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Homélie pour le dimanche de Pâques 2017 (EA)

  Publié le dimanche 16 avril 2017 , par Philippe Roy

Ressusciter avec Lui.

Si dans notre cœur il n’y a rien qui s’oppose à Dieu et à ses commandements, alors nous serons réellement morts avec le Christ, et nous participeront toujours à la vie de Jésus ressuscité.


Nous célébrons aujourd’hui la Résurrection du Seigneur. La fête de Pâques est la plus importante de toute l’année liturgique. Elle est une fête de lumière : Jésus ressuscité nous illumine, met en nos cœurs une immense joie, une grande espérance et les remplit d’amour.

Résurrection de Jésus, lumière de la révélation.
L’Évangile rapporte les événements du matin de Pâques. Marie Madeleine qui se rend au sépulcre très tôt, alors qu’il faisait encore nuit. Marie est pleine d’amour, elle veut veiller sur la tombe de son Sauveur, de son Seigneur. Mais aussi, elle est pleine de souffrance et de douleur. La Passion et la mort du bon Jésus étaient pour elle la fin.
En arrivant au tombeau, elle a une surprise : elle se rend compte que la pierre a été enlevée du sépulcre.
Tout le passage de l’Évangile veut nous faire comprendre que la Résurrection est un événement inattendu pour les disciples eux-mêmes. Personne, sauf la Vierge Marie, n’attendait la Résurrection de Jésus. Ils n’avaient pas compris les prédictions de Jésus au sujet de sa Résurrection.

Il faut en effet reconnaître que toutes ces prédictions n’étaient pas parfaitement explicites. Jésus parlait de « se relever » que l’on n’interprète pas nécessairement dans le sens de “ressusciter”. Il parlait de « se réveiller » et les disciples ne comprenaient pas à quoi se référaient ces paroles. C’est pourquoi ils ne sont absolument pas préparés à la Résurrection du Seigneur.

Voyant la pierre enlevée, Marie Madeleine n’en conclut pas que le Seigneur est ressuscité, mais que « l’on a enlevé le Seigneur de son tombeau ». Pour elle, la Résurrection est une chose impensable. Jésus est mort. Il ne peut pas sortir seul du tombeau. Il a donc été enlevé et «  nous ne savons pas où on l’a mis  ». C’est une violation du sépulcre. Telle est la conclusion à laquelle arrive Marie. Elle court rapporter la chose aux disciples qui se rendent immédiatement au sépulcre afin de vérifier son récit.
Les deux disciples, Pierre et Jean, arrivent au tombeau ; et dit l’Évangile : « Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place ». Tout cela est véritablement bizarre, qu’est-ce que cela peut bien signifier ? Si des malfaiteurs avaient enlevé le corps de Jésus ils auraient certainement pris avec eux les linges et le suaire. Ils n’auraient pas laissé tout ça bien arrangé et plié à sa place.
Lorsque l’autre disciple entre dans le sépulcre, il voit lui aussi les linges et le suaire, et il a comme une illumination . Il comprend : le corps de Jésus n’a pas été volé. Jésus a repris vie : une vie différente de la vie terrestre, une vie dans laquelle les linges et le suaire n’ont plus aucune utilité. L’autre disciple « vit, et il crut ».

L’évangéliste observe par la suite : «  Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts ». Jean veut nous faire comprendre que la Résurrection de Jésus éclaire et illumine l’Écriture. C’est seulement après cet événement que les disciples ont compris ce que voulait réellement dire l’Écriture et ce que signifiaient les prédictions de Jésus.
Jésus ressuscité est source de lumière, surtout sa Résurrection révèle le sens de sa Passion. Sans la Résurrection, la Passion de Jésus apparaîtrait comme un événement dramatique, un terrible échec, une fin sans espérance. La Résurrection donne toute sa valeur à la Passion, démontre qu’elle n’est pas une défaite, mais une victoire, la victoire de l’amour. Le Bon Pasteur a donné sa vie pour ses brebis ( Jn 10, 11). Comme le dit Jésus, «  il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis  » (Jn 15, 13).
Jésus a vécu sa Passion avec amour et c’est pourquoi il a obtenu la Résurrection.
Nous devons apprendre aussi à vivre nos souffrances, nos échecs, nos morts quotidiens avec beaucoup d’espérance et d’amour, en regardant la résurrection future, la victoire de la vie, qui a maintenant le dernier mot.

Aujourd’hui, fête de Pâques, le 16 avril 2017, nous sommes tous appelés à vivre dès maintenant la Résurrection de Jésus.
Saint Paul (Col 3, 1-4) nous dit clairement : « Vous êtes ressuscités avec le Christ  » . Ça c’est passé le jour de notre baptême, on a été enseveli par l’eau baptismale dans la mort de Jésus pour ressusciter aussi avec Lui.
C’est pour cela que la Résurrection est une réalité déjà présente, en premier lieu dans le Christ, mais aussi en nous même si on est uni au Christ. Il faut vivre comme des ressuscités et il nous faut être cohérents, c’est à dire, vivre en cherchant les réalités du Ciel et non pas celles de la terre. En nous efforçant à vivre de la foi, cherchant les choses d’en-haut avec plus de désirs que celles de la terre.
Si dans notre cœur il n’y a rien qui s’oppose à Dieu et à ses commandements, alors nous serons réellement morts avec le Christ, et nous participeront toujours à la vie de Jésus ressuscité.

Certains peuvent penser ou s’interroger : pourquoi notre corps doit-il encore mourir et pourquoi disons-nous dans le Credo qu’il y aura une résurrection de la chair à la fin des temps, si nous sommes déjà ressuscités ?
Notre résurrection maintenant c’est une vie en gestation. Après la mort, dans le Ciel, nous serons assurés de cette vie divine pour ne jamais plus la perdre. Nous ne pourrons plus pécher, nous serons établis pour toujours dans l’Amour de Dieu.
A la fin des temps, avec la résurrection des corps, s’ajoutera simplement quelque chose d’accidentel : notre corps participera aussi à la gloire de la vie céleste des ressuscités.
C’est ainsi que déjà nous possédons l’essentiel : par la foi et par les sacrements, Dieu vit en mon âme et je vis en Dieu. Le chrétien qui vit en grâce avec Dieu, possède le Ciel sur la terre. Et, plus il est conscient de la réalité de cette grandeur et de sa citoyenneté céleste, plus il sera heureux.

Que Marie, Mère de Dieu, et notre Mère à tous, nous accorde la grâce de vivre dès maintenant la vie du Ciel, pour participer déjà à la gloire et à la joie des bienheureux et de tous les saints.

Ainsi soit-il.










 

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