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"Que Dieu lui-même achève en vous
ce qu’il a commencé"

(Rituel de l’ordination)

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Monsieur Vincent, apôtre de la charité

  Publié le jeudi 1er septembre 2016 , par Evelyne Barbieri

Septembre 2016 : Bonne rentrée à tous !!






Les vacances d’été sont finies !! La reprise ne sera pas facile mais petit à petit et avec un peu d’effort tout se mettra en place. Débuter une nouvelle année scolaire avec le désir de nouveaux projets matériels et spirituels, personnels et familiaux, doivent nous donner un élan de volonté pour regarder l’avenir avec confiance.

Nous ! Communauté de la Paroisse Saint Vincent de Paul, dont la charge spirituelle est confiée aux Missionnaires du Christ-Maître, nous débutons cette année avec une "nouvelle équipe missionnaire".
Je suis heureux et honoré d’être votre curé et je souhaite continuer et renouveler la mission pastorale que nous avons développée tout au long de ces années et je compte sur la la disponibilité de chacun d’entre vous pour une meilleure participation aux projets que le Seigneur veut nous donner, avec notre faible humanité, comme c’est le cas de notre saint patron, Saint Vincent de Paul (1581-1660).

Un humble prêtre-paysan, qui a su se mobiliser au service des pauvres, qui a profondément marqué de son empreinte la France du XVIIème siècle. Sa vie est toute donnée au service de la charité et du salut des âmes des pauvres. Et son œuvre ne cesse de s’étendre aujourd’hui encore. Son charisme est toujours d’actualité, car il est ancré dans les Evangiles. Au XXIème siècle, ceux qui souffrent, "ces plus petits", dans lesquels on peut voir le visage du Christ, restent nombreux.

Pourtant, répétera-t-il souvent à la fin de sa vie, dans ses entretiens aux prêtres de la Mission comme aux Filles de la Charité : "Je n’y avais jamais pensé". En fait, si Monsieur Vincent a pu faire tant de choses, c’est parce qu’il n’a fait que les œuvres de Dieu. Jamais il n’a fait de plan pour fonder ceci ou cela. Au début, il cherchait une "honnête retirade".
Quelques mésaventures et la direction du cardinal de Bérulle font de lui un prêtre régulier et zélé, attentif aux pauvres. Face aux désordres qu’il rencontre, il s’efforce simplement de trouver une solution adaptée.
C’est ainsi, me semble-t-il, qu’on peut pointer deux événements, où St Vincent va discerner deux appels de Dieu. En janvier 1617 un paysan moribond se confesse et se libère ainsi de ses fautes. Vincent découvre la misère spirituelle des paysans et prêche sur la confession générale. Puis en juillet dans sa paroisse, il decouvre la misère corporelle des pauvres. Ses événements et sa réponse vont être la source de toute son œuvre au service des pauvres.

Sa vocation de champion de la charité est pour les oubliés de la société : malades, galériens, réfugiés, illettrés, enfants trouvés.
Il fonde successivement les Confréries de Charité, la Congrégation de la Mission (Lazaristes) et avec Sainte Louise de Marillac, la Compagnie des Filles de la Charité.
Plus que l’importance de ses fondations, c’est son humilité, sa douceur qui frappent désormais ses contemporains. Il a été canonisé en 1737.

Saint-Vincent de Paul est le patron des organisations charitables et de toutes les personnes qui y travaillent, des professionnels du secteur de la santé et des prisonniers.

Que ce Saint Patron donne à chacun de nous le désir de devenir des saints afin que dans chaque projet lancé pour cette nouvelle année scolaire, nous trouvions la joie de participer à la construction du Royaume de Dieu, et que, malgré nos doutes et nos incompréhensions, nous puissions affirmer notre confiance en Jésus, à l’exemple de Saint Vincent de Paul.


Alors BIENVENUE et Bonne Rentrée à tous !!


Père Alexander GIRON, mcm


(août 2016)



Chers paroissiens !!



« Qu’est-ce donc qu’Apollos, et qu’est-ce que Paul ? Des serviteurs, par le moyen desquels vous avez cru, selon que le Seigneur l’a donné à chacun. J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître, en sorte que ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître. Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail. Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu »
(1 Corinthiens 3,5-7)

Je tiens à vous faire part de mon sentiment de gratitude, quant à la mission que le Seigneur nous a permis de développer ensemble et que vous m’avez permis d’accomplir.

J’ai particulièrement apprécié la sensibilité, la diligence et la conscience missionnaire avec laquelle vous avez participé à ce projet d’évangélisation, comme communauté paroissiale ; chacun a apporté un élan dans la construction de cet édifice humain qui s’appelle Communauté Chrétienne.
Les liens d’affection que le Seigneur nous a permis de créer, vont continuer à se fortifier par ce moyen précieux qui caractérise les chrétiens : la prière.

C’est la prière qui va nous permettre de nous unir les uns aux les autres afin de nous garder toujours fidèles dans la démarche de nos réalités quotidiennes.

Vous avez su également, au début de la mission, humainement et grâce à votre compréhension, traverser la difficulté de l’apprentissage d’une nouvelle langue pour celui qui vous avait été désigné comme votre pasteur ; cela m’a permis de découvrir l’humilité et le désir d’une communauté paroissiale, qui, avec patience et respect, était prête à suivre le Christ, ce que moi-même, j’ai pu constater par vos réponses généreuses à mes appels en tant que curé.

En ce qui concerne votre participation pour faire croître la communauté paroissiale, vous avez été toujours présents, en vous adaptant docilement à ce qui vous était demandé pour le bien de l’Église universelle et bien évidement pour le bien de notre chère communauté paroissiale de Saint Vincent de Paul.
Tout cela nous a permis de créer une unité familiale et amicale que je continuerai à soutenir toujours dans mes prières afin que vous puissiez ensemble témoigner, à tout moment et en toute occasion, de la tendresse et de l’Amour de Dieu au milieu de votre quotidien.

Je tenais pour cela à vous exprimer ma très sincère gratitude. J’espère que de votre côté vous avez pris conscience de ce qui concerne notre tâche de baptisés et que vous aurez le plaisir de l’exécuter.

Je sais maintenant en toute confiance, que je peux compter sur votre soutien à notre communauté des Missionnaires du Christ-Maître qui vont continuer à accompagner spirituellement cette belle communauté paroissiale. Et soyez assurés qu’elle ne sera jamais effacée de mes pensées, ayant été la première paroisse que le Seigneur dans son immense bonté m’a confiée.

Je vous réitère donc tous mes remerciements pour la contribution humaine que vous avez apportée à mon ministère de prêtre et je vous confie à la Vierge Marie qui nous a guidés cours de ces années, et qui nous accompagnera toujours, afin qu’Elle continue à bénir chacune de vos familles pour la plus grande gloire de Dieu.



Père Juan Alejandro Rodriguez, mcm.


(juillet 2016)




Journées Mondiales de la Jeunesse

Les JMJ sont nées à l’instigation du pape Jean-Paul II, lors de l’année sainte proclamée en 1983-84 sur le thème de la Rédemption  : environ 250 000 jeunes venus de nombreux pays participent à un "Jubilé international des jeunes" le jour de la fête des Rameaux.
L’année suivante ayant été proclamée année internationale de la jeunesse par l’ONU, le pape renouvelle son invitation et réunit à nouveau environ 300 000 jeunes à Rome pour la fête des Rameaux.
Les journées mondiales de la jeunesse sont alors instituées pour pérenniser le succès de ces premières rencontres.

Elles commencent généralement par une messe d’ouverture présidée par l’évêque local, suivie d’un concert.
Les matins sont ponctués par de la catéchèse et festivals (concerts, expositions, pèlerinages, et un chemin de croix est effectué le vendredi, quelquefois sous forme de théâtre (comme cela fut le cas à Toronto et à Sydney).
Le samedi, tous les pèlerins du monde marchent pour rejoindre le lieu de rassemblement final, qui comporte une veillée de prière, une nuit à la belle étoile, les laudes et la messe finale célébrée par le pape.

En 1987 c’est la première rencontre internationale hors d’Italie, à Buenos Aires (Argentine). A partir de l’édition suivante, en 1989 à Saint-Jacques-de-Compostelle, les rencontres incluent trois jours de catéchèse avant la célébration finale.
L’édition 1997 des JMJ a apporté une évolution significative : les jeunes sont appelés à passer une semaine dans les différents diocèses du pays puis à un "festival de la jeunesse" de trois jours juste avant le rassemblement final.

Après la disparition de Jean-Paul II, plusieurs commentateurs doutaient que son successeur puisse maintenir ce type de rencontres.

Pourtant Benoît XVI avait participé aux JMJ de Cologne en 2005, puis établi de nouveaux rendez-vous en 2008, 2011, 2013. Il a introduit ses propres innovations : Adoration Eucharistique depuis 2005, et depuis 2011, la confession sacramentelle de quelques jeunes par le pape en personne.

Et dans cette année Jubilaire de la miséricorde, c’est le pape François qui continue ce rassemblement qui a lieu à Cracovie, dans le sanctuaire Notre-Dame de Czestochowa.

Ainsi le Diocèse Fréjus-Toulon part avec 1200 personnes, dont 11 personnes de notre Paroisse qui ont la joie de participer.
Mais nous sommes tous envoyés, en compagnie des reliques de Marie-Madeleine, l’apôtre de la miséricorde dont la fête sera instaurée par le Pape. Elle sera un exemple pour l’Eglise universelle, dans le cadre de trois sujets : une réflexion plus approfondie sur la dignité de la femme, la nouvelle évangélisation et la grandeur du mystère de la miséricorde divine.

Vous pouvez nous suivre par la prière, car les jeunes vont aux JMJ pour montrer au monde la joie de croire et d’autres personnes pour suivre un pèlerinage dont le but est de rencontrer le Christ ressuscité.

De plus, vous pourrez suivre les JMJ sur internet : chaque jour à 9h sera postée une vidéo-résumé de la journée sur le site : jmjtoulon.com et ablocjmj.fr
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Bonnes vacances !!



Père Alexander GIRON, mcm - Vicaire


(juin 2016)

Cœur Sacré de Jésus !!! j’ai confiance en Vous.

Le Sacré-Cœur est une dévotion au Cœur de Jésus-Christ, en tant que symbole de l’amour divin par lequel le fils de Dieu a pris la nature humaine et a donné sa vie pour les hommes.

Cette dévotion est particulièrement présente au sein de l’Eglise catholique romaine mais aussi, et à moindre proportion, dans l’Eglise anglicane et dans certaines Eglises luthériennes.

Elle met l’accent sur les concepts d’amour et d’adoration voués au Christ. La solennité du Sacré-Cœur a été instituée par le pape Clément XIII en 1765 et étendue à toute l’Eglise catholique romaine par le pape Pie IX en 1856.

Ainsi, et depuis 1856 la solennité du Sacré-Cœur est célébrée 19 jours après le dimanche de Pentecôte.

Cette dévotion s’étend à partir du XVIIe siècle, grâce à une religieuse visitandine catholique du couvent de Paray-le-Monial en Bourgogne : Sainte Marguerite-Marie Alacoque, qui a affirmé l’avoir reçue du Christ lui-même lors de différentes apparitions entre 1673 et 1675.

Au XIXe siècle, une autre religieuse catholique, la Mère Supérieure du couvent de la Congrégation du Bon Pasteur de Porto, au Portugal, Sœur Marie du Divin Cœur, née comtesse Droste zu Vischering, a demandé, au nom du Christ lui-même, au pape Léon XIII qu’il consacre le monde entier au Sacré-Cœur de Jésus (encyclique Annum Sacrum en 1899).

La tradition catholique a toujours associé le Sacré-Cœur avec les Actes de Réparation dédiés au Christ. Dans son encyclique Miserentissimus Redemptor, Pie XI a indiqué : "l’esprit d’expiation ou de réparation a toujours tenu le premier et principal rôle dans le culte rendu au Sacré-Cœur de Jésus".

Le Sacré-Cœur est souvent représenté, dans l’art chrétien, sous la forme d’un cœur enflammé brillant d’une lumière divine, saignant car ayant été percé par la lance du soldat romain Longinus, entouré d’une couronne d’épines et surmonté d’une petite croix. Parfois, le cœur est centré sur le corps du Christ, qui dirige ses mains transpercées vers lui, comme s’il allait l’offrir à la personne qui se tient devant lui. Les blessures et la couronne d’épines font allusion aux conditions de la mort de Jésus-Christ, alors que le feu symbolise le pouvoir transformateur de l’amour.
Sainte Marguerite-Marie Alacoque propage le culte du Sacré Cœur avec une image figurant un coeur entouré de rayons d’or et de flammes de feu, comportant au centre le mot "charitas", c’est-à-dire charité. C’est l’image du Verbe fait chair, seconde personne de la Trinité, Dieu-Amour, incarné dans un cœur humain.

La célébration de cette solennité, nous rappelle que Dieu en Jésus Christ a conclu avec l’humanité, la nouvelle et éternelle Alliance. Lorsque notre vie est secouée par les épreuves, le cœur de Jésus est toujours notre espérance, pour nous aider à sortir des ravages provoqués par toute sorte de crises. Il est donc nécessaire que chaque communauté sociale, à son propre niveau (local, régional, national), choisisse de nouveau Jésus Christ comme son Roi et se consacre à Lui.

"Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous soulagerais" (Mt 11, 28). Il n’existe d’autre véritable centre pour une communauté que Jésus-Christ et son Divin Cœur, car Jésus Lui-même a dit : "quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi". (Jn 12, 32).
"ô Dieu de mon cœur et Cœur de mon Dieu", disait Sainte Marie Alacoque.

Que chacun de nous se confie au Coeur de Jésus, car Il est Riche pour tous ceux qui l’invoquent.



Père Alexander GIRON, mcm - Vicaire


(mai 2016)

Vive Mai fleuri et joyeux !

Le mois de Mai est dédié à Marie et donc la fête des Mères.
Mais c’est aussi l’Ascension, l’élévation au ciel de Jésus-Christ après sa résurrection et la fin de sa présence physique sur Terre.
Il y a également la fête du travail, le 1er mai, avec le muguet "porte bonheur", et la journée de solidarité pour les personnes âgées.
Et avec la fête de la Pentecôte, nous célébrons la fondation de l’Eglise.

Les Actes des Apôtres racontent comment les disciples, encore tout émus de la mort de Jésus et de ses diverses apparitions, étaient réunis ensemble dans un lieu appelé Cénacle. Après avoir entendu un bruit étonnant, ils virent apparaître des langues de feu qui se posèrent sur chacun d’eux. Emplis de l’Esprit-Saint, comprenant les mystères de Dieu, ils se mettent à parler dans toutes les langues, et se sentent soudain investis d’une nouvelle mission : répandre la Bonne Nouvelle de la résurrection de Jésus.

La Pentecôte, qui inaugure ainsi le temps de l’Eglise, constitue sa "date" de naissance. Pour nous, les chrétiens, c’est la découverte incroyable d’une force nouvelle, celle de l’Esprit de Dieu, donnée en surabondance au baptême, et donc le début de l’évangélisation.

La célébration de cette fête dont l’Esprit nous impulse à fortifier, consoler et inspirer notre foi, vient aussi pour conforter et accompagner notre désir d’une foi vivante qui doit se transmettre avec joie au milieu de nos frères et soeurs.

Pour nous ouvrir à l’action de l’Esprit de Pentecôte, le Secours Catholique, qui s’appuie sur la doctrine sociale de l’Eglise pour venir en aide aux plus démunis "sans distinction de race, de religion ou de nationalité", dans le respect de la Charité chrétienne, nous invite à célébrer son 70ème anniversaire et à nous unir aux "Marches fraternelles" partout en France, qui permettent de témoigner ensemble - personnes vivant la pauvreté, bénévoles, acteurs de solidarité, institutionnels - de son projet "ensemble, pour un monde juste et fraternel".

Monseigneur Dominique REY va se joindre à la marche fraternelle des Arcs le 19 mai de 9h à 11h. Tout au long de cet itinéraire "En marche, ensemble ! Pas à pas mais pas sans toi".
C’est dans un lien de communion avec l’église diocésaine que le Secours Catholique rendra grâce pour ses 70 années lors de la célébration eucharistique du pèlerinage marial du partage le 8 mai à 10h30 à Cotignac.

Alors ! Nous comme Paroisse nous allons nous joindre à ces marches, déclinant ainsi une œuvre de Miséricorde en cette année Jubilaire. Si vous ne pouvez pas venir, vous participerez en vous unissant par la prière.
Naturellement des outils de communication du Secours Catholique seront mis à votre disposition pour vous informer et vivre la Pentecôte ensemble pour un monde fraternel.

Bon et beau mois de mai à tous !



Père Alexander GIRON, mcm - Vicaire


(avril 2016)_

La Divine Miséricorde

La miséricorde est une bonté qui incite à l’indulgence et au pardon envers une personne coupable d’une faute et qui s’en repent.

Dans la théologie, la miséricorde divine est la bonté de Dieu, qui lui fait pardonner les fautes des hommes en les rétablissant dans leur dignité, pour qu’ils puissent se relever et que puisse s’accomplir en eux le dessein d’amour de Dieu qui les a créés pour le bonheur.
Mais les hommes sont invités à pratiquer la miséricorde, car, créés par Dieu, leur cœur est à l’image du cœur de Dieu. Ils ont cependant besoin de recevoir la miséricorde pour devenir capable d’être miséricordieux, selon leur vocation profonde.

« Nous avons toujours besoin de contempler le mystère de la miséricorde. Elle est source de joie, de sérénité et de paix. Elle est la condition de notre salut. Miséricorde est le mot qui révèle le mystère de la Sainte Trinité. La miséricorde, c’est l’acte ultime et suprême par lequel Dieu vient à notre rencontre. La miséricorde, c’est la loi fondamentale qui habite le cœur de chacun lorsqu’il jette un regard sincère sur le frère qu’il rencontre sur le chemin de la vie. La miséricorde, c’est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour qu’il ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours malgré les limites de notre péché. » (Misericordiae Vultus N°2)

Au XVIIe siècle, le culte du Sacré-Cœur accompagne la dévotion à la Miséricorde Divine issue du Cœur de Dieu. Au XXe siècle, les apparitions du Christ miséricordieux de sainte Faustine Kowalska répandent l’esprit évangélique de la miséricorde divine comme plus grand attribut de Dieu dans les consciences catholiques après des siècles marqués par le jansénisme.
Jésus lui donna le message pour l’humanité, avant la fin du monde. Les humains doivent se confier à la bonté de Dieu et avoir de la miséricorde les uns envers les autres. Ainsi, ils recevront le pardon des péchés et des peines.
A la suite de cela, saint Jean-Paul II a institué le dimanche de la Divine Miséricorde le 30 avril 2000, et qui est célébré chaque année le dimanche qui suit le dimanche de Pâques.
Jean-Paul II mourut lors des vêpres de la Divine Miséricorde et, en l’honneur de sa dévotion à la miséricorde, sa béatification eut lieu le 1er mai 2011 et sa canonisation le 27 avril 2014, dimanches de la Divine Miséricorde.

Mais n’oublions pas que dans cette année de la Divine Miséricorde, nous sommes aussi invités à passer la porte sainte : « Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé » (Jean 10,9).

Donc tout croyant a la responsabilité d’en franchir le seuil, mais cela suppose une décision qui implique la liberté de choisir et, en même temps, le courage d’abandonner et laisser derrière soi, ce qui nous détourne de l’amour miséricordieux de Dieu, et envers nos frères passer par cette porte signifie professer que Jésus-Christ est le Seigneur, en raffermissant notre foi en lui, pour vivre la vie nouvelle qu’il nous a donnée.

Que l’Esprit-Saint guide les pas des croyants pour coopérer à l’oeuvre du salut apporté par le Christ, qu’il donne la possibilité de la contemplation et de la prière envers le Seigneur Miséricordieux, qui passera pendant cette année dans les maisons de la grande famille de notre Paroisse, et qu’il nous aide à ouvrir les portes de nos cœurs au Christ.

Bonne fête à Tous !



Père Alexander GIRON, mcm - Vicaire


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(mars 2016)


Christ est Ressuscité ! Alléluia !

Bien que l’Ancien Testament fasse déjà allusion à des résurrections :
Résurrection du fils de la veuve par Élie (1Rois 17,17-24)
Résurrection du fils de la Shunamite par Élisée (2Rois 4,18-37)
Résurrection d’un Hébreu par les ossements d’Élisée (2 Rois 13,21).

C’est dans le Nouveau Testament que l’on trouve un traitement de la question de la résurrection en tant qu’objet propre de foi.

La résurrection, ou relèvement, implique d’une part la mort physique et Saint Paul affirme que «  les corps des vivants et des morts seront transformés, donc immortels  » (1Corinthiens 15,50- 56) mais pas seulement.

Car, la réalité de la résurrection peut être comprise aussi de diverses manières : « retour à la vie physique » aussi comme un « prodige » (à distinguer du miracle), ou en tant que «  symbole de l’œuvre de foi  » (point précisément évoqué par Jésus-Christ dans l’Evangile de Jean (3,3-12, et 10,10) et particulièrement développé par Saint Paul (2Corinthiens 5,17).

Dans le Nouveau Testament la résurrection est évoquée ainsi :
La Résurrection des saints à la mort de Jésus (Matthieu 27,52-53)
Résurrection de la fille de Jaïre par Jésus (Marc 5,22-43)
Résurrection du fils de la veuve par Jésus (Luc 7,11-17)
Résurrection de Lazare par Jésus (Jean 11,1-43)

Dans les Actes des Apôtres :
Résurrection de Tabitha par Pierre (Actes 9,36-42)
Résurrection d’Eutyque par Paul (Actes 20,7-12)

Mais la Résurrection de Jésus diffère toutefois de ces autres instances de "résurrection" puisque pour nous les chrétiens, celle du Christ n’est pas un simple retour à la vie terrestre (réanimation à une vie mortelle) mais le passage à la Vie Nouvelle en Dieu.
Selon l’apôtre Paul, ceux qui ressusciteront à la suite de Jésus Christ (ou « en Jésus Christ ») renaîtront à la vie éternelle avec un « corps spirituel différent du corps mortel » (1Corinthiens15,35-4).

« La résurrection de Jésus crucifié est l’acte décisif qui non seulement a révélé Dieu en trois personnes de façon définitive et insurpassable, mais a aussi inauguré la fin de l’histoire et la plénitude du Salut. La résurrection ne doit pas être confondue avec la simple réanimation physique comme le propose le texte biblique de la fille de Jaïre (2Marc 7).
Elle doit être comprise comme une anticipation de la résurrection générale et glorieuse, telle que la littérature apocalyptique l’attend à la fin de l’histoire ». (Concile Vatican II Constitution Dei Verbum 4).

Christ est Ressuscité.!. Il est vraiment ressuscité !

«  Va auprès de mes frères, dis-leur que je suis Ressuscité !  »



Joyeuses Pâques !



Père Alexander GIRON, mcm - Vicaire


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(février 2016)



Mercredi des Cendres : tournons notre regard pour accueillir la Miséricorde de Dieu !!!

Avec l’imposition des cendres, nous commençons le temps de carême dans notre Eglise catholique ; cette expression chrétienne de pénitence est le début d’un chemin de conversion qui nous amène tous les chrétiens à se reconnaitre pécheurs et nécessiteux de la miséricorde de Dieu.

Le carême, comme chaque année, est une période de prière, de jeûne et de partage, qui nous prépare à rentrer sur le chemin de conversion ; en fait, c’est un chemin qui nous permet, comme le fils prodigue de revenir vers notre Père.

L’imposition des cendres symbolise l’idée que, du fait de sa fragilité, l’être humain à besoin de se souvenir de quoi il est constitué, comme nous le rappelle la Sainte Ecriture : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. » C’est cette conscience de la fragilité humaine qui nous amène à reconnaître le grand besoin de faire appel à Celui qui est Amour et Miséricorde.

Au milieu de sa fragilité et de ses intérêts éphémères, l’homme s’oppose à Dieu et lui tourne le dos ; mais, dans cet itinéraire d’éloignement, il existe toujours la possibilité d’un retour aux origines.

Ce temps de carême nous propose trois moyens : la prière, le jeûne et l’aumône  ; trois moyens grâce auxquels nous pouvons avancer avec une âme purifiée pour préparer ce retour.

En premier lieu, la prière  : c’est un moyen de nous mettre à l’écoute de la Parole de Dieu ; nous sommes invités à vivre de façon toujours plus radicale notre union au Christ et notre rencontre avec Dieu, nous sommes invités à rentrer dans l’intimité du silence pour écouter la voix du Seigneur, apaiser nos esprits et nous laisser transformer sans cesse.

Le jeûne tient une place de choix dans la spiritualité chrétienne, non pas pour nous faire perdre du poids, mais pour nous libérer de l’instinct de posséder et d’accumuler inutilement ; le jeûne nous invite à la solidarité et au partage avec l’affamé, et à aider ceux qui sont dans la misère.

L’aumône, est une façon d’imiter la générosité de Dieu, particulièrement envers les plus démunis. Comme le dit Saint Matthieu dans son évangile, nous serons jugés sur le partage de nos biens, de notre temps, de nos talents : « J’avais faim, vous m’avez donné à manger, j’étais nu, vous m’avez vêtu, j’étais malade, vous êtes venus me visiter. » (Matthieu ch. 25) Dans cet esprit d’aumône, nous pouvons donner non seulement de l’argent, mais aussi ce que nous avons de plus précieux : l’amour, la compassion, la compréhension et le pardon.

Comme communauté chrétienne, profitons ensemble de cette période de carême comme d’un temps idéal pour alimenter notre foi à la source de ce que nous propose notre Eglise.
En cette année de la Miséricorde, que ce temps de préparation à la fête de Pâques nous rappelle que nous sommes « créés à l’image de Dieu », et que nous devons devenir une offrande agréable pour Celui qui nous a créés par amour et qui nous invite non seulement à vivre de pain, mais de toute parole qui sort de sa bouche.

Amen.



Père Alejandro Rodriguez, mcm







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(janvier 2016)

La manifestation du Christ dans le monde.

"Epiphanie" est un mot d’origine grecque, Eπιφάνεια (Epiphaneia) qui signifie "manifestation, apparition, révélation", du verbe φαίνω (phaïnò), donc manifester, apparaître, être révélé, être évident.

Mais l’utilisation du terme Epiphanie est antérieure au christianisme, car les "Epiphanes" sont, dans la culture grecque, les divinités qui apparaissent aux hommes, comme Zeus, Athéna, Hermès, Héra, entre autres.

Ainsi l’Epiphanie devient pour nous, une grande et unique fête chrétienne de "la manifestation du Christ dans le monde".
Manifestation exprimée d’abord, par la venue des mages, ensuite par différents épisodes : la Nativité, la voix du Père et la présence d’une colombe lors du baptême dans le Jourdain, le miracle de Cana, etc. Cette fête s’appelle aussi "Théophanie", qui signifie également la "manifestation de Dieu".

Les pères de l’Eglise, comme Jean Chrysostome, ont fixé des traditions pour commémorer le même jour, trois événements lors de la fête de la théophanie : l’adoration des mages, le baptême dans le Jourdain, et les noces de Cana.
Dès le moyen-âge, la liturgie chrétienne a rassemblé ces trois événements, mais la piété et l’art chrétiens ont privilégié l’adoration des mages qui viennent rendre hommage au Fils de Dieu.

L’Epiphanie est rapportée par l’évangile de Matthieu (2,1-12) et la tradition : c’est-à-dire la révélation continue de l’Evangile du Christ à son Eglise par le Saint-Esprit. Cette manifestation publique du fils de Dieu incarné ; par laquelle Jésus apparait au monde, non pas comme dans la mythologie grecque à partir d’une création extérieure à l’humanité, mais comme un vrai enfant engendré, né de la Vierge Marie, en un temps et dans une culture historique, dans la lignée de David. (Mt 1,1-17) / (Lc 3,23-38).

Le Messie, après avoir rencontré les proches et les petits (en commençant par les bergers, Lc 2,8-20), rencontre le monde dans toute sa diversité, telle qu’elle est symbolisée par les mages, que l’on dit être rois ou savants, de toutes origines venus de pays lointains, pour réaffirmer la dimension universelle du message évangélique.

Lors de cette célébration, et depuis le XIV siècle, on mange la galette des Rois. C’est l’occasion d’offrir les meilleurs vœux de santé et de bonheur à nos proches et à chacun de nos convives.

Mais, pour que 2016 devienne une année sainte et pleine de réussite, je vous invite à adresser vos vœux vers le Seigneur pour que nous puissions nourrir et approfondir notre vie chrétienne. En commençant par la prière, comme un art que l’on apprend humblement "des lèvres mêmes du divin Maître", presque en implorant, comme les premiers disciples : "Seigneur, apprends-nous à prier" (Lc 11, 1). Car dans la prière se développe ce dialogue avec le Christ qui fait de nous ses intimes.

Que Gaspard, Melchior et Balthazar, noms dont les initiales reprennent celles de la bénédiction : "Christus Mansionem Benedicat", "que le Christ bénisse ta demeure", nous aident à annoncer la Bonne Nouvelle tout au long de cette année, nous donnent le courage de surmonter les épreuves, et pour continuer à "demeurer en Lui, comme lui demeure en nous" (Jn 15, 4).

Bonne et Sainte Année à tous !!!

Amen.



Père Alexander GIRON, mcm - Vicaire


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Paroisse Saint-Vincent de Paul

Picto adresse postale 11 boulevard Commandant Nicolas - quartier Montéty - 83000 Toulon
04 94 89 55 45
06 42 29 29 57

voir le nouvel agenda : http://agenda.frejustoulon.fr/stvin...


paroissemontety@orange.fr


Autre lieu de culte, le dimanche à 9h30
Chapelle de la Transfiguration, 182 rue Francis Garnier (Val Fleuri), Toulon


- Vous souhaitez faire un don à la paroisse _

 



 

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