
L’évangile de ce dimanche nous donne une piste et vient à notre aide. Nous avons entendu : «  Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards ».
Les disciples d’Emmaüs ont pu reconnaître Jésus ressuscité lorsqu’il a fait la fraction du pain, c’est-à-dire qu’ils l’ont reconnu dans l’Eucharistie. Ensuite, ils ont été capables d’en témoigner devant les autres apôtres et devant le monde entier.
Cela peut paraître un peu mystérieux, mais il y a un lien très étroit entre la Résurrection et l’Eucharistie et entre l’Eucharistie et la mission de l’Eglise. L’Eucharistie est le sacrement de la mort et de la résurrection de Jésus. Chaque fois qu’on célèbre la Messe, on renouvelle la Pâques de Jésus, c’est cela qu’on proclame à la fin de la consécration : «  nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ».
Donc, il nous faut profiter de ce temps Pascal pour grandir dans la connaissance et l’amour de l’Eucharistie.
Il nous faut absolument nous transformer en des hommes et des femmes eucharistiques, des vrais amateurs et adorateurs de Jésus caché dans l’hostie, pour devenir les apôtres et les témoins de la Résurrection de Jésus, de l’amour infini de notre bon Dieu pour chacun de nous.

Nous pouvons nous rappeler ici l’histoire très connue du Curé d’Ars.
Lorsque Saint Jean-Marie Vianney arriva à Ars, petit village inconnu, l’un des habitants lui dit avec amertume : « Ici, il n’y a plus rien à faire. » «  Ce qui veut dire, répondit le nouveau pasteur, que tout est à faire  ». Et il se mit aussitôt au travail.
Mais que faisait-il ? Il se levait à deux heures du matin et se mettait à prier près de l’autel dans l’obscurité de l’église. Il récitait l’office, faisait sa méditation et se préparait pour la célébration de la Sainte Messe. Après la Messe, il faisait son action de grâces puis il restait en prière jusqu’à midi, toujours à genoux à même le sol sans aucun appui, son chapelet en main et le regard fixé sur le tabernacle. Cela durait de longs moments.
Puis, vint le temps où il dut commencer à modifier son horaire et il en arriva à transformer radicalement l’ensemble de ses activités. Jésus Eucharistie et la Vierge Marie attiraient petit à petit les âmes dans cette pauvre paroisse, jusqu’à ce que l’église devienne trop petite pour accueillir les foules et que, devant le confessionnal, s’allonge une file interminable de pénitents. Le saint curé fut obligé de confesser 15 à 18 heures par jour !
Comment cette transformation se fit-elle ? Une pauvre église, un autel désert, un tabernacle abandonné, un vieux confessionnal, un prêtre dépourvu de moyens humains et considéré comme peu doué. Comment tout cela pouvait-il se réaliser ?

Chacun de nous peut répondre très facilement.
Aujourd’hui nous sommes tous appelés et invités à centrer à nouveau toute notre vie sur Jésus Eucharistie.
L’expérience de son amour jusqu’à la folie peut changer nos vies et, par notre rayonnement, changer le monde, comme ont pu le faire les apôtres (et ce n’était que douze hommes) en leur temps.
Saint Pierre nous exhorte à prendre conscience de notre vocation : nous avons reçu des grâces extraordinaires et une mission pour tous : « Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde  ».

Pour pouvoir annoncer les merveilles de Dieu, il nous faut, comme les disciples d’Emmaüs, rester avec Jésus. Lui a déjà décidé de rester avec nous... Il est là. Nous sommes les témoins de son Amour. Réfléchissons aujourd’hui, examinons notre relation avec l’Eucharistie. Comment est notre amour envers le très saint Sacrement ? Combien de temps passons-nous devant lui, en l’adorant ? Et combien de temps passons-nous devant l’ordinateur ou à utiliser notre portable ? Quels efforts faisons-nous pour purifier notre cœur, pour recevoir plus dignement la Sainte Communion ?
Voulons-nous vraiment changer nos vies, vaincre nos défauts, conquérir quelques vertus, enfin, devenir des saints ? Souhaitons-nous, en même temps, changer le monde, faire parvenir le Royaume de paix et d’amour de Jésus Christ dans ce monde.
Tout cela est tout à fait possible.
Mais en quoi ou mieux en qui mettons-nous notre espoir ?

Aujourd’hui demandons de tout notre cœur à notre Mère du Ciel, la très Sainte Vierge Marie la grâce d’orienter notre vie vers l’Eucharistie, de grandir dans la foi et l’amour pour Jésus Hostie, prisonnier de notre Amour.

Ainsi soit-il.










 

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