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(Rituel de l’ordination)

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Le Groupe d’entraide et de soutien

  Publié le lundi 23 avril 2012

Ce témoignage de Nicole Descamps (dont quelques extraits sont à lire ci-dessous) est suivi d’un entretien avec Jean-Pilippe Geffroy. Leur échange permet de comprendre précisément le travail du groupe de parole et vous le trouverez en intégralité dans le PDF disponible au téléchargement.


Le deuil non résolu

Dans mon travail au sein de la Pastorale de la Santé, j’ai pris conscience de la présence chez les souffrants du problème du deuil. Les personnes que l’on rencontre à l’hôpital ou dans les maisons de retraite, ont souvent vécu des deuils pour lesquels il n’y a pas eu d’écoute. Rien n’a permis d’aller jusqu’au bout du récit et du chemin du deuil  ; nous l’appelons «  deuil non résolu  ». Il a laissé une grande souffrance intérieure rejaillir sur le corps en provoquant de réelles maladies. De plus, cette souffrance développe la fuite dans l’imaginaire et peut entraîner des formes de dépressions, ou de déséquilibres psychologiques.

Du deuil non résolu à une Pastorale de l’Après-Deuil

La Communion St Lazare accompagne les familles en deuil pendant la première période qui suit la perte de l’être cher. Au début, les personnes en deuil sont bien entourées  : il y a les familles, les amis… mais au bout d’un, deux ou trois mois, les amis s’en vont et la famille se disperse. La personne en deuil se retrouve seule, démunie et dans le désarroi. Vers le sixième mois, la vague se creuse et le besoin d’être entouré et écouté devient lancinant. Il est alors indispensable de trouver un lieu d’écoute spécifique, dans une présence d’entraide et de soutien pour cette nouvelle étape de la traversée d’un deuil.

Travailler sur la culpabilité

Nombre de gens viennent et disent  : «  Mais je me sens coupable, je ne suis pas allée jusqu’au bout avec lui. J’ai abandonné, je l’ai mis à l’hôpital, je l’ai mis à la maison de retraite, j’aurais pu le garder chez moi. Et puis il y a des choses que je ne lui ai pas dites.  » Cette culpabilité que l’on traîne, empêche d’aller de l’avant. Voilà un gros poste de travail.

Pouvoir pardonner

Ce pardon que l’on n’a pas donné à celui qui est parti, peut empêcher de vivre. Dans d’autres situations, il est ce pardon que l’on ne sait pas donner à soi-même  ; il nous ronge. On se dit  : «  J’aurais dû, j’aurais dû faire, j’aurais dû et je ne l’ai pas fait.  » Du coup on se culpabilise, on se flagelle. Le groupe peut aussi s’interroger sur ce pardon qu’on doit donner à Dieu  : on peut l’accuser d’avoir pris notre enfant, d’avoir pris notre conjoint. Cette souffrance-là est un lieu que le groupe peut visiter ensemble, chacun dans les particularités de sa vie et selon des croyances qu’il faut respecter.

Nicole Descamps, archive du bulletin vers la Lumière n°13.

Nous nous réunissons tous les deuxièmes mercredis du mois. Autrement, des entretiens individuels sont possibles.







Picto adresse postaleCommunion Saint Lazare - 55 Place de la Cathédrale - 83000 Toulon
+334 94 89 48 18
-  Courriel à la Communion Saint Lazare

Accueil du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h

 




 
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