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Infospi - décembre 2013

  Publié le vendredi 13 décembre 2013 , par Françoise Girard

Infospi se veut un outil pour le pôle d’animation spirituelle de l’UDV. Cet outil doit fonctionner en étant plus près des réalités vécues par tous les accueillis, salariés et bénévoles. L’info partagée permet de s’approprier et de rendre plus évident ce qui nous anime de l’intérieur, nous enrichissant ainsi les uns les autres.


Toulon, le 1er décembre 2013.

Éditorial

L’Avent de Magdala


Par Gilles Rebêche, diacre, délégué diocésain à la Solidarité.

L’Avent, c’est le temps des pauvres de Dieu car c’est le temps de l’attente. Ils sont nombreux ceux qui attendent un logement, un emploi, une visite ou simplement un réconfort. L’Avent, ce n’est pas seulement l’attente des files d’attentes, l’attente d’un train qui tarde à venir, l’attente au pôle emploi, à la CAF ou au bureau d’accueil des HLM.

L’Avent, c’est surtout l’attente attentive d’une femme enceinte, la promesse d’une naissance, le recueillement pour accueillir quelque chose de nouveau, un évènement qui va déranger nos habitudes, notre ordinaire.

Dans l’UDV, l’Avent est marqué cette année par la mise en œuvre du projet Magdala qui nous oblige à revisiter nos pratiques d’accueil, d’hospitalité et de mise à l’abri des personnes très vulnérables qui se trouvent à la rue. Ensemble, les Amis de Jéricho, Promo-Soins, Logivar Saint Louis et le Samu Social de l’aire toulonnaise préparent l’ouverture d’une auberge solidaire, d’une clinique sociale de rue, une réorganisation des accueils de jour, pour toujours plus de convivialité, de citoyenneté et d’accès au droit commun.

L’Avent de Magdala, c’est un chemin vers Noël, c’est une manière de se laisser déplacer par la fragilité des plus faibles. C’est une démarche spirituelle que comprendront à Noël ceux qui entendront le chant des anges : Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ».


Introduction au fondements de la pensée sociale de l’Eglise

- Cet exposé sur les fondements de la pensée sociale de l’Église sera divisé en trois parties sur trois numéros d’Infospi :

  1. (I) nature de la pensée sociale,
  2. (II) fondements de la pensée sociale,
  3. (III)quelques conseils pratiques.

II. Fondements de la Doctrine sociale de l’Eglise

A. Fondements généraux


- Le premier fondement est certainement le commandement de l’amour  : aimer Dieu par-dessus toute chose et aimer son prochain comme soi-même. Tel est la base de toute la morale chrétienne, et donc de la pensée sociale de l’Eglise, qui fait partie de la morale. Jésus a dit que le double commandement de l’amour n’est pas seulement le premier et le plus important des commandements, mais qu’il est un résumé ou un condensé de toute la loi de Dieu et du message des prophètes.


- Donc, la pensée sociale de l’Eglise apporte une réponse à la question : comment dois-je aimer Dieu et mon prochain dans mon contexte politique, social et économique. Comme nous le savons bien, l’amour de Dieu et du prochain ne se réduit pas à l’obligation hebdomadaire d’assister à la messe et de déposer quelques pièces dans la corbeille au moment de l’offertoire. Il doit au contraire imprégner toute la vie et conformer nos actes et notre milieu de vie à l’Evangile.


- Ce principe est très important pour pouvoir surmonter la tendance à voir l’économie ou la politique comme des instances entièrement séparées de la morale, alors qu’en réalité c’est précisément là que la foi du chrétien peut influer sur la vie temporelle.

B. Les quatre principes de base de la doctrine sociale

Le commandement de l’amour pourrait donc être le fondement général de la pensée sociale de l’Eglise. Il existe cependant aussi des fondements plus spécifiques, que nous pouvons réduire à quatre principes de base de toute la pensée sociale de l’Eglise, quatre colonnes sur lesquelles tout l’édifice repose. Ce sont : (1) la dignité de la personne humaine, (2) le bien commun, (3) la subsidiarité, (4) la solidarité.

1. La dignité de la personne humaine

Le premier de ces principes classiques est celui de la dignité de la personne humaine, d’où découlent les droits humains. Réfléchir correctement sur la société, sur la politique, sur l’économie, sur la culture, signifie en premier lieu bien comprendre qui est la personne et quel est son bien véritable. Chaque personne, créée à l’image de Dieu, possède une dignité inaliénable. C’est pourquoi elle doit toujours être traitée comme une fin et pas comme un moyen. Lorsque Jésus, recourant à l’image du Bon Pasteur, parle de la brebis perdue, il nous enseigne ce que Dieu pense de la valeur de la personne humaine. Dieu ne pense pas aux hommes en termes de masses ou de pourcentages, mais comme individus. Chacun est précieux pour Lui, irremplaçable.

" Il convient de garder présent à l’esprit que ce qui sert de trame et, d’une certaine manière, de guide à l’encyclique et à toute la doctrine sociale de l’Eglise, c’est la juste conception de la personne humaine, de sa valeur unique, dans la mesure où ‘l’homme est sur la terre la seule créature que Dieu ait voulue pour elle-même’. Dans l’homme, il a sculpté son image, à sa ressemblance (cf. Gn 1, 26), en lui donnant une dignité incomparable… " (Centesimus annus 11).

C’est pourquoi l’Eglise ne pense pas d’abord à l’Etat, au parti, à la tribu ou au groupe ethnique, mais préfère plutôt partir de la personne. A l’image du Christ, l’Eglise défend la dignité de chacun. Elle interprète la valeur de l’Etat et de la société comme un service aux personnes et aux familles, et pas l’inverse. L’Etat en particulier a le devoir de défendre les droits des personnes, des droits qui ne proviennent pas de l’Etat lui-même, mais du Créateur.

2. Le bien commun

Le deuxième principe classique de la pensée sociale de l’Eglise est précisément le principe du bien commun. Ce principe est défini par le concile Vatican II comme "l’ensemble des conditions sociales qui permettent, tant aux groupes qu’à chacun de leurs membres, d’atteindre leur perfection d’une façon plus totale et plus aisée" (GS 26 ; cf. GS 74 ; CEC 1906).

L’homme, créé à l’image de Dieu qui est communion trinitaire, atteint sa perfection non pas en s’isolant des autres, mais en communauté. L’égoïsme qui nous pousse à rechercher uniquement notre bien aux dépens du bien de notre prochain peut être surmonté par la recherche du bien commun.


- Le bien commun : un bien de la société comme telle, un bien qui est nôtre et pas seulement mien, pas seulement tien, et encore moins la propriété d’une collectivité abstraite située hors de nous. Le bien commun nous permet de nous exprimer comme un " nous ", de posséder un bien commun qui soit le nôtre.


- L’homme est essentiellement (et pas seulement occasionnellement) social, relationnel, interpersonnel. Notre bien est nécessaire aussi pour ma réalisation, autrement dit pour mon bien personnel. L’homme se perfectionne dans la société et par la société. C’est pourquoi le bien commun se distingue, mais ne s’oppose pas, au bien particulier de chaque individu. Bien souvent, mon bien et ton bien se rencontrent dans notre bien.


- Le bien commun s’oppose en revanche à l’utilitarisme, qui est le plus grand bonheur (plaisir) pour un nombre maximum de personnes, et qui conduit nécessairement à la subordination de la minorité à la majorité. Au contraire, l’excellence et l’inviolabilité de l’individu excluent la possibilité de subordonner le bien d’un individu au bien des autres, en faisant de l’individu un moyen pour assurer le bonheur des autres.

3. Subsidiarité.

Le troisième principe classique de la pensée sociale est celui de la subsidiarité. Il a été énoncé pour la première fois sous une forme articulée par le pape Pie XI dans sa Lettre encyclique Quadragesimo anno. D’après ce principe, les décisions doivent être prises dans la société au niveau le plus bas possible, c’est-à-dire au niveau le plus proche des personnes sur qui ces décisions influent directement. Ce principe a été formulé à une époque où se profilait l’ombre menaçante des totalitarismes, avec leur doctrine centralisatrice prévoyant la subordination de l’individu à l’Etat. Il nous invite à rechercher avant tout la solution des problèmes sociaux dans le secteur privé, avant de demander l’intervention de l’Etat.

Pour sa part, le pape Léon XIII "insiste à plusieurs reprises sur les nécessaires limites de l’intervention de l’Etat et sur sa nature de simple instrument, puisque l’individu, la famille et la société lui sont antérieures et que l’Etat existe pour protéger leurs droits respectifs sans jamais les opprimer" (CA 11).

4. Solidarité.

Le quatrième principe fondamental de la pensée sociale de l’Eglise a été énoncé plus récemment par le pape Jean-Paul II dans sa Lettre encyclique Sollicitudo rei socialis (1987). Il est appelé principe de la solidarité. Face à la mondialisation, c’est-à-dire à l’interdépendance croissante des hommes et des peuples, il est important de prendre conscience de l’unité de la famille humaine. La solidarité nous invite devenir plus sensibles aux autres, et en particulier à ceux qui souffrent.

Le Saint-Père ajoute que la solidarité n’est pas seulement un sentiment, mais une "vertu" authentique qui nous pousse à devenir responsables les uns des autres. Le Saint-Père a écrit à ce propos que la solidarité "n’est donc pas un sentiment de compassion vague ou d’attendrissement superficiel pour les maux subis par tant de personnes proches ou lointaines. Au contraire, c’est la détermination ferme et persévérante de travailler pour le bien commun, c’est-à-dire pour le bien de tous et de chacun parce que tous nous sommes vraiment responsables de tous" (SRS, 38).


Une adresse mail à mémoriser

- Une adresse mail pour communiquer ensemble :
infospi@diocese-frejus-toulon.com

qui remplace l’ancienne. Merci de correspondre ainsi avec nous.


Événements

Calendrier des rendez-vous événementiels de l’Animation Spirituelle :

- 15 et 16 décembre
session de théologie pastorale à Nevers avec le réseau saint Laurent : « Le Christ pour seule richesse ».

- 21 décembre : soirée pour les morts de la rue.

- jour de Noël 25 décembre à 10h30 : messe à l’oratoire de Providence avec les Amis de Jéricho.

A lire absolument  : l’exhortation apostolique du pape Evangelii gaudium. Il y a des passages qui sont extrêmement réconfortant pour l’action de la diaconie et une stimulation pour aller de l’avant. : "Je veux dire avec douleur que la pire discrimination dont souffrent les pauvres est le manque d’attention spirituelle. L’immense majorité des pauvres a une ouverture particulière à la foi ; ils ont besoin de Dieu et nous ne pouvons pas négliger de leur offrir son amitié, sa bénédiction, sa Parole, la célébration des sacrements et la proposition d’un chemin de croissance et de maturation dans la foi."


Retrouvez ici le détail de tous les anciens Infospi publiés

  1. Infospi - novembre 2013
  2. Infospi - octobre 2013
  3. Infospi - juillet 2013
  4. Infospi - juin 2013
  5. Infospi - mai 2013
  6. Infospi - avril 2013
  7. Infospi - mars 2013
  8. Infospi - février 2013
  9. Infospi - Janvier 2013
  10. Infospi décembre 2012
  11. Infospi novembre 2012
  12. Infospi octobre 2012
  13. Infospi septembre 2012
  14. Infospi 2011 - 2012


Maison Providence, chapelle Saint Laurent

- Du mardi au vendredi : laudes à 8h, messe à 8h15.
- Le jeudi : temps de prière à 12h30.
- Le vendredi : messe de l’aumônerie de Jéricho à 10h.







Père Michel Denis 09 80 74 00 29
-  infospi@diocese-frejus-toulon.com

Picto adresse postaleUnion Diaconale du Var
Maison Providence – Bât C
357 avenue Colonel Picot 83100 Toulon

 




 
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