"A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis. Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui." Martin Luther King
Selon un sondage Ifop publié le 22 mars dans La Croix, 65% des catholiques pratiquants estiment (...) Lire +
Yann de Rauglaudre

4 juin 2007
Mgr Dominique Rey
Ce drame se rajoute à tant d’autres tragédies de boat people, qui fuient la misère de leur pays pour espérer trouver en Occident l’eldorado. Ces catastrophes mettent en cause, en premier lieu, les passeurs, qui entretiennent l’espérance d’une terre promise, et n’hésitent pas à surcharger des rafiots de fortune pour exploiter le trafic des populations déjà très pauvres, au mépris de leurs vies. Ces événements interpellent nos politiques migratoires.
Ces tragédies doivent aussi réveiller notre conscience concernant la nécessité, dans une économie globalisée, de s’engager pour un co-développement durable. Dresser des murs, ou penser que les obstacles naturels, comme la mer, empêcheront des déplacements de populations, est une illusion. Pour subsister, et souvent survivre, les plus démunis n’hésiteront jamais à mettre leur vie en péril.
Il nous faut œuvrer pour la croissance des pays les plus pauvres. Et celle-ci met en cause nos propres modèles de développement et nos modes de vie, pour nous engager dans une économie solidaire.
A noter :
Une cérémonie inter-religieuse aura lieu au cimetière de Lagoubran (Toulon) le jeudi 7 juin à 9h au moment de l’inhumation des corps.
Une Messe en mémoire des victimes de ce drame sera présidée par monseigneur REY, lundi 11 juin 2007 à 18h30 à la cathédrale de Toulon.