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La Londe-les-Maures - Nativité de la Vierge

  Publié le vendredi 3 août 2007 , par Françoise Girard

L’église paroissiale est dédiée à Nativité de la Sainte Vierge. Elle est située en dehors de l’agglomération vers le Nord. Il y avait au siècle dernier, dans ce quartier, une chapelle que Mgr Michel érigea en 1842 en église paroissiale.


Infos pratiques

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Un peu d’histoire

En 1750, le territoire de la future commune n’avait pas d’église. Il n’y avait que 132 personnes à habiter les 36 bastides du quartier de Bormettes dont dépendaient La Londe, Valcros, les Jassons…, territoire qui est section de Hyères. Les rassemblements de fidèles avaient lieu dans une petite chapelle privée située tout près de la grande bastide dite "La Londe", ou "château de La Londe", dont elle a toujours été une dépendance. En 1784, la chapelle à demi en ruine ne peut plus être utilisée. Nous nous rendons à la paroisse Saint-Louis de Hyères ou à la chapelle des Salins avant qu’elle soit restaurée et utilisée à nouveau. La chapelle fut érigée en paroisse le 7 février 1788 selon le vœu exprimé avant sa mort par l’abbé Messire Joseph Allègre. Elle fut placée sous la protection de saint André et de la Vierge Marie : une statue en bois doré est conservée dans l’église actuelle, sur un socle fixé contre la rampe de la tribune. On l’appelle "Notre-Dame de la Nativité de Jésus". Entre la Révolution et le Concordat, toutes les églises et chapelles sont fermées. En 1805, la chapelle, remise en état, est utilisée, mais en 1815 elle sera à nouveau fermée à cause de son délabrement. Nous retournons à la paroisse Saint-Louis et à la chapelle des Salins pour offices et cérémonies. La chapelle, restaurée en 1836, sert de succursale à la paroisse de Hyères.

En 1839, nous faisons une demande de construction d’église au conseil municipal de Hyères. En janvier de 1843, le décret royal et l’ordonnance de Mgr Michel, évêque de Fréjus, constituent officiellement et canoniquement la paroisse qui compte environ 440 âmes. Nous recevons notre premier curé, le père Chabert, et nous avons l’espoir de pouvoir construire une église pour nous réunir. A cette époque, l’arrière-petit-neveu de l’abbé Joseph, monsieur André Augustin Allègre, cède le terrain sur lequel seront construits une église et un presbytère (les prêtres logeaient auparavant "quartier Jassons"). Le nom du donateur, inscrit sur un parchemin glissé dans un vase de verre, se trouve dans les fondations de l’église. En 1844, la première pierre fut bénite et posée à l’issue de la Grand-Messe le dimanche 17 novembre par le curé Vincent, d’Hyères.

Entre 1844 et 1847.L’église actuelle voit le jour sous l’administration de monsieur A. Denis. La construction est l’affaire de tous. Chacun y participe suivant ses moyens. Le bâtiment est tourné vers le soleil levant : invitation à naître et renaître. La façade se termine au sommet par un fronton triangulaire, lui-même couronné d’une rosace. La porte ouvre sur un vaisseau constitué d’une nef centrale sans transept et d’un chœur en forme de demi-coupole. Le plafond est cintré, longé d’une corniche. Sont ajoutés une sacristie et deux petits hangars (l’un pour les fonts baptismaux, l’autre pour le rangement des chaises volantes). Un petit escalier intérieur à gauche permet d’accéder à la tribune. Un autre, au fond du chœur, donne accès au clocher.

En 1873, avec l’exploitation des mines des Bormettes, la population a presque doublé en l’espace de 30 ans. Une sacristie et deux chapelles latérales sont construites : celle de droite est dédiée à la Vierge Marie, celle de gauche à saint Joseph, comme cela était courant depuis deux siècles. L’adjonction des deux chapelles formèrent les bras de la croix. Cet édifice dura sous cette forme pendant trois quarts de siècle.

A la fin du 19° siècle, La Londe a vite grandi. De section de la ville d’Hyères, elle est devenue, le 24 janvier 1901, une commune autonome de 3219 âmes. La loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905 ayant donné la propriété du bâtiment-église à la commune, celle-ci est responsable de son état général (couverture, clos, sécurité). La paroisse assure l’entretien intérieur, la décoration.

En 1922, à la demande de l’abbé Péraldi, la population de La Londe s’étant accrue, l’église fut une fois encore agrandie : pour cela furent construites deux nefs en utilisant les deux chapelles latérales. Le 23 juillet 1923, Mgr Guillibert procéda à la bénédiction de l’édifice restauré et agrandi. L’abside qui termine la nef centrale est de forme arrondie.

La façade aborde la route de Collobrières. Elle est encadrée à droite et à gauche de la façade des deux autres nefs, de même style que la façade principale, c’est-à-dire que toutes trois portent un fronton triangulaire en guise de pignon.

La façade centrale s’ouvre d’un portail rectangulaire surmonté d’un entablement. Le vaisseau est assez bien éclairé par trois fenêtres géminées qui ont été ouvertes dans les deux bas cotés et par la rosace qui perce la façade principale.

Depuis 1980, la ville reçoit de nouvelles populations, des actifs, des retraités, des vacanciers. Son église évolue au fil du temps et s’adapte en fonction des services qu’elle se doit de rendre à tous. Ainsi, on y trouve de l’ancien et du nouveau.

En 1982, pour 5184 résidents et une population doublant en période estivale, l’église fait peau neuve avec la réfection de sa toiture, ses façades, ses peintures extérieures.

En 1997, l’église fête ses 150 ans (une brochure, réalisée à cette époque par des bénévoles, reste disponible à l’accueil). En cette année 2003, l’église est belle et claire, très bien restaurée grâce aux efforts de la municipalité et grâce aux dons recueillis par l’association créée en 1997, la PRELL : association Paroissiale pour la Rénovation intérieure de l’Église de La Londe.











 

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