Eglise Catholique du Var - diocese-frejus-toulon.com

"Que Dieu lui-même achève en vous
ce qu’il a commencé"

(Rituel de l’ordination)

FR | EN | PT |
Newsletter de l'église du var




Délégué de l’Observatoire sociopolitique du diocèse


Soutenir ce projet nouveaux articles
Accueil du site > Se former et annoncer > Observatoire sociopolitique > Actualités > Le « mariage pour tous » comme signe de soumission de la nature à (...)

Le « mariage pour tous » comme signe de soumission de la nature à l’économie

  Publié le mardi 12 mars 2013 , par Falk Van Gaver

Par Philippe Conte, commission environnement de l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon


Ce rapprochement peut sembler étrange en première approche, pourtant il permet de comprendre comment cette problématique des duos homosexuels s’inscrit pleinement dans la crise globale de l’occident post chrétien. Il faut pour cela commencé l’analyse par celle de la volonté individuelle. L’homosexualité, et plus encore les différentes modalités de « changement » de sexe, sont l’affirmation de l’hubris occidentale qui entend depuis les temps modernes se soumettre le monde. Cette volonté prométhéenne c’est tout d’abord manifesté dans le champ des sciences pratiques et de l’industrie. Au cours du XIXe siècle rien ne semblait pouvoir résister à cette entreprise domestication généralisée, mines aux plus grandes profondeurs, chemin de fer transcontinentaux, barrages, … Mais cette entreprise folle vint buter dès les années 60 sur les premiers signes de la crise environnementale. Au fur et à mesure que cette crise vint en rabattre sur la croyance en la toute-puissance de l’homme, cette énergie mortifère se retourna vers l’humain lui-même. Comme être social d’abord. Cette croyance que les sociétés sont en dernier recours soumises entièrement à la volonté humaine c’est combinée avec la première, mais elle à perdurer plus longtemps. Nos concitoyens ne croient plus que la science est à même de guérir tous les maux de la planète, mais ils croient encore dans le pouvoir du politique. Cette dernière institution est toutefois en pièce : l’effondrement des folies stalinienne et maoïste a sérieusement ébranlé cette illusion.

Plus grave, le politique et avec lui la volonté qu’il représente dans le champ social, montrent chaque jour leur incapacité à dépasser les injonctions de l’économie. Chacun a beau se démener individuellement et collectivement l’économie semble en mesure de dicter sa loi. Le système de production et de répartition des richesses semble s’être entièrement autonomisé et fonctionner par lui-même. De ce point de vue l’activisme de notre ancien président de la république au moment de la crise de 2008 et le peu de résultats concrets qui en ont découlés sont révélateurs de cette situation.

Que reste-t-il donc à la volonté ? Le monde y résiste, l’organisation socio-économique y résiste. Il reste l’homme lui-même ! En soumettant l’homme aux errements les plus fous de la volonté nos contemporains cherchent inconsciemment une sorte de revanche ! En effet, dans l’homme est résumée toute la création : être naturel, être social au plus haut point ; le soumettre à la volonté c’est vaincre de nouveau le monde.

Qu’est-ce que la contraception ? C’est victoire de la chimie sur la nature. Qu’est-ce que l’avortement ? La victoire de la chirurgie sur la nature. Le transsexuel est pour sa part une combinaison abracadabrantesque des deux ! Le mariage des duos homosexuels permet ainsi de décréter que le politique peut changer la société et aussi se soumettre la nature dans la mesure où le mariage est à la foi une institution naturelle et sociale.

Mais pour sa part l’économie résiste ! La récente et tragi-comique histoire de la nationalisation de Mital l’a montré avec une clarté aveuglante. Ainsi nous voici devant une hiérarchie bien établie : tout en haut, inatteignable dans son immanence, l’économie dont les règles sont infrangibles. Très loin dessous le politique qui peut à loisir changer les règles sociales les mieux reconnues grâce aux techniques de la manipulation des masses, qui peut également compter pour rien les réalités naturelles de l’homme décrétant qu’elles sont entièrement soumises aux constructions sociales et à la culture.

Tout en haut l’économie, tout en bas la nature ; on comprend ainsi pourquoi ayant à choisir entre « du travail pour tous » et « le mariage pour tous », notre président a prudemment retenu la deuxième option !

Nous pouvons toutefois être confiants, la réalité rattrapera l’Occident. La réalité rattrape déjà l’occident. Incapacité à gagner les guerres malgré la débauche de moyens techniques, naufrage démographique, anomie sociale, ce sont les signes avant-coureurs du bout de l’impasse dans laquelle nos sociétés se sont engagées avec désinvolture ignorant les trésors de sagesses que l’enseignement de l’Eglise avait pourtant mis à leur disposition. La vraie nature de la volonté se révèle dans la recherche du bien et non dans l’affirmation de sa propre puissance.











 
Contacts | Mentions légales | Plan du site | Contributeurs | Espace privé | RSS | cef.fr | messesinfo.cef.fr | rcf.fr | webTvCn.eu | domaine-castille.fr | bonnenouvelle.fr

Conception et développement : bonnenouvelle.fr

http://www.diocese-frejus-toulon.com/Le-mariage-pour-tous-comme-signe.html