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Homélie pour le dimanche de la Miséricorde 2017 (EA)

  Publié le dimanche 23 avril 2017 , par Philippe Roy

« Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)

La Résurrection de Jésus est source de paix, d’union, d’amour et de joie. Elle n’enlève pas nos souffrances, les croix et les difficultés de la vie, mais, nous donne l’espérance de la vie éternelle, nous assure, par la foi, dans la récompense finale de tous nos sacrifices.


« Rendez grâce au Seigneur, car il est bon : éternelle est sa miséricorde » (Ps 118, 1). C’est notre chant en ce dimanche qui clôt l’octave de Pâques : un dimanche que saint Jean-Paul II a voulu consacrer à la divine miséricorde. En effet, le Christ ressuscité, qui apparaît aux apôtres au soir de Pâques, apporte la grande annonce de cette miséricorde, dont il leur confie le ministère : « Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. [...] Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jn 20, 21-23).
Le même pape nous donne la piste pour comprendre le lien entre les lectures de ce dimanche et la fête de la Miséricorde Divine : «  Avant de prononcer ces paroles, Jésus montre ses mains et son côté. C’est-à-dire qu’il montre les blessures de la Passion, en particulier la blessure du cœur, source d’où jaillit la grande vague de miséricorde qui se déverse sur l’humanité. […] Dans les diverses lectures, la liturgie semble désigner le chemin de la miséricorde qui, tandis qu’elle reconstruit le rapport de chacun avec Dieu, suscite également parmi les hommes de nouveaux rapports de solidarité fraternelle  » .

Dans la première lecture on voit les effets de la Résurrection de Jésus, c’est à dire, la paix, la joie et l’amour fraternel au sein de la première communauté chrétienne. Saint Luc témoigne de cela : « Tous les croyants vivaient ensemble et ils avaient tout en commun ; ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous en fonction des besoins de chacun. Chaque jour, d’un même cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple, ils rompaient le pain dans les maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ; ils louaient Dieu  ».

La Résurrection de Jésus est source de paix, d’union, d’amour et de joie. Elle n’enlève pas nos souffrances, les croix et les difficultés de la vie, mais, nous donne l’espérance de la vie éternelle, nous assure, par la foi, dans la récompense finale de tous nos sacrifices : « Si on souffre avec le Christ, par amour, on ressuscitera aussi avec Lui, et on vivra avec Lui éternellement ».

Donc, Jésus ressuscité nous invite à vivre la Miséricorde. Lui nous donne la paix, l’espérance et la joie d’être pardonnés, et, ainsi, nous donne la force et la lumière pour continuer notre mission et accomplir nos tâches parmi nos frères : « vivre d’un même cœur » avec tous, partager nos biens matériels et spirituels, pardonner, aimer tous sans faire distinction, louer Dieu.

Saint Pierre, le prince des apôtres, dans la deuxième lecture, pareillement nous encourage à vivre de la foi en Christ ressuscité, à regarder l’objet de notre espérance, à pas nous arrêter devant les souffrances de cette vie : « Dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure. Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps. Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ; elles vérifieront la valeur de votre foi qui a bien plus de prix que l’or - cet or voué à disparaître et pourtant vérifié par le feu- afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus Christ  ».

Il nous montre comment la Miséricorde de Dieu se manifeste dans notre vie d’une façon un peu mystérieuse. Dieu n’élimine pas le mal, la douleur, les souffrances de nos vie. En Jésus Christ, Dieu prend nos souffrances et notre mort, il souffre pour et avec nous. Et plus encore, il reste avec nous, vivant et ressuscité pour nous aider à porter la croix et aller jusqu’au bout. C’est la folie de l’Amour et de la Miséricorde de Dieu.

Enfin, dans l’évangile, Jésus ressuscité apparaît en deux occasions à ses disciples et en même temps qu’il exerce sa Miséricorde en leur donnant la paix, la joie et le pardon, il les invite à être miséricordieux : «  La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. Recevez l’Esprit Saint. A qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ».

Donc, le message de ce dimanche, fête de la Miséricorde, est très clair : si nous voulons nous réjouir des fruits de la Résurrection de Jésus : la paix, la joie, l’amour et la miséricorde, il faut d’abord croire en sa résurrection et vivre de l’espérance qu’elle nous donne : un héritage dans le ciel qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni fin.
Mais, aussi, il nous faut être miséricordieux. La seule limite à la Miséricorde divine c’est notre orgueil et notre manque de miséricorde. Si nous croyons dans la Miséricorde de Dieu, et nous laissons pardonner par Lui, nous aurons la véritable vie et nous serons les apôtres de la Miséricorde parmi nos frères, véritables témoins de l’espérance chrétienne.

La première personne à avoir vécue cette espérance est bien la Vierge Marie et nous pouvons lui demander de nous la transmettre aujourd’hui, en s’appuyant sur cette invocation de Benoît XVI à la fin de son encyclique sur l’espérance (Spe Salvi) : « La joie de la Résurrection a touché ton cœur [Marie] et t’a unie de manière nouvelle aux disciples, appelés à devenir la famille de Jésus par la foi. Ainsi, tu fus au milieu de la communauté des croyants qui, les jours après l’Ascension, priaient d’un seul cœur pour le don du Saint-Esprit (Ac 1, 14) et qui le reçurent au jour de la Pentecôte. Le ‘’règne’’ de Jésus était différent de ce que les hommes avaient pu imaginer. Ce ‘’règne’’ commençait à cette heure et n’aurait jamais de fin. Ainsi tu demeures au milieu des disciples comme leur Mère, comme Mère de l’espérance. Sainte Marie, Mère de Dieu, notre Mère, enseigne-nous à croire, à espérer et à aimer avec toi. Indique-nous le chemin vers son règne ! Étoile de la mer, brille sur nous et conduis-nous sur notre route ! »

Ainsi soit-il.










 

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