Publié le vendredi 25 avril 2008

Cette église, qui s’élève au centre de l’agglomération, est composée d’une nef et d’un bas-côté que sépare une muraille.
La nef a deux parties assez dissemblables : une partie ancienne, qui est celle où se trouve le chœur ; cette ancienneté est reconnaissable à son appareillage de pierres taillées. Cette partie de l’église ne remonte pas au XI° ou XII° siècle, seuls les murs sont peut-être de cette époque, mais la voûte à croisées d’ogives et arcs doubleaux brisés la rapproche de notre temps, fin du XIII° ou début du XIV° siècle.
La seconde partie, portant une voûte plus haute, a été élevée au cours des agrandissements successifs, de 1594, 1613 et dernières décades du XVII° siècle. Chaque époque est bien marquée par le style des voûtes et la maçonnerie des murs.
La grande nef se termine par un chevet plat, troué par deux niches qui furent jadis des fenêtres.
La façade à pignon borde la route, elle s’ouvre d’un monumental portail exécuté en 1689. Il porte un entablement sur lequel repose une sorte de fronton formant niche, qui est soutenu lui-même par deux colonnes et deux pilastres. Le portail abrite des chefs-d’œuvre de sculpture que sont les vantaux, panneaux et imposte de la porte. Ce qui retient l’attention, c’est le tableau taillé dans le bois qui représente “Saint-Jean écrivant l’Apocalypse dans l’ile de Pathmos“. Cette œuvre a fait l’objet de discussions au sujet de son auteur : Pierre Puget ou un de ses élèves ? Le problème n’a pas été résolu.
Le chevet qui porte des créneaux, est accoté de la tour carrée du clocher, haute de 20 mètres. Elle fut édifiée en 1765 au devant de la porte primitive.
En dehors de la magnifique porte, cette église est riche de quelques œuvres d’art, parmi lesquelles :
le tabernacle avec son immense soleil,
le tableau "du Rosaire"’ (1656) de Grève.
la mort de saint Joseph’" tableau attribué à Pierre Puget,
un autre aussi attribué au même peintre "saint Jean écrivant son apocalypse" qui malheureusement en 1815, fut transformé en un "saint Jean devant la Porte Latine".
Les Beaux Arts ont classé le tableau du Rosaire et la Vierge placée dans la niche surmontant la grande porte.
