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Homélie pour le 5ème dimanche de Carême 2017 (EA)

  Publié le dimanche 2 avril 2017 , par Philippe Roy

La résurrection de Lazare

Avant les grandes fêtes pascales, approchons-nous de la Miséricorde infinie de Jésus, accessible à tous dans le sacrement de la réconciliation, pour être libérés de l’esclavage du péché.


Aujourd’hui, dans ce 5eme dimanche de Carême nous écoutons la“ voix de la foi” dans la bouche de Marthe, sœur de Lazare. Jésus répond : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ».
Voilà la véritable nouveauté, qui surgit et franchit toutes les barrières ! Le Christ abat le mur de la mort, en Lui habite toute la plénitude de Dieu, qui est la vie, la vie éternelle.
C’est pourquoi la mort n’a pas eu de pouvoir sur lui et la résurrection de Lazare est le signe de sa domination totale sur la mort physique, qui devant Dieu est comme un sommeil.

Raviver la foi dans la divinité et le pouvoir de Jésus avant de le voir mourir et subir la Passion.
La résurrection de Lazare préfigure celle du Christ, que nous allons commémorer bientôt. Jésus dit à Marthe qu’Il est la « résurrection et la vie » ( Jn 11,25). A nous tous Il demande : « Crois-tu cela ?  » (Jn 11,26). Croyons-nous que, par le baptême, Dieu nous a accordé une vie nouvelle ? Croyons-nous que cette vie divine dans notre cœur, la grâce, est le plus grand trésor qu’il faut protéger et pour lequel nous devons être disposés à donner notre propre vie physique, s’il le faut ?
Ce n’est pas autre chose qu’ont fait les martyrs. C’est notre premier engagement, celui du baptême, lorsque l’on est consacré entièrement à Dieu et que l’on a renoncé au diable.

Donc, aujourd’hui la méditation de la résurrection de Lazare doit nous aider à augmenter et affirmer la foi en Dieu, le seul qui peut nous donner la vraie vie.
En marche vers la Pâques de Jésus, qui a été la plus grande manifestation de sa puissance, il faut raviver notre espérance, qui s’appuie non sur une utopie future, incertaine et fausse, mais sur un fait : « C’est vrai ! Jésus est le Seigneur, il est notre Salut, il est capable de nous ressusciter ! »
Avant de voir et d’accompagner le Christ pendant les jours terribles de sa Passion, ravivons notre foi en Lui. Oui, il doit souffrir et mourir, mais il ne va mourir que pour ressusciter et vaincre la mort à jamais.

Le deuxième enseignement d’aujourd’hui est sur la véritable liberté.
Jésus commande : « Déliez-le, et laissez-le aller » (Jn 11,34). La rédemption nous a libéré des chaînes du péché, dont tous nous pâtissions. Le seul esclavage possible pour un chrétien, pour un fils de Dieu, est celui du péché.
Avant les grandes fêtes pascales, approchons-nous de la Miséricorde infinie de Jésus, accessible à tous dans le sacrement de la réconciliation, pour être libérés de l’esclavage du péché. Décidons-nous à couper les liens qui nous attachent encore aux péchés, aux vices. Convertissons-nous totalement à Dieu, une fois pour toutes, sans rien laisser dans notre cœur qui ne Lui appartienne.
Le Pape Léon le Grand disait : « Les erreurs ont été vaincues, les puissances subjuguées et le monde a gagné un nouveau commencement. Car si nous souffrons avec Lui, avec Lui nous règnerons (cf. Rm 8,17). Ce gain n’est pas seulement préparé pour ceux qui, au nom du Seigneur, sont torturés par les sans-dieu. Car tous ceux qui servent Dieu et vivent en Lui sont crucifiés dans le Christ et dans le Christ obtiendront la couronne ».

Si l’on fait vraiment les efforts pour se détacher de ce monde qui passe, de toutes ses passions désordonnées et de ses concupiscences, par la grâce de Dieu on arrivera à bénéficier de la liberté des enfants de Dieu, de la paix et du plus grand bonheur possible ici-bas.

Chrétiens, nous sommes, dès ici-bas, appelés à vivre cette nouvelle vie surnaturelle qui nous rend capables de croire à notre chance : toujours disposés à rendre raison de notre espérance à quiconque nous le demande (1P 3,15).
Il faut donc continuer, avec beaucoup de joie et d’espérance, notre chemin de Carême, en accompagnant Jésus par la prière, la pénitence et la charité pour arriver à Pâques avec un cœur léger, libre et plein d’amour.

Plaçons aussi notre espérance en Marie, Mère de Jésus-Christ et notre Mère, icône de l’espérance : au pied de la Croix, elle espéra contre toute espérance et fut associée à l’œuvre de son Fils.
Qu’Elle nous bénisse et nous affermisse dans la foi.

Ainsi soit-il.










 

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