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« Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (1, 37)

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La confirmation

  Publié le mercredi 23 mai 2007

La Commission liturgique du diocèse vient d’élaborer une fiche technique, suite à une demande de monseigneur Dominique Rey, qui, après en avoir pris connaissance l’a approuvée.
Elle sera utile pour les cérémonies de Confirmation.


Le sacrement de la Confirmation, poursuit l’initiation chrétienne des fidèles. L’effusion de l’Esprit Saint rend les Chrétiens capables de marcher à la suite du Christ ; la rencontre personnelle avec l’évêque diocésain les incite à prendre une part active dans la vie de l’Eglise.

Le sacrement de la Confirmation est habituellement donné par l’évêque diocésain lui-même au cours de la Messe . Elle prend alors la forme d’une concélébration des prêtres autour de l’évêque, spécialement des prêtres qui seraient, avec l’évêque, ministres (extraordinaires) du sacrement. Etant donnée l’importance spirituelle de cette étape de la vie des Chrétiens, on apportera un soin tout particulier à la préparation liturgique de la cérémonie, afin que la sainteté et la dignité du rite soient une occasion de vivre profondément et sereinement l’accueil de l’Esprit Saint de la part des confirmands, et le témoignage d’une Eglise priante pour ceux qui les accompagnent. L’objet de la présente fiche est de répondre à quelques questions pratiques concernant l’organisation d’une liturgie de Confirmation présidée par l’évêque de Fréjus-Toulon. Elle ne modifie pas le Directoire du Diocèse de Fréjus-Toulon, mais vient préciser quelques données concrètes.

1. Quelle messe choisir ?

2. Quel matériel préparer ?

3. Comment se repérer dans le Rituel de la Confirmation ?

4. Comment mettre en œuvre la musique liturgique d’une Confirmation ?

5. Conclusion.

6. Introduction

1. Quelle Messe choisir ?

La Confirmation est habituellement donnée un jour solennel (dimanche). On peut alors se demander quel formulaire de Messe et quelles lectures il convient de retenir. Dans tous les cas, il convient de se reporter à la Table des Messes contenue dans le Cérémonial des Evêques. Il ressort que :

1. Les jours de solennité de précepte, les dimanches de Pâques, de Carême et d’Avent, pendant la Semaine Sainte et l’octave de Pâques, les jours de solennité et le jour des morts, il est impossible de prendre le formulaire d’une Messe rituelle ou votive : c’est la Messe du Jour qui doit être utilisée pour une Confirmation, avec la couleur liturgique correspondante . Pour le choix des lectures, il convient de garder la 1ère lecture, le Psaume et l’Evangile du Jour ; il est possible d’insérer une seconde lecture de la Confirmation .

2. Les Dimanches du Temps de Noël et les Dimanches du Temps Ordinaire, les jours de Fête, les Féries de la semaine préparatoire à Noël (17-24 décembre), les jours de l’Octave de Noël et les Féries de Carême, il est possible de prendre une Messe Rituelle de la Confirmation avec la couleur liturgique rouge, mais pas une Messe votive à l’Esprit Saint. Pour le lectionnaire, il peut être utile de prendre deux lectures, de la même manière que celle décrite ci-dessus (cf. 1). Si, pour une Messe de Fête ou de Férie, on choisit de ne prendre qu’une seule lecture avant l’évangile, on pourra prendre un texte de l’ancien Testament ou le récit de la Pentecôte.

3. Pour les autres jours, le choix est libre, d’une Messe rituelle ou Messe votive à l’Esprit Saint avec la couleur liturgique rouge. Le choix du lectionnaire est libre.

2. Quel matériel préparer ?

Une Messe de Confirmation requiert d’abord tout ce qu’il faut pour une Messe solennelle : chasubles de la couleur utilisée (rouge, sauf exception ; cf. question précédente), siège de présidence pour l’évêque (et, le cas échéant, pour les ministres auxiliaires) ; hosties et coupes de communion en quantité suffisante ; calice ; missel… Si un service de l’autel peut être assuré par des servants de Messe, il est opportun de faire, ce jour-là, usage de l’encens.

Pour le sacrement de Confirmation, il faut en outre prévoir un vase de Saint Chrême et un grémial pour l’évêque (et, le cas échéant, pour chaque ministre auxiliaire). Après avoir donné le sacrement, l’évêque et les ministres se purifient les mains avec de l’eau (éventuellement un citron) et un linge (purificatoire).

3. Comment se repérer dans le Rituel de la Confirmation ?

Pour célébrer une Confirmation selon le Rite du Concile Vatican II en langue française, il convient de se référer à la traduction officielle du rituel romain . Ce rituel possède de nombreuses possibilités entre lesquelles il faut savoir choisir … Il est utile de désigner un responsable de la Liturgie qui sera l’interlocuteur de l’évêque pendant la préparation de la cérémonie et son guide particulier pendant la Messe elle-même.

Le début de la Messe de Confirmation revêt une forme d’accueil particulier, de la part du Curé du Doyen ou de l’aumônier de l’école. Toutefois, cette introduction n’a nullement pour but de changer les rites d’ouverture de la Messe qui comprennent : procession des ministres et chant d’entrée ; signe de Croix et salutation de l’évêque ; rite pénitentiel ; Kyrie (et, quand il est prescrit, le Gloria) ; et collecte de la Messe.

Le rituel propose deux formes du rite pénitentiel, permettant une participation plus directe des confirmands ; ceci n’exclut pourtant nullement un "Je confesse à Dieu" ou l’usage de versets chantés.

Pour la prière d’ouverture (collecte) le rituel propose trois formes dont deux ont une structure atypique (forme dialoguée et forme litanique). La mise en œuvre de ces prières d’ouverture s’avère concrètement périlleuse et destabilisante ; il est plus sûr de choisir une simple oraison dans le Messe, suivant le formulaire de la Messe rituelle, votive ou solennelle retenue.

Pour la liturgie de la Parole, nous renvoyons à ce que nous avons déjà dit concernant le choix des lectures en fonction de la circonstance. Il est possible de faire lire un jeune confirmand ; il peut également être préférable de ne pas trop les solliciter, et de faire lire un parrain ou une marraine de Confirmation.

L’appel est habituellement fait par l’evêque. Pour la réponse des confirmands, il convient de faire ce qui est le plus approprié. Le plus signifiant est que chaque confirmand réponde : "me voici" ; toutefois, cela se heurte parfois à la timidité de la voix des confirmands qu’il est difficile de sonoriser. Le rituel suggère également de "faire un pas en avant", ce qui est une solution plus visible.

Pour la profession de foi, six formes sont proposées. On privilégiera la 1ère ou, éventuellement, la 6ème, qui seules, par une formulation du symbole de foi , donne une expression reconnaissable du contenu du Credo catholique. La profession de foi se fait sous forme de questions – réponses comme dans la liturgie du Baptême. Le rituel invite ensuite à une monition invitant l’assistance à comprendre et à s’unir aux rites sacramentels. L’imposition des mains peut se faire sous deux formes dont la seconde est réservée à de très jeunes enfants. On privilégiera donc habituellement la première.

Le rite de la chrismation est le rite essentiel du sacrement, nécessaire et suffisant à la validité. Il permet une rencontre personnelle du confirmand avec l’évêque. Le confirmand est accompagné de son parrain ou sa marraine qui le présente à l’évêque en énonçant son prénom. Le confirmand, en se mettant à genoux, veillera à s’approcher de l’évêque, de telle sorte que celui-ci puisse, étant assis, faire l’onction sur le front.

La formule de la Confirmation est, pour tous les ministres : N… sois marqué de l’Esprit-Saint, le Don de Dieu.

La Messe se poursuit ensuite comme à l’accoutumée par la prière universelle, l’offertoire, la liturgie eucharistique…

A la fin de la cérémonie, l’évêque invite les parrains et marraines et leur rappelle leur rôle important auprès des nouveaux confirmés. Ils sont ainsi particulièrement concernés par la bénédiction solennelle qui conclut l’action liturgique.

La quête des Confirmations est traditionnellement affectée au séminaire de La Castille. Il peut être opportun de l’annoncer, en particulier dans les paroisses qui accueillent un séminariste.

5. Comment mettre en œuvre la musique liturgique d’une Confirmation ?

Le choix des chants doit être particulièrement soigné. Dans le cas où la Confirmation est célébrée un jour de Solennité, il convient, évidemment, de faire une place au répertoire propre au jour liturgique (pour le chant d’entrée principalement). Dans les autres cas, le répertoire des chants à l’Esprit Saint est habituellement mis en œuvre.

Nous présentons ici quelques références de chants à l’Esprit Saint, en précisant à chaque fois l’usage le plus approprié pour ce chant.

- Entrée : Viens ô Esprit Saint (Lécot K 27-31) ; Viens Esprit de sainteté (K 231) ; Envoie ton Esprit Saint (K 47-40, Voix Nouvelles n°43 p.12) ; Viens, Esprit très Saint (Emmanuel)

- Antienne du Psaume : Envoie ton esprit Seigneur et tout sera créé, tu renouvelleras la face de la terre (Gouze, vol. 3, Temps Pascal) ; O Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre ; Viens esprit Saint, viens en nos cœurs… R 556 ; Tous étant remplis de l’Esprit Saint, alleluia, chantaient… (Gélineau, ant. 8)

- Acclamation de l’évangile : Alleluia O Filii + verset 8 (Lécot) (pour le temps Pascal).

- Avant la chrismation : Viens Esprit Créateur nous visiter (Gouze, vol.3, Temps Pascal) ; Veni Creator Spiritus (hymne latine traditionnelle des Vêpres de Pentecôte) ; Viens embraser nos cœurs (Emmanuel).

- Après la chrismation : Souffle imprévisible, Esprit de Dieu (K 28-44, cf. version corrigée Miki Bonasse) ; Esprit Saint, source vive (Verbe de vie).

- P.U. : Esprit de Dieu intercède pour nous, viens au secours de notre faiblesse.

- Offertoire : Esprit Saint, remplis nos cœurs K 43-93 (usage petit chœur à 4 voix mixtes)

- Communion : Laissons-nous transformer (N 47-99, Voix Nouvelles n°39 p.14)

- Méditation : O vive flamme (P. Lemoine ; Notre Dame de Vie)

- Envoi : Gloire à toi Seigneur, source de toute joie (Emmanuel) ; L’Esprit Saint fait de nous des fils (Emmanuel).

Les partitions de ces chants sont disponibles auprès de la Commission Liturgique.

"Le choix des chants et le fait de confier l’animation à un groupe de jeunes différent de celui des confirmands (quand c’est possible) est un bon moyen d’exprimer le sens de l’Eglise. Sachant que de nombreux participants fréquentent occasionnellement nos liturgies, on ne craindra pas de prendre des chants festifs, rythmés et faciles à apprendre. Il ne faut pas confondre ennui et recueillement, le rythme n’est pas contradictoire avec des moments de silence".

On veillera à mettre en œuvre ces chants dans un véritable esprit liturgique, en évitant ce qui ressemble à une assemblée de louange ou à une veillée de groupe de prière. Tout en étant de grande qualité, ce genre musical n’est néanmoins pas approprié à la célébration du sacrement. S’il ne convient pas d’assimiler "ennui et recueillement", il ne convient pas non plus de faire du rythme des chants une occasion d’excitation. Les choix des instruments (orgue seul, groupe instrumental…), d’une chorale, d’un chantre, seront également conformes à cette préoccupation. Il convient que le ou les musiciens aient conscience de devoir aider les participants, confirmands et assemblée, à entrer dans un climat de prière ; ce qui suppose bien sûr qu’ils aient eux-mêmes une certaine habitude et connaissance pratique de la prière de l’Eglise. Il serait inconvenant que des jeunes musiciens talentueux considèrent leur participation à une liturgie de Confirmation comme un “concert”, et l’assemblée comme leurs “fans” !

Le moment de la Chrismation, qui peut durer plus de 10 minutes, doit être particulièrement soigné d’un point de vue musical. Il convient de favoriser au maximum le recueillement, tandis que les confirmands, un à un, rencontrent leur évêque et reçoivent de lui le don de l’Esprit-Saint. A ce moment, d’ailleurs, il faut prendre en compte une certaine propension à l’agitation (procession des confirmands, mouvements intempestifs de multiples photographes…). La musique doit donc inciter au calme et à la prière. Un chant rythmé n’est sans doute pas le plus opportun. Une belle pièce d’orgue ou un chant avec refrain bref et de nombreux versets psalmodiés peut convenir.

5. Conclusion.

En cas de doute, d’hésitation sur l’opportunité d’une décision liturgique, il est toujours préférable de demander conseil soit, à titre consultatif, à un membre de la Commission liturgique du diocèse de Fréjus-Toulon, soit à l’évêque lui-même. Le but de toute Liturgie catholique est d’inviter les fidèles à un réel progrès spirituel. La beauté et la sérénité d’une liturgie ne sont que la face visible d’une préparation soignée et précise ; permettre aux fidèles, aux familles et aux confirmands eux-mêmes de vivre d’une manière fructueuse une cérémonie de Confirmation est un enjeu qui mérite une sérieuse organisation, afin qu’en toutes choses la grâce du Saint-Esprit puisse venir toucher les cœurs.


Voir sur le Jour du Seigneur, un témoignage de confirmands







Des compléments d’information sur le portail de la liturgie catholique

 




 
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