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« Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (1, 37)

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Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion 2017 (EA).

  Publié le dimanche 9 avril 2017 , par Philippe Roy

Nous préparer pour accompagner le Christ.

Au moment d’entrer dans la Semaine sainte, nous contemplons d’un seul regard tout le mystère du Christ.


Aujourd’hui, on voit d’une manière très claire tout l’aspect paradoxal de l’Incarnation du Fils de Dieu : le Tout-Puissant qui s’est fait le tout-petit.

Le contraste est très grand entre l’humiliation de la Passion et les acclamations enthousiastes de l’entrée à Jérusalem, que nous avons répétées pendant la procession. De même, les récits évangéliques des derniers dimanches, qui montraient la puissance du Christ, contrastent avec le récit de la Passion. Jésus accueille en sa personne ces deux réalités, comme l’explique le pape Benoît XVI :
« Selon la tradition biblique, le Fils de l’homme est celui qui reçoit le pouvoir et la souveraineté de Dieu ( Dn 7, 13). Jésus interprète sa mission sur la terre en superposant à la figure du Fils de l’homme celle du Serviteur souffrant, décrit par Isaïe (Is 53, 1-12). Il reçoit le pouvoir et la gloire uniquement en tant que « serviteur » ; mais il est serviteur dans la mesure où il prend sur lui le destin de souffrance et de péché de toute l’humanité. Son service s’accomplit dans la totale fidélité et dans la pleine responsabilité envers les hommes. C’est pourquoi la libre acceptation de sa mort violente devient le prix de la libération pour la multitude, devient le commencement et le fondement de la rédemption de chaque homme et du genre humain tout entier  ».

Au moment d’entrer dans la semaine sainte, nous contemplons d’un seul regard tout le mystère du Christ grâce à une hymne liturgique de la première communauté chrétienne, que saint Paul inclut dans sa Lettre aux Philippiens (Ph 2, 6-11). Elle décrit d’abord un mouvement de descente à deux étapes : l’Incarnation, où Jésus passe de la « condition divine à la condition de serviteur », suivie par la Passion : « mourir sur une croix ». Cette descente manifeste l’extrême obéissance de Jésus. Puis vient un mouvement ascendant qui est la réponse de Dieu le Père à l’offrande précédente, par la Résurrection et l’Ascension de Jésus : « Il l’a élevé au-dessus de tout ». Il est maintenant le centre de l’adoration de toutes les créatures, qu’elles soient angéliques (au ciel), humaines (sur terre) ou dans le Shéol (aux enfers). Toutes sont unies par une même proclamation liturgique : «  Jésus-Christ est Seigneur ! »
C’est ce grand mouvement de l’hymne aux Philippiens que nous suivons avec la procession des Rameaux, la proclamation de la Passion et l’attente de la Résurrection. Nous accompagnons le Christ dans son mystère de Pâques, à l’invitation de la liturgie :« Aujourd’hui, le Christ entre à Jérusalem, la Ville sainte, où il va mourir et ressusciter. Mettons toute notre foi à rappeler maintenant le souvenir de cette entrée triomphale de notre Sauveur ; suivons-le dans sa Passion jusqu’à la croix pour avoir part à sa Résurrection et à sa vie ».

Comment le faire ?
D’abord, par notre participation liturgique : raviver... actualiser.... recevoir et adorer réellement.
En imitant ses exemples, comme dit Saint Pierre : «  … le Christ a souffert pour que nous le suivions  ». Donc : humilité, obéissance, charité, patience, douceur, don de soi par amour.
En purifiant notre cœur par la confession afin de pouvoir vivre par la communion la vie divine que Jésus nous a apportée par sa Passion, sa Mort et sa Résurrection.

O Marie, Mère des Douleurs, vos larmes détruisent la domination de l’enfer ! Par votre divine douceur, ô Jésus enchaîné, délivrez le monde de la confusion et de l’égarement.

Ainsi soit-il.










 

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