"Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire".
Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens
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Paroisse Saint-François de Paule
Publié le mercredi 17 novembre 2010 , par

Quand l’esthétisme liturgique sort des clous...
Dans son hebdomadaire, Yvaes Daoudal évoque le voyage du Pape en Grande-Bretagne sous l’angle de la musique liturgique :

"Les évêques avaient demandé à James MacMillan de mettre en musique les principales partie de la messe en anglais : c’est la « Newman Mass », qui fut chantée à Glasgow et à Birmingham. James MacMillan est le plus grand compositeur écossais et britannique de notre temps. Il est catholique, et même tertiaire dominicain (ainsi que sa femme). Le choix était donc judicieux, d’autant qu’il compose souvent des pièces liturgiques (il dirige la chorale de l’église Saint-Colomba de Glasgow, tenue par les dominicains). Sa « Newman mass » est d’ailleurs typique de cette production, qui n’est pas le meilleur de ce qu’il fait, car pour être interprété par des amateurs il simplifie son langage à l’excès et cède un peu à la facilité, voire à la tradition très anglaise du genre « pomps and circonstances ». Toutefois son Agnus Dei ne laisse pas indifférent.
Mais MacMillan n’est pourtant pas vraiment sur la même longueur d’onde que les évêques en matière liturgique. Lorsque l’on a appris que le pape célébrerait partiellement en latin, il s’en est publiquement félicité, prenant ouvertement le contrepied de ceux qui s’en désolaient. Dès janvier, il écrivait au Herald : "Beaucoup soupçonnent qu’il y a dans l’Eglise certains milieux qui ont perdu la vision et l’espérance que la liturgie et les sacrements apportent au monde. Depuis les années 70, et jusqu’à nos jours, il y a des gens qui tentent de se convaincre eux-mêmes et de convaincre les autres qu’en introduisant des liturgies “folk” émotionnelles et sympas (« touchy-feelysmiley ») ils feraient en sorte que les jeunes continuent d’aller à l’église, alors qu’en réalité cela les a repoussés en masse. Notre liturgie sacrée a été dévaluée, et traitée comme un supplément esthétique à la vie chrétienne, et non comme son coeur vivant. L’esprit de la vraie réforme a été trahi par la mauvaise direction délibérée d’activistes liturgistes."
Michel Janva
Extrait du site Lesalonbeige