"Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire".
Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens
Publié le mercredi 12 janvier 2011

Discours du pape Benoît XVI aux membres du corps diplomatique accrédités près le Saint-Siège, le 10 janvier dernier :
Le mystère du Fils de Dieu qui devient fils d’homme dépasse toute attente humaine :
« Dans sa gratuité absolue, cet événement de salut est la réponse authentique et complète au désir profond du cœur. La vérité, le bien, le bonheur, la vie en plénitude que chaque homme recherche consciemment ou inconsciemment lui sont donnés par Dieu. En aspirant à ces bienfaits, toute personne est à la recherche de son Créateur, parce que ‘seul Dieu répond à la soif qui est dans le cœur de tout homme’ [1] ».
Toute l’humanité est en recherche de Dieu ; à défaut, il se crée des déséquilibres et conflits :
« L’humanité, dans toute son histoire, à travers ses croyances et ses rites, montre une incessante recherche de Dieu et « ces formes d’expression sont tellement universelles que l’on peut appeler l’homme un être religieux » [2] La dimension religieuse est une caractéristique indéniable et incoercible de l’être et de l’agir de l’homme, la mesure de la réalisation de son destin et de la construction de la communauté à laquelle il appartient. Par conséquent, quand l’individu lui-même ou ceux qui l’entourent négligent ou nient cet aspect fondamental, se créent des déséquilibres et des conflits à tous les niveaux, aussi bien au plan personnel qu’au plan interpersonnel ».
La liberté religieuse est une voie fondamentale pour la construction de la paix :
« C’est dans cette vérité première et fondamentale que se trouve la raison pour laquelle j’ai indiqué la liberté religieuse comme la voie fondamentale pour la construction de la paix, dans le Message pour la célébration de la Journée Mondiale de la Paix de cette année. La paix, de fait, se construit et se conserve seulement quand l’homme peut librement chercher et servir Dieu dans son cœur, dans sa vie et dans ses relations avec les autres ».
La liberté religieuse, le premier des droit de l’homme, est lésé ou nié :
« Ce droit de l’homme qui est en réalité le premier des droits, parce que, historiquement, il a été affirmé en premier, et que, d’autre part, il a comme objet la dimension constitutive de l’homme, c’est à dire sa relation avec son Créateur, n’est-il pas trop souvent mis en discussion ou violé ? Il me semble que la société, ses responsables et l’opinion publique se rendent compte aujourd’hui davantage, même si ce n’est pas toujours de façon exacte, de cette grave blessure portée contre la dignité et la liberté de l’ "homo religiosus" , sur laquelle j’ai tenu, à de nombreuses reprises [3], à attirer l’attention de tous ».
Voir aussi Le pape Benoît XVI et son tour d’horizon du monde : réalisme et lucidité (2) ; Le pape Benoît XVI et son tour d’horizon du monde : réalisme et lucidité (3) et Le pape Benoît XVI et son tour d’horizon du monde : réalisme et lucidité (4).
[1] Cf. Exhortation apostolique post-synodale "Verbum Domini", n. 23.
[2] Cf. Catéchisme de l’Eglise catholique, n. 28.
[3] A Malte ; au Portugal ; à Chypre ; au Royaume-Uni ; en Espagne ; lors de l’Assemblée spéciale du Synode des Evêques pour le Moyen-Orient.