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Homélie pour le 7ème dimanche de Pâques 2017 (JGA)

  Publié le samedi 3 juin 2017 , par Philippe Roy

A la fin, Son Cœur Immaculé triomphera.

Cette homélie est un résumé de la conférence du Professeur Roberto di Mattei, prononcée à Washington le 27 mars 2017.


Tout comme dans la vie des hommes, les anniversaires sont célébrés dans la vie des peuples. Et l’année 2017 est pleine d’anniversaires ; ce ne sont toutefois pas tous des anniversaires qui méritent un gâteau avec des bougies.
L’anniversaire le plus mentionné a été celui de Martin Luther. Cinq cents ans se sont écoulés depuis le 31 octobre 1517 quand Luther afficha ses quatre-vingt-quinze thèses sur la porte de la grande Cathédrale de Wittenberg. C’est une action qui mettra en mouvement la Réforme Protestante et qui marquera la fin de la Chrétienté Médiévale.
Deux siècles plus tard, le 29 juin 1717, la Grande Loge de Londres a été fondée. Cet événement est considéré comme la naissance de la Franc-Maçonnerie moderne qui, à son tour, est directement reliée à la Révolution Française. Les Loges Maçonniques, en effet, ont été les laboratoires intellectuels et opérationnels dans lesquels la Révolution de 1789 a éclos. Le 26 octobre ou le 7 novembre 1917, selon que le calendrier Grégorien ou Julien est retenu, le Parti Bolchevique de Lénine et de Trotsky occupait le Palais d’Hiver à Saint- Pétersbourg. Ainsi, la Révolution Russe est entrée dans l’histoire et a encore à la quitter.

1517, 1717 et 1917 sont alors trois dates symboliques, trois événements qui font partie d’un processus unique. Pie XII, dans son discours aux hommes de l’Action Catholique, le 12 octobre 1952, l’a résumé comme ceci : «  Le Christ, oui, l’Église, non ; (La Révolution Protestante contre l’Église) ; ensuite Dieu, oui, le Christ, non ; (La Révolution Maçonnique contre les principaux mystères du Christianisme) ; enfin le cri impie : Dieu est mort ou plutôt : Dieu n’a jamais existé (la Révolution Communiste athée). Et ici, conclut Pie XII , c’est la tentative d’échafauder la structure du monde sur des fondations que nous n’hésitons pas à souligner comme les principales responsables du danger qui menace l’humanité ».

Trois étapes d’un processus unique qui atteint maintenant son apogée. L’Église a appelé la Révolution, avec un R majuscule, pour décrire son essence métaphysique et historique et son importance séculaire.
Pourtant, cette année, il y a un quatrième anniversaire qui, jusqu’à présent, a été très peu discuté. L’Année 2017 est aussi le premier centenaire des apparitions de Fatima et c’est à la lumière du message de Fatima que je propose d’examiner les trois Révolutions qui sont commémorées cette année.

Le message de Fatima est non seulement un message anti-communiste ; il est également un message anti-libéral et anti-Luthérien comme les erreurs de la Russie descendent des erreurs de la Révolution Française et du Protestantisme.
Le 13 mai 1917, à la Cova da Iria, un endroit isolé de roches et d’oliviers, près du village de Fatima au Portugal, « une dame vêtue de blanc plus brillant que le soleil, irradiant des rayons de lumière, clairs et plus forts qu’un verre de cristal rempli d’eau la plus pétillante, transpercée par des rayons brûlants du soleil » est apparue à trois enfants qui veillaient sur leurs brebis, Francesco et Jacinta Marto et leur petite cousine Lucia dos Santos.
Cette dame se révèle comme la Mère de Dieu, chargée d’un message pour l’humanité comme Elle l’avait fait auparavant à Paris, rue du Bac en 1838 et à Lourdes en 1858. Notre-Dame a donné rendez-vous aux trois pastoureaux le 13 de chaque mois jusqu’au 13 octobre. Il y a eu six apparitions. La dernière apparition terminée par un grand miracle atmosphérique, un sceau miraculeux du Ciel. « La danse du soleil » vue par des milliers de personnes qui ont pu le décrire en détail et qui a été vue même à 40 km de distance.

L’histoire du 20ème siècle, jusqu’à nos jours, a vu la lutte entre les enfants de la Lumière et les enfants des ténèbres. Les premiers se nourrissent de ce que l’on pourrait appeler l’esprit de Fatima ; les seconds de l’esprit du prince des ténèbres, qui au XXe siècle s’est manifesté surtout sous la forme du Communisme et de ses métamorphoses.

Avant d’être un endroit, Fatima est un message. Le message révélé par Notre-Dame de Fatima contient trois parties, appelées secrets, qui constitue une forme organique, un tout cohérent. La première est une vision terrifiante de l’enfer dans lequel les âmes des pécheurs sont précipitées ; la miséricorde du Cœur Immaculé de Marie contrecarre cette punition et est le remède suprême offert par Dieu à l’humanité pour le salut des âmes.
La deuxième partie implique une alternative historique dramatique : la paix, le résultat de la conversion du monde et la réalisation des demandes de Notre Dame ou bien un terrible châtiment attendra l’humanité si elle reste obstinée dans ses voies de péché. La Russie serait l’instrument de ce châtiment.
La troisième partie, divulguée par le Saint- Siège en juin 2000, étend cette tragédie à la vie de l’Église, en offrant une vision du Pape, des évêques, des religieux et des laïcs tués soudainement par des persécuteurs.

L’antidote à la dictature du relativisme est la pureté doctrinale et morale du Cœur Immaculé de Marie. Ce sera Notre-Dame, et non les hommes, qui va détruire les erreurs qui nous menacent. Le Ciel, cependant, a demandé une collaboration concrète de l’humanité.
« A la fin mon Cœur Immaculé triomphera », dit Notre Dame aux trois enfants le 13 juillet 1917. Le triomphe du Cœur Immaculé de Marie, qui est aussi le Règne de Marie annoncé par beaucoup d’âmes privilégiées, n’est rien d’autre que le triomphe dans l’histoire de l’ordre naturel et chrétien, préservé par l’Église. Notre-Dame a annoncé ce triomphe comme le résultat final d’une longue épreuve, de jours tragiques de pénitence et de lutte, mais aussi d’une immense confiance en Sa promesse.
C’est la parole de Marie, c’est la promesse de la Sainte Vierge : son Cœur Immaculé triomphera ! Nous n’avons pas le droit de tomber dans le découragement ou la tristesse, nous n’avons pas le droit pour ne pas travailler : nous devons croire, aimer et travailler, collaborer avec Marie, avec le cœur plein d’espérance. Chapelet quotidien, sacrifices, pénitence, consécration de notre vie à Marie, pratique sacramentelle, dévotion réparatrice des cinq premiers samedis de chaque mois... voilà ce qu’attend le Ciel de nous. Rappelons-nous : son Cœur Immaculé triomphera !

Tournons-nous alors vers Elle, en ce centenaire de ses apparitions, en lui demandant de hâter ce temps, faisant de nous des instruments à notre époque, pour Sa victoire contre la Révolution : super Revolutionem victoria in diebus nostris, qui est équivaut à dire : A la fin, Son Cœur Immaculé triomphera.

Ainsi soit-il.










 

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