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Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (1, 37)

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Homélie pour le 4ème dimanche de Carême 2017 (EA)

  Publié le dimanche 26 mars 2017 , par Philippe Roy

L’aveugle né.

Sans la lumière de la foi nous serions pratiquement aveugles. La lumière de Jésus-Christ doit éclairer toute notre vie. Cette lumière doit briller par la sainteté de notre vie afin qu’elle attire ceux qui ne la connaissent pas encore. Ceci suppose une conversion et une charité croissante. Surtout en cette dernière étape du temps de Carême.


Réjouis-toi, Jérusalem !
On appelle le quatrième dimanche de Carême en latin : “Laetare” , c’est-à-dire le dimanche de la joie, de l’allégresse.
Pourquoi ?
Nous sommes à la moitié de notre chemin vers Pâques, l’Église nous invite à la joie, à nous réjouir en regardant la fin du chemin, pour que nous ne tombions pas dans la tristesse à cause de la fatigue et de la difficulté de ce temps de pénitence. Mais aussi, on se réjouit en contemplant les effets du Baptême : l’onction de l’Esprit-Saint et la lumière du Christ Ressuscité. La lumière est toujours source de joie, elle nous permet de voir, de contempler, d’apprécier les réalités visibles. La vue, la capacité de voir, est quelque chose de très précieux pour tout le monde.
Depuis toujours l’Église baptise les adultes à Pâques, et c’est pour cela que, lorsque l’on se prépare pour Pâques à recevoir (ou renouveler) le baptême, l’on médite sur les effets du baptême dans notre âme : l’onction du Saint-Esprit et la présence lumineuse de Jésus ressuscité, qui nous emplit de joie et de paix.
Donc aujourd’hui il faut chanter : réjouis-toi, Jérusalem, réjouis-toi oh mon âme !

Dans la première lecture : Dieu envoie son serviteur Samuel pour choisir et oindre celui qui va être son roi.
« Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Lors du baptême on reçoit l’Esprit-Saint par l’onction de l’huile sainte, le saint-chrême. Et c’est justement la présence de Dieu dans notre âme la véritable cause de notre joie, de notre paix, du vrai bonheur sur la terre. Dans ce temps de Carême il faut essayer de renouveler dans notre âme la grâce, l’onction reçue le jour de notre baptême, afin que l’Esprit-Saint puisse agir en nous librement, nous donner la joie et fructifier pour la vie éternelle. Comme on a parlé de David à la fin de la lecture : «  Samuel prit la corne pleine d’huile, et donna à David l’onction au milieu de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là  ».

Dans l’Evangile de Saint Jean, comme dans la lettre de saint Paul aux Ephésiens, on voit le signe de la lumière dans les paroles et dans les gestes de Jésus. Jésus, lui-même, se présente comme la lumière du monde : « Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde ». Ainsi on peut très bien comprendre comment Lui, en tant que lumière, produit la joie et la clarté en tous ceux qui le reçoivent.
Jésus est cause d’une grande joie pour cet aveugle de naissance à qui il donne la vue corporelle et spirituelle. L’aveugle a cru et il a reçu la lumière du Christ. Par contre, les pharisiens, qui se croyaient dans la lumière et dans la sagesse, sont restés aveugles à cause de l’endurcissement de leurs cœurs et de leurs péchés.
En effet, « Les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme, qui maintenant voyait, avait été aveugle. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents »

Comme elle est nécessaire la lumière du Christ pour voir la réalité dans sa vraie dimension ! Sans la lumière de la foi nous serions pratiquement aveugles. Nous avons reçu la lumière de Jésus-Christ et il faut que cette lumière éclaire toute notre vie. De plus, cette lumière doit briller par la sainteté de notre vie afin qu’elle attire ceux qui ne la connaissent pas encore. Tout ceci suppose une conversion et une charité croissante. Surtout en ce temps de Carême, et en cette dernière étape.
Saint Léon le Grand disait : « Mes bien-aimés, tous les temps conviennent pour réaliser ce bien de la charité, mais le carême nous y invite plus spécialement ».

Une seule chose peut nous séparer de la lumière et de la joie que nous donne le Christ c’est le péché, c’est-à-dire vouloir vivre loin de la lumière du Seigneur. Malheureusement, beaucoup, souvent nous-mêmes, s’enfoncent dans le chemin ténébreux du péché et perdent la lumière et la paix. Saint Augustin, en partant de sa propre expérience, affirmait qu’il n’y a rien de plus malheureux que le bonheur de ceux qui pèchent.

La Pâque est proche et le Seigneur veut nous faire partager toute la joie de sa résurrection. Préparons-nous à la recevoir et la célébrer. « Va te laver… » (Jn 9,7), nous dit Jésus. Allons nous laver dans les eaux purificatrices du sacrement de la pénitence. Là nous trouverons la lumière et la joie et nous nous préparerons de la meilleure manière à recevoir la Pâque.

Que Marie, Mère de Jésus ressuscité, et donc « cause de notre joie », nous guide toujours sur le chemin de l’amitié avec Dieu : de la prière constante, la pénitence humble et la miséricorde joyeuse.

Ainsi soit-il.










 

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