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Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (1, 37)

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Homélie pour le 5ème dimanche de Pâques 2017 (EA)

  Publié le dimanche 14 mai 2017 , par Philippe Roy

Fatima nous rappelle "le Chemin, la Vérité et la Vie".

Le Rosaire nous fait marcher sur le Chemin, qui est le Christ, nous rappelle toute la Vérité de notre salut éternel et nous ouvre les portes du Ciel.


Dans l’Evangile, nous venons d’écouter de la bouche de Jésus, Lui-même :
« Je pars vous préparer une place. Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi » (Jn 14,3).
Ces paroles de Jésus, non seulement donnent aux disciples une autre perspective du futur mais les invitent également à rester fidèles au chemin commencé avec le bon Jésus. Afin de partager avec le Seigneur sa vie glorieuse, ils doivent partager également le chemin qui mène à Jésus et au Père.
Avec l’apôtre Thomas, nous pouvons interpeller Jésus :
« Seigneur, nous ne savons pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? » (Jn 14,5).
Jésus nous répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu » (Jn 14,6-7).
Jésus ne propose pas un chemin facile, c’est clair, mais il montre le chemin. Plus encore, Il se fait lui-même le chemin qui va vers le Père, lui-même par l’Eucharistie se fait le pain de la route, notre soutien et viatique, lui-même par sa résurrection se fait le Chemin pour nous guider, lui-même avec le don du Saint Esprit nous donne courage et force pour ne pas défaillir sur la route : « Ne soyez donc pas bouleversés » (Jn 14,1).
Dans cette invitation que nous fait Jésus, d’aller vers le Père, par lui, avec lui et en lui, se révèle son désir le plus intime et sa mission la plus profonde, comme l’affirme saint Grégoire de Nysse : « Lui qui s’est fait homme pour nous, en étant le Fils unique, veut faire de nous ses frères, et pour cela, il amène jusqu’au Père son humanité afin d’emporter avec lui tous ceux de la même race ».

Aujourd’hui, donc, il faut regarder le bon Jésus : le Chemin à parcourir, la seule Vérité à proclamer, notre véritable Vie à aimer et à partager.

En second lieu, je voudrais que nous réfléchissions ensemble sur le grand événement que nous avons célébrer le 13 mai : le centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima.
Fatima a bouleversé le monde entier. Aujourd’hui, 100 ans après, on continue à en voir les fruits : la dévotion au Cœur Immaculée présente partout, les petits bergers (François et Jacinthe) canonisés, les milliards de pèlerins qui ne cessent d’aller à Fatima pour être aussi témoins de la grâce de la visite de Notre Dame, notre maman du Ciel. On peut se demander pourquoi ? Qu’y a-t-il d’extraordinaire dans le message de Fatima ?

Quand on lit les messages donnés par la Vierge Marie, on se rend compte qu’il n’y a rien de nouveau, rien d’extraordinaire.
En effet, Notre Dame est venue pour nous rappeler l’Evangile. Nous rappeler ce que nous avons écouté aujourd’hui : le seul chemin pour la paix, la seule vérité qui peut nous sauver et l’unique vie qui ne périra jamais c’est Jésus-Christ. Il n’y en a pas d’autre.
Que disait-elle dans les messages ? Tout est résumé dans le deuxième message de l’Ange de Portugal, qui est apparu en 1916 aux petits bergers, pour préparer la venue de la Mère de Dieu : « Priez, priez beaucoup ! Les saints Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez sans cesse au Très-Haut des prières et des sacrifices… De tout ce que vous pourrez, offrez un sacrifice en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé et de supplication pour la conversion des pécheurs ».

Donc, l’essentiel du message c’est : la prière, les sacrifices et la réparation.
Aujourd’hui je voudrais m’arrêter seulement sur la première demande : le Rosaire, le chapelet.
La Vierge Marie dans toutes les apparitions, de mai à octobre 1917, va demander instamment aux petits de prier le chapelet, en accompagnant cette demande de grandes promesses : la paix, la réparation des offenses, le pardon des péchés, la possibilité d’aller au Ciel (à François).
C’est la seule à avoir été faite à chaque apparition :
13 mai : « Récitez le chapelet tous les jours pour obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre ».
13 juin : « Je veux … que vous disiez le chapelet tous les jours ».
13 juillet : « Je veux … que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix dans le monde et la fin de la guerre ».
19 août : «  Je veux … que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours ».
13 septembre : « Continuez à réciter le chapelet pour obtenir la fin de la guerre ».
13 octobre : « Que l’on continue toujours à dire le chapelet tous les jours  ».

Vous me direz, mais où dans l’évangile, Jésus nous dit-il qu’il faut prier le chapelet ? Apparemment le chapelet n’a rien à voir avec le message d’évangile. Et pourtant, je vous dirai que le chapelet est une prière très évangélique.
On répète le Notre Père, la seule prière que Jésus lui-même nous a laissé ; on récite cinquante fois l’Ave Maria, qui recueille les paroles que Dieu a adressé à la Vierge Marie et par lesquelles Elle est devenue la Mère de Dieu ; on glorifie Dieu et la Très Sainte Trinité du commencement jusqu’à la fin des temps.
Egalement pendant cette prière, au cours des Ave Maria, on se rappelle tous les mystères de la Vie de Jésus et de la Vierge Marie, c’est-à-dire qu’on se rappelle tout l’Evangile.

Pour tout cela et pour beaucoup plus, le Rosaire, le chapelet est une prière très puissante, le délice de Notre Dame, une arme divine pour le bon combat pour la foi, pour sauver les pécheurs, pour contempler le Mystère du Christ, pour obtenir toutes les grâces du Ciel, dont nous avons besoin.
Aujourd’hui écoutons-nous notre Mère du Ciel qui nous invite à nouveau à vivre et reprendre cette pratique, simple et, en même temps, très profonde et contemplative.
Le Rosaire nous fait marcher sur le Chemin, qui est le Christ, nous rappelle toute la Vérité de notre salut éternel et nous ouvre les portes du Ciel. Comme la Belle Dame l’a dit à Lucie dans la première apparition : «  Oui, François lui aussi ira au Ciel, mais avant il devra prier beaucoup de chapelets  ».

Aujourd’hui demandons de tout notre cœur à notre Mère du Ciel, la très Sainte Vierge Marie la grâce d’orienter notre vie vers l’Eucharistie, de grandir dans la foi et l’amour pour Jésus Hostie, prisonnier de notre Amour.

Ainsi soit-il.










 

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