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(Rituel de l’ordination)

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Le Pradet - Saint-Raymond

Doyenné de Hyères

  Publié le jeudi 26 juillet 2007

L’église a été édifiée en 1863 au centre de la ville du Pradet, commune actuellement de plus de 10 000 habitants, dans le département du Var à quelques kilomètres de Toulon.


1 - L’église : son histoire

Jusqu’en 1828, Le Pradet était une annexe de La Garde. Elle n’avait pour église qu’une chapelle dédiée à saint Raymond Nonnat, que la famille Lincel céda d’abord gracieusement et pour laquelle plus tard, la commune dut payer un loyer annuel de 100 francs.

En 1828, Le Pradet fut érigé en paroisse par ordonnance royale ; alors les habitants bâtirent par souscription une église, qui ne méritait ce nom, ni par ses dimensions, ni par son architecture, ni même par sa solidité. Aussi une vingtaine d’années après sa construction, menaçait-elle ruine, son plafond s’écroulant.

Le vocable du titulaire de l’église était la Visitation et Saint Raymond le patron, par ordonnance épiscopale du 30 novembre 1842. Cette église fut démolie en 1863 et on édifia l’église actuelle, qui fut livrée au culte le 10 avril 1864, inaugurée le 18 avril 1864, sa première pierre ayant été posée le 19 avril 1863. Elle a été mise sous le vocable du saint Cœur Immaculé de Marie, puis de saint Raymond Nonnat, patron secondaire, patron du Pradet.

Trois cloches ont été installées en 1876 et bénies le 3 août 1876. Une quatrième cloche, nommée Marie-Angèle a été installée en septembre 2001.

L’église a été consacrée par Mgr Madec, évêque de Fréjus-Toulon le 31 mai 2000. L’architecte s’est inspiré du style roman de la période secondaire (XI° et XII° siècle). Son plan est en croix latine dont les deux bras sont formés de deux chapelles. Elle se termine par une abside en cul-de-four qui accote un clocher carré. On y rencontre que le plein cintre. Dans la nef : voûtes d’arêtes séparées par des arcs-doubleaux retombant sur des corbeaux en forme de chapiteaux. L’abside, en hémicycle, voûte en cul-de-four (voûte formée d’une demie coupole). La façade, à pignon, a sa porte traversée à la naissance du cintre par un linteau supporté par deux colonnettes. Derrière l’abside : un clocher octogonal avec flèche en pierres.

Les peintures murales de l’abside représentant les quatre évangélistes (saint Marc, saint Matthieu, saint Jean, saint Luc) et les apôtres saint Pierre et saint Paul, de 3m50 sur 1m50, sont dues au pinceau de Louis Ponchin de Martigues qui les a exécutées de 1871 à 1877.

Une peinture de la Vierge a été rajoutée dans le même style. Le chemin de croix a été rapporté d’Algérie par des Callois en 1962 mais n’a été installé à l’église qu’une vingtaine d’années après. Les vitraux actuels ont été exécutés par Mme Balestra, maître verrier et posés par M. Meyer en 1981. Ces vitraux représentent la vie de saint Raymond Nonnat.

2 - Visite de l’église

2.1. - Les vitraux

- Naissance de saint Raymond – Une femme aux yeux verts saigne : de son côté sort un gros enfant vert à l’œil bleu, soutenu par un homme qui tient une épée blanche. A Portel, en Catalogne, en 1204, sa mère mourut. Raymond n’était pas né. Un parent ouvrit le ventre de la défunte, Raymond était bien vivant, bien que non-né (d’où le surnom Nonnat).

- Baptême - Un chevalier se dirige vers un prêtre sous une arcade. La tête du bébé sort des couvertures d’un berceau sur des flots très bleus. Il fut porté à l’église pour y être baptisé. Le nom de Raymond lui fut donné par le Comte Raymond de Cardonne, qui lui servit de parrain. Il fut surnommé Nonnat, qui, en langage catalan, signifie : (celui qui n’est pas né).

- Vocation – La Vierge bleue aux cheveux blonds se penche sur une tête aux yeux éblouis. Une rivière bleue, une prairie, des murs rouges et violets. La Vierge fit comprendre à Raymond d’aller à Barcelone pour entrer dans l’ordre de Notre Dame de la Merci, afin de racheter les chrétiens captifs des Arabes.

-  Vœux – En bas, la mer, un homme dont les pieds sont au Sud, tend ses bras violets vers un moine gris patronné par un prélat bleu et un évêque or. Après avoir reçu des mains de saint Pierre Nolasque, l’habit de religieux clerc de la Merci en l’an 1218, Raymond part pour Alger, sur ordre des religieux, pour l’affermissement de cet ordre. Il travailla pour la liberté des chrétiens et pour la conversion de plusieurs infidèles.

- Education – Sous une voûte de roches violettes qu’éclaire l’image de la Vierge face à une prairie, un jeune homme aux chausses rouges, à genoux, grand visage et grand cœur, écoute un homme debout. Instruit par son père et formé à la vie des champs, Raymond aimait prier la Vierge dans un ermitage dédié à saint Nicolas. Ainsi, il sut résister aux épreuves et aux tentations.

- Cardinal – Un homme à robe rouge de teintes diverses, peut-être déchirée, est sans chapeau. Nommé Cardinal, Raymond refuse les habits d’apparat et donne son chapeau à un vieillard. Il rêve d’enfants cueillant des fleurs. La Vierge lui expliqua que c’était pour lui faire un chapeau.

- Fondation – Un pape avec sa tiare, deux personnages et un dolmen bleu. En 1230, Grégoire IX, à la demande du roi d’Aragon, présentée par saint Raymond de Penafort et Bernard de Corbarie, reconnaît officiellement dans la ville de Pérouse, l’ordre de Notre-Dame de la Merci.

- Adieux – La tête de gauche dispute, celle de droite n’est pas contente. Au centre, une tête résolue les sépare. En bas, des fluctuations. En 1240, on se dispute pour savoir qui donnera les derniers sacrements à Raymond. Soudain, son parrain, le comte Raymond de Cardonne, arrive avec sa suite et la lumière du Christ illumine les cœurs.

- Gloire – (Narthex) Jésus et Marie (parties de l’ancien vitrail de la façade de l’église) et deux corps couchés. Le dimanche 31 août 1240, Raymond meurt en priant comme Jésus : "En tes mains, Seigneur, je te confie mon esprit" Son corps fut déposé dans l’ermitage de saint Nicolas où il avait tant prié.

Le 7 août 1657 Raymond Nonnat fut inscrit au livre des saints par le pape Alexandre VII. (L’ordre chronologique des vitraux est en entrant dans l’église à partir de la gauche les n° 1- 2 –5 – 3 – 4 – 7 – 6 – 8 – 9).

2.2. - Divers travaux

La rénovation intérieure de l’église a commencé en mars 1996 par la peinture des murs, puis des peintures des personnages du chœur. Ces derniers travaux ont été subventionnés par la municipalité et confiés à une société originaire d’Avignon qui travaille pour les Monuments Historiques et spécialisée dans la restauration des peintures murales et des sculptures polychromes.

La voûte du chœur représente l’Ascension du Seigneur, peinture réalisée par un peintre de renommée internationale, spécialiste de la fresque murale, M. Michel Deguil (qui a d’ailleurs fait toutes les autres peintures). Dans le chœur, un autel d’époque et un autel moderne en marbre blanc de Carrare, datant de 1983. Une cloche d’appel a été installée en 1996. La chapelle de la Vierge, dans la branche droite de la croix latine, a été rénovée en 1996, vue de face : l’Annonciation, sur les murs des côtés : des paysages de Provence, en trompe l’œil.

Dans la chapelle de la branche gauche de la croix latine, un orgue électronique Allen à tuyaux possédant trois claviers et 48 jeux mis en place en 1998 ; une peinture représentant le cardinal Tisserand et sainte Cécile, une autre représentant la naissance de saint Raymond (exécutées par un jeune peintre M. Ballay).

La chapelle de la Vierge à gauche en entrant possède un tableau du Padre Pio (premier prêtre stigmatisé) béatifié en octobre 1999 et un tableau représentant le pape Jean XXIII, béatifié le 3 septembre 2000 par le pape Jean-Paul II. Ces tableaux ont été réalisés M. Ballay et qui a restauré l’ensemble de la chapelle.

A droite en entrant, chapelle du Sacré Cœur, monument aux Morts et une copie "de la descente de croix" du Caravage , exécutée par M. Ballay.

2.3. - Peintures du mur du fond de l’église

Les peintures du mur du fond de l’église représentent l’Apocalypse avec ses cavaliers, ses anges et ses visions. Au-dessous, le jugement dernier, ses trompes et olifants et les anges, de chaque côté de l’entrée "la foule".

Explications des peintures représentant un passage de l’Apocalypse de saint Jean, tiré des "Visions prophétiques" (livre aux sept sceaux). L’Agneau ouvrit un des sept sceaux et il apparut un cheval blanc et celui qui le montait avait un arc (l’arc est un trait caractéristique de la cavalerie Parthe), on lui donne une couronne et il partit vainqueur et pour vaincre. Quand l’Agneau ouvrit le deuxième sceau, il surgit alors un cheval rouge feu et à celui qui le montait fut donné le pouvoir d’ôter la paix de la terre et faire s’entr’égorger les hommes et on lui donna une grande épée. Quand l’Agneau ouvrit le troisième sceau, il parut un cheval noir et celui qui le montait tenait à la main une balance (allusion à une disette de céréales et à une surproduction d’huile et de vin, situation économique qui se produisit au Ier siècle). Quand l’Agneau ouvrit le quatrième sceau il apparut un cheval verdâtre, celui qui le montait avait nom : la Mort et l’Hadès (dieu grec des Enfers) l’accompagnait. Il lui fut donné pouvoir sur le quart de la terre, pour faire périr par le glaive, la famine, la peste et les bêtes féroces. Quand l’Agneau ouvrit le cinquième sceau, sous l’autel, apparurent les âmes (les martyrs de la persécution de Néron) de ceux qui avaient été égorgés à cause de la Parole de Dieu et du témoignage qu’ils avaient rendu. L’Agneau ouvrit le sixième sceau et il y eut un grand tremblement de terre. Le soleil devint noir, la lune entière devint comme du sang, les étoiles du ciel tombèrent sur la terre. Puis debout aux quatre coins de la terre quatre anges qui retenaient les quatre vents de la terre. Quand l’Agneau ouvrit le septième sceau, il se fit un grand silence et il apparut sept anges à qui on donna sept trompettes. Puis un autre ange vint se placer près de l’autel avec un encensoir d’or (correspond à l’autel des parfums du Temple de Jérusalem), l’ange saisit l’encensoir, le remplit du feu de l’autel et le lança sur la terre, ce fut alors des coups de tonnerre et un tremblement de terre. Et les sept anges qui tenaient les sept trompettes (les grandes interventions divines sont souvent annoncées au son de la "trompette") se disposèrent à en sonner.

2.4. - Personnages bibliques

De chaque côté des vitraux, sont peints, toujours par le même artiste, des personnages de style renaissance, représentant, (en commençant par le fond de l’église, à droite) :

- Abraham : patriarche vers 1850 av. J.C. Originaire d’Our, il s’établit en Palestine avec son clan. Ancêtre des peuples juifs et arabes.
- Moïse , (13° s. av. JC) Exode sous la conduite de Moïse vers 1230-1250.

- David - vers 1010-970 - 2° roi des Hébreux, succéda à Saül.

- Salomon, roi, fils de David – 3° roi des Hébreux.

- Isaïe, prophète du royaume de Juda, prophète de l’espérance messianique.

- Jérémie, prophète du royaume de Juda, témoin de la fin de ce royaume et de la chute de Jérusalem (587).

- Ruth, jeune Moabite, épouse de Booz.

- Jonas, prophète VIII° s. av. JC, a passé trois jours dans le ventre de la baleine.

- Esther, jeune juive déportée à Babylone (II° s. av. JC), reine des Perses, sauva les juifs du massacre.

- Amos, prophète biblique du VIII° s. av. J.C.

- Daniel, juif, déporté à Babylone. Jeté dans la fosse aux lions, il en ressort miraculeusement vivant.

- Ezeckiel, prophète en Babylonie (royaume de Juda) parmi les déportés juifs (598-571 av. JC) , soutint l’espérance des exilés en la restauration du peuple élu.

- Esdras, prophète, (V° s. av. JC) restaura la religion juive et le Temple après l’exil de Babylone.

- Néémie, juif de Perse qui organisa (445 av. JC) avec Esdras la restauration de Jérusalem et de la communauté juive après l’exil.

- Jean-Baptiste, contemporain de Jésus, fils d’Elisabeth, précurseur du Messie. Décapité en 28 sur l’ordre d’Hérode Antipas. Il prêcha sur les bords du Jourdain un message de pénitence et pratiqua un baptême de purification pour la venue du Royaume de Dieu.

- Elie, prophète, (IX° s. av. JC) au royaume d’Israël, lutta contre les cultes idolâtriques cananéens.

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